I. Ibid,, p. 26a
XIV LES OBSESSIONS ET LA PSYGHASTHfiNIE
le point de vue purement symptomatique. Cette discussion, que Tun de nous a simplement ^bauch^e \ sera peut-Mre reprise un jour, dans un autre ouvrage.
Un troisi^me groupe. Ires important, sera constitu6 par les agi" tations diffuses^ quand elies prennent surtout la forme motrice ou la forme ^motionnelle. L'incapacit^ ou est le sujet de parvenir aux phenomenes psychologiques sup6rieurs, s*acconipagne bient6t d*une sortede derivation' qui d^pense, sous forme de phenomenes inf^rieurs, la force inutilemcnt accumulee. Les premiers et les plus simples, parmi ces phenomenes de derivation, sont des mouvements excessifs, pen coordonn^s et inutiles, que Ton observe dans des crises d'agitation : il est important de connaitreces agitations motrices pour ne pas les confondre avec les attaques fr^quentes que Ton rencontre dans d'autres nevroses, car elles sont de tout autre nature. Ce sont aussi, et peut-etre plus souvent encore, des agitations viscerales et surtout des agitations respiratoires, qui troublent les fonctions organiques et qui jouent le principal role dans le ph^nomene bien connu de Tangoisse. A cause de Timportance pratique de ces agitations motrices et de ces angoisses, nous en rapportons, ici, un grand nombre d*exemples observes dans des circonstances varices. Dejh, dansce groupe, les malades commencent a se distinguer les uns des autres, suivant que leur agitation est plutot motrice ou plutot viscerale et emotionnelle.Dans lefond commun de la psychasthenic primitive, des groupcs difTercnts commencent a se dessiner.
4" Cette distinction devient encore plus nette quand les insuffisances psychologiques, primitivementpresquegenerales, commencent a se specialiser, au moins dans leurs manifestations. Au lieu d'apparaitre, a propos d'un acte, d^une attention, d'une emotion presente quelconque, les troubles psychologiques precedents semblent ne survenir qu'a propos de certaines actions determinees. Cette specialisation resulte de ce fait fondamental que toutes les actions ne presentent pas une difliculte egale et qu'un cerveau affaibli succombe devant les actions qui sont naturellement ou accidentellement les plus difficiles, tandis qu'il reste suffisant pour