‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 80 sur 352 · Charcot, Leçons du mardi, 1888-89, P · texte numérisé non relu

Charcot, Leçons du mardi, 1888-89, P

G. Brissaud, Leçons sur le smaladics nerveuses, iro série, 1890, 5i3.

A la brusquerie, à la petitesse, il a ajouté ce caractère déjà indiqué par Charcot mais qu’il met beaucoup plus en évidence, la systématisation. Le spasme qui résulte de l’irritation d un point de 1 arc réflexe siège soit dans un seul muscle, soit dans le groupe des muscles innervés par un meme nerf . Ainsi on observe des spasmes dans le domaine du facial, le tic douloureux de la lace est mal nommé, car c est en réalité un spasme : on a vu de ces spasmes du lacial, déterminés par un petit foyer hémorragique sur le pied de la deuxième frontale, centre du facial, par un anévrisme de 1 artère cérébrale audevant du tronc du facial, ou par des fibro-lipomes intéressant ce nerf. Au contraire dans bien des tics on observe non seulement le spasme palpébral, les mouvements de langue, les grimaces de la bouche, mais des troubles respiratoires, des bruits laryngés, etc. ; le mouvement complexe dépend du facial, de l’hypoglosse, du phrénique, il y a là une coordination qui ne peut se comprendre que par l’intervention de l’écorce cérébrale.

Ce caractère systématique, cette relation du tic avec les actions adaptées se trouve confirmé dans la plupart des études ultérieures. « Le caractère essentiel du tic, dit M. Oddo1 2, est le caractère intentionnel ou mieux pseudo-intentionnel, car 1 intention volontaire a disparu depuis longtemps dans le tic. Il n en est pas moins vrai que les mouvements des tiqueurs sont coordonnés pour 1 accomplissement d’un acte toujours le même. Le tic est un mouvement essentiellement figuré, la chorée est constituée par un mouvement amorphe. »

MM. Meige et Feindel ont encore insisté sur ce caractère en lui faisant jouer un grand rôle dans la classification des tics. « Les tics doivent être classés, disent-ils1, non d après les muscles qui interviennent dans le mouvement, mais d après les actes dont le tic est la caricature. Ainsi on distinguera des tics des paupières, battements, clignottemcnts analogues aux actes déterminés par un corps étranger dans l’œil, par une trop vive lumière, des tics des yeux, élévations, mouvements latéraux, analogues aux actes déterminés par la présence de corps étrangers, par des troubles de lu vision.

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