LES ALGIES DE LA VESSIE
Dombreux de cette aiTectioD, tous les malades etant tres scnibiables les una aux autres. Get homme de 4S ans, Cpt..., semble avoir eu presque toute sa vie des troubles g^nito-urinaires comme s'il y avait une predisposition sp^ciale des centres c^r6braux de ces fonctions chez certains individus, ou plutot comme si les circonstances et de mauvaises habitudes cr^aient chez eux cette predisposition.
Ce malade debute dans son enfance par une incontinence d'urine nocturne qui ne cesse qu^a Tage de i4 ans, au moment ou il commence a se masturber. Ce premier fait confirme Topinion de J.-L. Petit qui attribuait deja Tincontinence nocturne des petits enfantsa des preoccupations urinaires. Ces preoccupations determinent la pollakiurie diurne et la nuit elles amenent des r^ves urinaires suivis de remission des urines. Ce n'est pas une vraie incontinence, c'est une miction automatique pendant des reves. Le malade se souvient encore qu'etant jeune il revait tres souvent qu'il pissait contre un mur et que ce reve etait suivi de remission de Turine. Ces reves cessent au moment de la puberte quand Tattention du petit malade est dirig6e d^un autre cote et que des reves differents amenent non des mictions mais des pollutions nocturnes. Les masturbations et les pollutions durerent jusqu'a l*age de 20 ans.
A ce moment, il partit au service militaire pendant trois ans. Ce changement d'existence et surtout la discipline, eurent dans un cas de ce genre une excellente influence et jamais Cpt... ne s'est mieux porte, toutes les preoccupations genito-urinaires s*effacerent pendant plusieurs annees.
Malheureusement a 27 ans il attrappe une blennorrhagie, cette maladie, qui, comme dit M. le P"" Guyon, « est la pierre de touche des cerveaux faibles », Ta completement bouleverse. (c II me semblait, dit-il, que j'avais une fuite, que toute mon energie s'en allait par la. Et ce n*etait que trop vrai, je perdais la volonte, Inattention, la memoire, je ressentais une fatigue horrible, je devenais incapable du moindre effort, je trouvais que tout devenait drole, etrange, impossible a atteindre. Yoila vingt ans de cela et je n^ai jamais gueri depuis, je ne suis plus jamais redevenu I'bomme que j'etais au regiment, ma person ne est restee toute changee. »
La chaude pisse a (ini par guerir, mais il a conserve une g^ne en urinant, une fatigue dans toute cette region et des habitudes
au moins bizarres. Ce pauvre homme s*est mis en tete qu'il se sentait mieux portant quand il tenait sa verge Tortement serr^e entre ses mains ; il pretend qu*il etalt soulage en empechant les fuites. II est plus probable qu'il d^terminait ainsi une certaine masturbation, une certaine excitation qui relevait un peu sa tension nerveuse, son niveau mental et dimiuuait ses sentiments si p^nibles d*insuffisance et d'incompl<^tude. Nous avons 6i6 consultes par un pauvre individu qui se croyait poete, mais qui avait besoin d'une certaine excitation pour faire venir Tinspiration. II ne trouvait rien de mieux que de tenir son membre pendant qu'il composait des po<§sies ideates et de pratiquer constamment une l6gere masturbation qui ne devait pas aller jusqu'a T^jaculation. Excusez ces details malpropres, mais il estbon que vous connaissiez ces singuli^res pratiques. Tous les d^biles ne recourent pas a Talcool ou a Tabsinthe pour se procurer une excitation momentanee, il en est qui croient ^viter le danger de ces poisons en recourant a des excitations tout aussi dangereuses.
Quoi qu'il en soit, les pratiques de notre malade ne le guerirent pas, au contraire elles aggraverent ses preoccupations g6nitale&. Le voici pris de la crainte des pertes g^nitales, de I'idee fixe qu'il a continuellement de ces pertes. Mais ce qui est devenu plus grave, c'est qu'il soufTre horriblement de lavessie, de la prostate, de I'uretre. Ces douleurs sont angoissantes, il se figure dix fois par jour qu'il va en mourir, il a presque des syncopes et il appelle constamment au secours.
