‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 291 sur 352 · I. — /il · texte numérisé non relu

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rj il es qui viennent d’ètre faites a propos des débuts de la maladie des obsessions on peut faire une observation générale. 1) après les débuts les malades peuvent être divisés en deux catégories. Les uns ont une hérédité pathologique très forte, les autres ont peu d’hérédité ou n’ont qu une hérédité assez banale dans laquelle dominent les manifestations arthritiques. Si l’on considère l'âge du début, les uns commencent la maladie très jeunes, dès la première enfance, au plus tard avant 20 ans, à l’époque de la puberté morale ; les autres ne présentent les premières manifestations qu’à un âge plus avancé. Si on considère les conditions physiques déterminantes, les uns deviennent de plus en plus malades d une manière insidieuse sans qu’aucun trouble physiologique bien grave soit venu apporter une perturbation dans leur santé , les autres 11c tombent moralement qu’après des maladies physiques graves, fièvre typhoïde, fièvre puerpérale qui ont supprimé leur résistance. Enfin au point de vue moral, les uns ont un caractère particulier que j’ai essayé de décrire et qui s est développé dès l’enfance, il leur suffit de la moindre cause morale, un problème posé ou une légère émotion pour devenir des obsédés; les autres n’ont pas eu d’une manière bien nette ce caractère spécial et ils ne succombent que tard après de véritables bouleversements moraux.

Plusieurs auteurs, MM. Morselli, Àndriani, Ventra, Régis, Féré, Séglas1 ont fort bien résumé ces différences en admettant deux classes d’obsédés, en premier lieu les obsédés constitutionnels avec hérédité chargée : début précoce, absence de troubles physiques graves au début, caractère spécial depuis la jeunesse et causes morales insignifiantes, en second lieu les obsédés accidentels, sans hérédité très nette avec début variable mais plutôt tardif, sans le caractère antérieur spécial, avec maladies physiques graves et grands bouleversements moraux comme points de départ.

Celte distinction clinique est évidemment intéressante, elle est théoriquement très juste. Il est certain que les maladies infectieuses, les grandes émotions peuvent déterminer rapidement sur des esprits jusque-là sains des altérations qui, d ordinaire, sont le résultat d’une lente élaboration au travers de plusieurs générations. Mais, en pratique, il est malheureusement nécessaire

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