ABAISSEMENT DE LA TENSION PSYCHOLOGIQUE
tologiques proprement dites, les interprétations physiologiques ne sont que des traductions des notions psychologiques en un autre langage. Il est bien vraisemblable que celte tension psychologique correspond à une certaine tension physiologique et physique qui existe dans le système nerveux central. On connaît bien des lorces physiques présentant des degrés de tension du même genre et déterminant des phénomènes différents suivant leur degré de tension. Quand il s’agit du courant électrique on sait très bien que certains phénomènes ne sont possibles que grâce à une certaine tension du courant. Une lampe donnée ne s’allumera que si le courant a 1 1 5 volts; cela ne veut pas dire qu’un courant de 90 volts soit un courant nul. Ce courant inférieur peut être capable de produire d’autres phénomènes, de porter au rouge un fd de platine, de faire marcher un moteur, etc. ; mais il ne peut pas allumer la lampe précédente. La chaleur présente des degrés de tension différents suivant la température à laquelle elle s’élève :à 33o° elle détermine la fusion du plomb, à 1775" celle du platine. 11 doit se passer quelque chose d’absolument semblable au point de vue des courants nerveux.
Malheureusement nous ne savons guère aujourd’hui de quoi dépend cette tension du cerveau. S’agit-il d’une certaine vitesse de vibrations encore inconnues? Y a-t-il un organe spécial chargé des phénomènes de haute tension, tandis que d’autres régions se bornent à l’exécution des phénomènes de basse tension? Est-ce tout le cerveau qui change de tension suivant les cas? D’où provient la régulation de celte tension ? Dépend-elle uniquement du cerveau lui-même, ou est-elle influencée par d’autres organes, par le fonctionnement de certaines glandes à sécrétion interne? il faut sur tous ces points avouer notre ignorance. Tout ce que nous pouvons conclure, c’est cpic les modifications de la tension du cerveau vont avoir une importance psychologique énorme s il est vrai que, comme nous avons été amenés à le supposer dans cette première hypothèse, des catégories de phénomènes psychologiques absolument différents correspondent à différentes tensions.