‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 344 sur 352 · Interprétation pathologique du syndrome · texte numérisé non relu

Interprétation pathologique du syndrome

Dans les périodes plus récentes se pose un autre problème, celui de l'interprétation qu’il faut donner à ce groupe ainsi constitué, de la place qu’il faut lui attribuer dans la pathologie, Sur ce point les opinions ont été des plus diverses. « La folie du doute est ainsi, dit M. Ladame, chez les auteurs contemporains, tantôt le symptôme des affections mentales et nerveuses les plus variées, tantôt un épisode psychopathique de la dégénérescence héréditaire, tantôt une forme spéciale de psychose, tantôt enfin un simple trouble psychique élémentaire qui relève de la pathologie générale de l’aliénation : le doute n’est pas seulement chez les malades, il a passé dans la science1 ».

Les opinions ne me semblent pas être si nombreuses si on les rapproche les unes des autres et si on les interprète d’après les études précédentes. Un premier groupe d’auteurs hésite un peu à considérer ces symptômes psychasthéniques comme véritablement pathologiques. Bail quand il décrit la zone frontière qui s’étend entre la raison et la folie2 3 4, Azam, quand il parle des tics intellectuels, des stigmates psychiques 1 remarquent que ce sont là souvent des bizarreries de caractères compatibles avec la raison. Scholz, cité parM. Ladame v, ne parle des obsessions qu’à propos des troubles élémentaires de l’intelligence et dit qu’on les rencontre même chez les hommes sains d’esprit. M. G. Savage5 remarque que ce sont là des prédispositions héréditaires très fréquentes chez tout le monde. M. Gélineau qui en 189/1 décrivait certaines formes de phobies maladives revient à plusieurs reprises sur ce qu’il

1. Ladame, Congrès de Berlin, 1890. Revue de l'hypnoL., 1891, p. 1 3 x .

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