La premiere question dans des cas de ce genre c'est de s'assurer s'il n'y a pas r^ellement une lesion de I'uretre ou de la prostate, une infection de la vessie qui determine au moins en partie les douleurs du malade. Dans le cas actuel le malade nous arrive a la clinique avec la lettre suivante de M. le D*" Jules Janet: « Je vousadresse un Jean-Jacques Rousseau. Localement, je trouve unuretre tres large, tres extensible, sans retr^cissement, ni lesion d'aucune sorte ; il est meme peu sensible au contact et n'est pas du tout hyperesthesique pour la douleur. La prostate est un peu grosse, mais elle ne gene pas encore la miction, elle secrete une grande quantity de liquide prostatique que le malade prend pour du spermc, il ne me semble pas qu'il y ait spermatorrh^e. La vessie est normale, non infectee, peu sensible et un peu distendue probablement a la suite des pratiques urinaires du sujet ». Vous voyez qu'il n'y a absolument rien qui puisse expliquei: les douleurs
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et lesangoisses. C*est bien ua cas analogue aux precedents dans lesquels une n^vrose d^angoisse se joint a la pens^e d'un organe qui attire I'attention. Vous ne vous figurez pas a quel degr^ peuvent arriver ces angoisses urinaires chez des hommes un peu ag^s qui sont mis a la retraite et qui n'ont plus leur travail ordinaire pour faire diversion. Nous avons observe cette pychonevrose chez un grand savant, un de nos maitres que de tristes ev^nements avaient prive de ses occupations ordinaires, elle a empoisonne la fin de sa vie. Nous venons de la revoir chez un officier sup^rieur mis a la retraite a la limite d'age ; il veut pisser tons les deux minutes et il ne sait plus que g^mir.
Remarquez aussi chez ce malade cette curieuse evolution qui depuis son enfance a fait de lui un g^nito-urinaire mental : il correspond bien a la description que M . Jules Janet a donn^ de ces malades dans sa these sur les psychopathes urinaires. C'est tout a fait Thistoire si celebre de Jean-Jacques Rousseau.
Observation 57. — Algie de la t6te. — Mkre alcoolique, deux accouche meats, fievre puerperaLe, m^triie, cdphalalgie.
Yoici quelques algies de localisations plus rares, dont le diagnostic est plus embarrassant. Cette jeune femme de 25 ans, Ct..., a un aspect tout particulier, ses cheveux sont coupes, mais vous remarquerez au centre, dans la region du vertex, une place oil les cheveux manquent absolument ou du moins ils sont beaucoup plus courts et comme ras^s, c'est qu'elle a le tic a certains moments de Trotter furieusement cette place du crane jusqu'a en user les cheveux. Elle fait ce mouvement parce qu'elle souffre atrocement a ce point de la tete. « Ce sont des souffrances a en mourir qui me font ^touffer et qui me font sauter le coeur. »
Nous ne reprendrons pas notre discussion pr6cedente. II n'y a pas de m^ningite, ni aucun signe de tumeur c^r^brale ; cette femme se porte tout a fait bien en dehors des heures d^atroces douleurs cerebrales et cellcs-ci durent depuis deux ans sans avoir endommag^ la sante generale. II s'agit de troubles nerveux qui ne nous semble pas, vu Tabsence d'autres stigmates, pouvoir 6tre rattaches a Thysterie. Ce sont de grandes angoisses gen^rales associees avec une douleur de tetc et lui donnant toute son importance.
La mere etait une hyst^rique alcoolique, Tenfant aurait commence des obsessions depuis I'age de i8 ans, elle etait hypocondriaque et avait Tid^e obs^dante qu^elle serait enterr^e vivante. Deux accouchements rapprocb^s, le second suivi de fievre puerperale et de metrite ont encore abaisse le niveau de sa tension nerveuse. Elle est aboulique et plus inquiete que jamais, peu a peu son inquietude s'est port^e sur sa t^te oil elle ressentait depuis bien des ann^es les douleurs qu'ont les nevropathes au vertex ou a Tocciput, douleurs qui correspondent, croyons-nous, dans la majorite des cas a la place des fontanelles. Ces douleurs Tont eflVay^e, elles se sont associ^es avec les Amotions et les angoisses et c'est maintenant une femme qui a des angoisses dans la tete, au vertex, au lieu de les avoir au bas-ventre.
