‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 251 sur 352 · Tissié-, Revue scientifique, i8g0, II, p · texte numérisé non relu

Tissié-, Revue scientifique, i8g0, II, p

mis

THÉORIES l'ATHOGÉMQUKS

positifs, des opérations qui restent possibles, lesquelles peuvent très bien être exagérées par la suppression des premières*.

M. E. Wright, en étudiant l’élément, physiologique de l'émotion exagérée, dit que ces réflexes viscéraux sont secondaires, et son* une simple dérivation des forces cérébrales mal employées.

Ilack-Tuke indique une remarque du même genre à propos des rêveries. Si, dit-il, on est occupé à un travail monotone et facile, menuiserie ou jardinage, qui ne demande que peu d attention et de travail mental, et si cependant par inexpérience on fait à ce moment un grand effort d’attention, il en résulte une excitation de l’attention et une alimentation insuffisante. Cette situation amène régulièrement une foule de rêveries qui se reproduisent indéfinimenti. 2.

Enfin M. Freud semble faire un emploi très intéressant de cette notion pour expliquer les phénomènes de l’angoisse. D après lui l’angoisse aurait toujours pour origine des phénomènes d’excitation génitale. Cette excitation devrait normalement se dépenser dans l’exécution de l’acte spécifique, si par abstinence, par suite du coït imparfait, ou pour d’autres causes cette excitation n’arrive pas à son terme elle s’écoule en suivant d autres voies et donne lieu à des réactions viscérales pathologiques qui déterminent l’angoisse.

Je pense depuis longtemps qu il est nécessaire de comprendre d’une manière plus large le rôle de ces phénomènes de dérivation dans la pathologie mentale.

D’abord la dérivation ne donne pas uniquement naissance ;i des phénomènes viscéraux et à de l’angoisse comme le pensent quelques-uns des auteurs précédents. Elle peut prendre diverses directions suivant les prédispositions individuelles et les circonstances, elle peut être musculaire et déterminer des agitations ou des mouvements plus ou moins systématisés, elle peut être viscérale et déterminer des excitations de l'appareil circulatoire, de l’appareil respiratoire ou même de l’appareil intestinal ou vésical, elle peut être aussi cérébrale et déterminer des phénomènes intellectuels de diverses sortes, pourvu que ces phénomènes restent d’ordre élémentaire, restent des phénomènes de basse

i. H. Jackson, On impérative idcas. Brnin, i8g5, p. 3iS.

a. Cf. G. Mercier, Brain, i8g5, p. 3ag.

INTERPRÉTATION DES AGITATIONS FORCÉES

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