I. Ncuroscs et Idées fixes, II, p
de le vouloir sans savoir pourquoi. Si on insiste, si on remonte tout à fait à l’origine du tic on retrouve presque toujours d’une manière vague des besoins de préciser, de perfectionner, de vérifier ou des besoins de compenser, de réparer quelque chose, qui font songer aux manies mentales que nous venons d’étudier. L’une des plus intéressantes parmi les malades de M. Dubois (de Saujon) se sent forcée de se baisser par terre comme pour ramasser un objet. , elle se sent obligée à faire cet acte avec une perfection spéciale, il faut que le dos de sa main touche le sol ; elle a la manie de compter jusqu’à trois, de regarder trois fois un objet ou une personne, de heurter son coude droit contre sa poitrine jusqu’à ce qu’il choque une petite érosion et alors de pousser un petit c ri , etc. '. Nous verrons parmi nos malades bien des cas semblables, où une manie mentale force la volonté à accomplir le tic.
Le tic est donc en résumé un ensemble de mouvements systématisés, un acte reproduit régulièrement et fréquemment, mais d’une manière tout à fait intempestive, inutile et incomplète , parce que la volonté se sent forcée de l’accomplir. On retrouve ici tout à fait les caractères déjà constatés dans toutes les manies mentales, c’est pourquoi il sera utile dans l’énumération des tics de les rapprocher de ces manies.