Un mot encore, cetfe dame a imaging pour se gu^rir de boire de petits verres d'alcool : chose curieusc, cela la soulage effectivement. L'alcool est un excitant qui releve la tension nerveuse, voila qui confirme nos id^es que Tangoisse est en rapport avec I'abaissement de cette tension. Malheureusement, T^puisement consecutif ^tant plus grand, le remede est pire que le mal : nous aurons bien de la peine a decider cette femme a un regime tout different qui serait indispensable.
Observation 58. — Algie de la t6te survenant par crises. —
Tics du cou, algies du rectum, obsessions criminelles.
Remarquez I'attitude de cette pauvre femme, Box..., ag^e de 5o ans. Elle a la tete fortement rejet6e en arriere et elle cherche a appuyer sa tete contre un mur, en outre elle tient ses deux mains contre son front qu'elle serre violemment, enfin sa figure exprime une violente souffrance, elle pleure et a une respiration haletante entrecoupee de grands soupirs. Les personnes qui la conduisent nous disent « qu'elle a sa crise et qu'elle va rester ainsi deux ou trois jours sans pouvoir faire autre chose que de gemir a cause des efiroyables douleurs qu'elle ressent dans la tMe. Ces crises la prennenttous les quinzeou vingt jours depuis unedizaine d'ann^es et n'ont pu ^tre diminu6espar aucune medication. »
De pareilles douleurs dans la tete sont bien singulieres et si nous n'etions avertis qu'elles existent depuis dix ans sans avoir aucunement trouble la sante du sujet nous pourrions ^tre inquiets. Mais notez tout de suite que la malade n'a pas d'autres troubles orga-
niques s6rieux, qu'elle a de i^embonpoint et que, si ce n'est que son visage est actuellement decompose par la souffrance, elle parait se bien porter. Elle peut marcher avec une singuli^re attitude, il est vrai, elle peut remuer les bras, elle n'a pas de deviations oculaires, elle parle facilement et correctement, il n'y a rien a redouter de bien serieux et cette crise va se passer dans quelques heures comme tous les autres.
L*exanien de la region peut-il nous expliquer de quoi il s'agit : pour nous permettre d'exa miner sa t6te, la malade deplace ses mains, elle retire un enorme paquet de ouate qu'elle tenait applique sur Focciput et elle abaisse tres facilement la tete en avant. II n'y a done pas de contracture des muscles occipitaux, et Tattitude de la tete en arriere etait presque volontaire. Nous disons presque, car la malade se plaint d'etre pouss^e malgre elle, de remettre sa tete en arriere, des qu'elle n'y pense pas ; son mal de tete ne se calme un peu que si sa tete est appuy^e contre un mur ou contre une colonne et en effet pendant qu'elle nous parle elle la replace en arriere. II y a done la une sorte de tic plutot qu'une contracture. Nous examinons la region dont elle se plaint puisqu'elle dit souffrir depuis I'occiput jusqu'aux ^paules, il n'y a aucune alteration visible, ni aucun trouble de sensibilite objectivement appreciable. Ces quelques remarques nous portent a supposer que nous avons affaire a des algies de la tete accompagn6es d'un tic special et d'angoisse.
C'est ce que I'histoire de la malade confirme completement : les parents n'ont point 6te malades quoique la m^re (dt nerveuse et colere, mais du cote de la mere il y a deux tantes hysteriques et une cousine qui, autant que nous pouvons le comprendre, tombait du haut mal. Cette personne debuta par des migraines depuis la puberte ; vers Tage de 17 ans, elle tomba par terre du haut d'un tabouret, il en resulta une grande douleur dans les fesses et dans I'anus.
