‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 292 sur 352 · FORMES DE LA PSYCHASTHÉNIE CONSTITUTIONNELLE ET ACQUISE · texte numérisé non relu

FORMES DE LA PSYCHASTHÉNIE CONSTITUTIONNELLE ET ACQUISE

d’observer que ces deux classes sont loin d’avoir une importance égale et que la seconde se réduit à un très petit nombre de cas. lout ce que l’on peut admettre c’esl que les cas sont, le plus souvent intermédiaires entre ces deux extrêmes, le malade constitutionnel et le malade tout à fait accidentel, et, comme on va le voir, ils seront d’aulanlplus graves ou d’autant plus curables qu’ils se rapprocheront plus de l’un ou de l’autre.

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L’ÈVOLL'TIOfî

DEUXIÈME SECTION

l’évolution de la maladie

La maladie des psychasthéniques est essentiellement une maladie chronique, presque toujours de longue durée ; il faut donc considérer les périodes de début, les diverses formes que peut prendre la maladie, son évolution, ses complications et ses diverses terminaisons.

i. — Les formes du début.

Après avoir recherché l’époque du début, les causes occasionnelles physiques ou morales qui le déterminent, il est encore plus important d’examiner la forme que la maladie prend le plus souvent à ses débuts : la connaissance de ces lormes permettra de la diagnostiquer de meilleure heure ou du moins de la prévoir et peut-être de lutter contre son développement par une éducation appropriée. Il ne faut pas oublier, en effet, que le malade n avoue l’idée obsédante proprement dite que très tardivement, d'abord parce qu’il en a honte et ensuite parce qu il ne peut pas arriver à la formuler avec précision. Il est bon de rechercher de quelle façon la maladie se présente à l’observation avant que 1 obsession ne soit caractérisée et surtout avouée.

Sans doute il y a certains cas aigus qui se «développent, comme disent MM. Pitres et Régis, à la suite d’un choc moral ou d une infection sous forme de phobie diffuse ou systématique avec état anxieux intense1 », j’ajouterai aussi sous fût me de rumination avec immobilité. Cs... (7| i) a senti un choc dans la tète quand la garde lui a dit que son enfant était mort et son agitation émotionnelle, ses angoisses se sont complètement développées du prc-

i. Pitres et Régis, op. cil., p. 7<j.

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