‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 294 sur 352 · LES FORMES DU DÉUUT · texte numérisé non relu

LES FORMES DU DÉUUT

qu’aucun homme no voulût cl’cllc. La maladie commence aussi de très bonne heure par des inquiétudes sous forme de remords. A 12 ans Leg... s’inquiète beaucoup, par crainte d’avoir dit du mal des gens et Py... par crainte de n’avoir pas été assez respectueuse avec le curé.

A côté de l’inquiétude, il faut placer parmi les formes du début beaucoup d’autres sentiments, l'ennui perpétuel, symptôme de l’aboulie et prélude des névroses, qu’on observe à un si haut degré chez Dk..., Zo..., Ku..., Van..., etc. Un état de tristesse permanente avec manie de rechercher les pensées qui entretiennent cette tristesse se manifeste chez Yor..., chez Yk..., chez Nadia dès sa jeunesse, comme chez Mt... à 4o ans après l’opération qui a été le point de départ des troubles nerveux. On note chez d’autres également au début un état hypocondriaque avec douleurs vagues disséminées de tous côtés Cs. . . , Mor. . . , lier. . . , Ml. . . , Mae...

Une timidité bizarre, excessive, qui rend ces personnes tout à fait paralysées, se développe de plus en plus au début de la maladie. Cette timidité, comme on l’a vu, s’accompagne d’idées d’humilité, « je ne suis pas comme les autres, je suis laide, j’ai une tête de chat, je suis un monstre, tout le monde se retourne quand je passe » (Byl...).

Ces mêmes personnes timides honteuses d’elles-mêmes, ont très souvent des amours tout à fait excessifs qui ne sont nullement en rapport avec le développement des passions normales. Ce sont des attachements invraisemblables pour un maître, pour un camarade. Il faut avoir présents à l’esprit les caractères des besoins d’aimer et d’être aimé propres aux scrupuleux pour reconnaître ce signe en général assez précoce.

Par suite de cette tristesse, de cette timidité et de leur maladresse déjà signalée, ces malades ne peuvent plus frayer avec le monde, ils perdent ou quittent leurs amis et on les voit s’isoler de plus en plus. Ser..., jeune fdle de 16 ans, enfant jusque-là intelligente, cesse de bien travailler et ne fail plus aucun progrès, elle cesse de jouer avec les autres enfants de l’école, elle déclare qu’elle les trouve sales et s’isole de plus en plus : peu de temps après, commencent des actions en rapport avec la folie du doute. En même temps que ces malades s’isolent, ils prennent ce caractère renfermé que nous avons déjà étudié chez les scrupuleux, ils ne veulent plus et bientôt ne peuvent plus exprimer ce qu’ils

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ressentent. Il en résulte que les parents ne comprennent rien a leur étal et que la folie qui finit par apparaître surprend tout le monde car on n’a jamais soupçonné son développement.

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