Pendant quatre ans elle conserva cette douleur que rien nepouvait expliquer et qui I'empechaitmeme de s'asseoir : illui semblait, dit-elle dans son langage image, qu'un baton s'enfon^ait dans son fondement. Cette douleur et cette sensation commencerent a s'eOacer vers I'age de 21 ans et a ce moment recommencerent les anciennes migraines. « C'est un mal qui me prend a I'occiput, ma tete s'embarras^e, c'est comme si ma tete edatait en morceaux, cela me fait mal jusque dans le dos et je suis forcee d'avoir la
tete en arriere. La soufirance me fait ^touflfer, me donne mal au cceur, me force a pousser des oris. » En un mot quelques migraines se compliquaient de toutes ces terreurs, de tous ces ph^nomenes d*angoisse dont elle avail pris Thabitude a la suite de sa chute et de son algie du fondement. Ces crises se sont r^p^t^es a des intervalles plus ou moins grands a peu pres sans modification jusqu^a I'age de 4o ans.
A ce moment, ellefut prise d*influenza qui lui laissa une grande fatigue et comme un engourdissement du cerveau. Kile r^petait qu'eile se sentait devenir folic, qu'elle ne se rcconnaissait plus et la voici tourmentee par Tobsession du suicide, elle avait peur de se d^truire et pr^tendait y etre pouss(^e comme les folles. Puis elle eut des obsessions criminelles, elle se reprochait d'avoir vole sa patronne, elle avait peur d'empoisonner son petit neveu. Ces obsessions s'accompagnaient de tableaux imaginaires: elle se voyait devant le tribunal, elle allait etre guillotin<^e, elle etait maudite par tous les honn^tes gens. En un mot apr^s les algies, la voici en pleine p^riode d^obsession et notez que, pendant les trois ans que durerent ses obsessions, il ne fut plus question une seule fois ni d'algie du fondement, ni d^algie de la tete.
Au bout de trois ans, les id6es s'efiacerent peu a peu et il y eut une certaine accalmie. Depuis un an a peu pres les troubles recommencent probablement a Toccasion de la menopause dont elle pr^sente seulement les premiers signes. II y eut deux ou trois migraines simples, c'est-a-dire sans grande reaction, mais peu a peu, elle se sentit avant les migraines envahie par une tristesse, une inquietude, une aboulie ^norme, puis au moment du mal de t^te survinrent les tics et les angoisses. Cette histoire confirme tout a fait notre interpretation qui considere ces maux de tete comme des algies des psychasth^niques. Vous pouvez si vous le desirez imaginer qu'il y a un centre de representation de la t^te dans Tecorce et que le trouble general se localise particulierement dans ce point. Cc langage est permis, s'il vous semble plus clair, mais ce n*cst qu'une traduction imagee de rinterpr^tation psychologique.
Observation 5g. — Bruits dans la t6te. — Paludismcy neuraslhenie, aboulie, eniotiviie.
Cet homme de 32 ans, Fz..., est singulier, nous n*avons pas la
pretention d^expliquer tout ce qu'il ressent. II se plaint que depuis quatre ans il souffre d^une maniere ininterrompue de bruits et de musiques dans la t^te : tantot ce sont des coups de pistolet et de tam-tam ou des sifHets de chemins de fer, des cloches, des cascades d^eau ; au plus has degre c*est le bruit de Teau qui va bouillir et le chant de la cigale.
Notre premiere pensee a et6 de songer a une l6sion de Toreille ou a une obstruction tubaire qui d'ordinaire fait entendre le bruit des pulsations sanguines, ou a une sclerose progressive de Toreille moyenne qui cause des bourdonnements, des tintouins. Nous pensions que le diagnostic de M. Gell^ a qui nous Tavions adress6 nous expliquerait tout suffisamment. Mais voici que M. Gell^ apr^s deux examens attentifs nie absolument que le cas soit de son ressort : la trompe, le conduit, la caisse, sont absolument intacts, Taudition d'ailleurs est parfaite dans toutes les conditions ; on ne pent rattacher ces bruits a une lesion de Toreille.
