‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 10 sur 116 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

les autres^ Si Ton peut se permettre une pareille comp^raison, il s'agit d^une machine, d*un automobile qui court encore fort bien, quand il est en plaine, mais qui s'arr^te, en faisant un grand tapage, des qu'il se trouve en face d'une petite rampe. Les actions qui donnent lieu a ces diflficult^s et a ces arrets sont avant tout les actions sociales, d'oii le grand nombre de troubles que Ton rattache vaguement a la timidite, en second lieu, les actions professionnelles, puis toutes les actions que Ton veut accomplir avec attention et avec pleine conscience, etc.^.

Quand, en raison d'une predisposition du sujet, la derivation, qui se produit a propos de ces ph^nomenes determines, prend la forme Emotive, nous entrons dans le groupe considerable des phobies. Nous presentons, a ce propos, des observations de diverses algies portant sur la poitrine, les seins, Testomac, Tabdomen, Tanus, la vessie, les organes genitaux, les membres, la tete, le nez, la langue, le larynx, les oreilles, les yeux. Puis, nous analysons rapidement les troubles importants qui constituent les phobies des fonctions, c'est-a-dire les phobies de Talimentation, de la deglutition, de la defecation, des fonctions genitales, de la marche, etc. Les phobies, determinees par des derivations angoissantes a la suite d'insuffisances specialisees h des actions particulitres, donnent naissance a ce que Ton appelle souvent des phobies des objets, parmi lesquelles nous signalons les phobies des instruments professionnels, les phobies du contact, les phobies des chiens enrages, des animaux,etc. Enfin, la difTiculte que rencontre Taction dans telle ou telle situation oil se trouve place le malade amenc, a sa suite, les phobies des situations, dont les principales sont Tagoraphobie, la claustrophobic, les phobies sociales parmi lesquelles on doit, a notre avis, ranger Tereutophobie et les dysmorphophobies.

5*^ Quand, dans les m^mes circonstances, la derivation est surtout motrice et prend une forme systematisee, nous nous trouvons en presence du groupe des tiqueurs. L'agitation motrice prend telle ou telle forme suivant les efforts que le sujet fait, plus ou moins vaguement, pour sortir de son etat d'inquietude; les mouvements qu'il a faits se repetent, en raison de Thabitude, toutes les fois que se renouvellent les mSmes impressions. Le malade, dans

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