Raymond et Arnaud, Ann. mcd. psych., 1892, II, p
LES COMPLICATIONS
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ractérise les obsessions d’une évolution avancée ; elle est en rapport avec le développement des aboulies et des insuffisances psychologiques.
M. Freud a signalé une loi intéressante de substitution, d’après laquelle une idée prend la place d’une autre. 11 applique cette loi d’une manière un peu étroite, en disant que l’idée primitive a toujours rapport aux phénomènes sexuels. Mais en général cette loi est assez juste, elle correspond à la loi d’alternance des idées que nous avons souvent rencontrée. Bien des choses expliquent cette alternance : la phobie ou la rumination n’étant qu’une dérivation, on comprend qu’une dérivation analogue puisse se substituer à la première, « une manie chasse l’autre, disait Za... ». « 11 faut que cette idée soit remplacée par une autre, disait Lise, si je ne maudis pas Dieu, je rêverai au démon. »
On retrouve ici cette loi des idées stratifiées que j’ai étudiée ailleurs1, quand on efface une idée récente des malades, ils retombent dans une ancienne. Une autre cause de ces substitutions, c’est que certaines excitations ont le pouvoir en faisant remonter la tension nerveuse de dissiper l’obsession, le besoin de cette excitation se substitue à l’idée elle-même. Lut..., femme de ans, est obsédée par le regret d’un mariage rompu et par une obsession amoureuse, on lui offre un verre dans un cabaret pour la consoler et, de fait, cela la console très bien, si bien qu’elle recommence et au lieu d’être une obsédée amoureuse elle devient une dipsomane. L’excitation érotique a le même résultat, c’est pourquoi des scrupuleuses comme Loa... et Len... sont conduites à la rechercher et deviennent des érotomanes.
Ces diverses lois commencent à nous faire connaître les phases de cette évolution dont une grande partie reste encore inconnue.