Voici comment ils sont survenus : les parents ne semblent pas avoir ^16 nerveux, le pere est mort tuberculeux. Le malade n^^tait pas un jeune homme tr^s energique, mais se portait assez bien jusqu'a Tage de 27 ans. A ce moment il fut atteint par les fievres palud^ennes d*une facon tres grave ; apres la gu^rison il resta tres ^puis^ et tomba dans un ^tat neurasth^nique qui est loin d^etre rare dans le paludisme; il se sentait de plus en plus 6puis6, il avait des maux de tete et de I'insomnie. Une nuitqu'il ^tait fort inquiet et tr^s angoiss6, les maux de t6te parurent se transformer en bruits, c'^taient comme des coups de pistolets qui 6cla« taient. Depuis, ces bruits ont vari^ d'intensit^, ils vont en g^n^ral en diminuant, mais ils n*ont jamais cess^ completement.
Le malade localise ces bruits dans Tinterieur de la tete, tant6t au vertex, tantot quelques centimetres en arriere sur la ligne m6diane, c*est la place ordinaire de ces maux de tete. II fait a ce propos une difference curieuse entre la region ant^rieure et la region post^rieure desatete: « La premiere est bonne, elle pense tres convenablement, la deuxieme est absurde, il y a la un poids, une grifle, qui souvent retourne le ccrveau plusieurs fois d'avant en arriere. » Les circonstances qui diminuent les sons sont le repos absolu a la campagne, avec quelques cxercices physiques ; les circonstances qui les augmentent sont toutes les Amotions et surtout la moindre resolution a prendre « Quand jedois r^pondre a une lettre, je dois peuser a ce que je dois ^crire, avoir la concep
tioD de Taffaire, j*en suis epuis6 : Torchestre marche dans ma tete et ceia se termine par des coups de pistolet. » Aussi reste-t-il parfaitemeDt calme a la campagne, n'osant se livrer a aucune Iec< ture : la vie physique des paysans ^tant ce qui lui convient le mieux.
II est Evident qu'il s'agit d'un 6tat psychasth^nique avec aboulie, ^motivit6 et angoisse : nous voyons Tangoisse survenir apr^s les resolutions, mais nous ne nous chargeons pas d'expliquer pour— quoi les maux de t^te prennent chez ce malade la forme subjective de bruits dans la tete.
Obsebvation 6o. — Akinesia algera. — Chute sur I'epaule, immobiliUy sensibility, angoisses.
Nous voudrions vous presenter cette malade a laquelle nous avons fait allusion il y a huit jours quand nous parllons des malades qui ont des terreurs a propos d^un mouvement particulier.
Cette dame de 47 ans, Zr..., un pen nerveuse, mais sans accidents caract^ristiques, a fait une chute sur T^paule gauche, il y a quatre mois. Elle ne s'en est pas ressentie tout de suite ; les mouvements sont restes libres pendant trois semaines, ce qui montre quUl n'y avait ni fracture, ni luxation. Mais apres ce moment, elle a senti que son bras etait lourd et qu'il ne pouvait pas ex6cuter certains mouvements, en particulier T^l^vation.
A une consultation, oil elle a (3te, on n*a trouv^ rien d'anormal et on lui a simplement ordonn^ un peu de massage. Mais voici une chose singuliere : quand le masseur a eu la pretention de lui toucher I'^paule, elle s'est ^cartee avec terreur en poussant des cris horribles. Quand il a insists pour soulever le bras, elle est tomb^e dans une crise d*angoisse et d'agitation, si bien que le masseur n*a plus voulu continuer et nous Fa renvoyce.
Aujourd'hui, elle n'a pas de troubles de la sensibility superficielle, ni de la sensibility profonde de T^paule, on pent en la calmant et avec precaution s'en assurer. II est meme probable qu'il n*y a pas de contractures : notre impression c'est qu'elle pourrait tr^s bien, peut-etre apres un peu de massage et de mobilisation, remuer son 6paule, mais il est impossible de le v^ri. fier. En eflet, des qu'on essaye de soulever le bras, elle pousse