I. Gf. premier volume, p. 5i5, 5a3. Sag, 535, 54o
diverscs maladies*. A ce degr^, le syndrome est encore indistinct ; ce n'est qu'une forme embryonnaire qui va plus tard se sp^cialiscr en donnant naissance a diverses autres formes plus accentu^es. Aussi avons-nous constitue un premier groupe de malades, reprdsentant un premier type, avec ces symptomes confus de neurasthenic physique et mentale.
En second lieu, la maladie se precise et s\)riente vers les ^tats psychastheniques quand, aux troubles precedents, s'ajoutent des sentiments pathologiques qui out ei6 design^s, par Tun de nous, sous le nom de sentiments dUncompletude. On verra, dans le chapitre II de la premiere partie, plusieurs observations int^ressantes oil les sentiments d'inertie, d'automatisme, de domination, d'inquietude, de r6ve, de honle, de depersonnalisation tourmentent particulierement le sujet et donnent, a son affaiblissementneurasthcnique, un aspect tout particulier. En eflfet, beaucoup d'abouliques restent indiiT^rents a leur ^tat et celui-ci est remarque par leur entourage beaucoup plus que par les malades euxmenies ; d'autres, au contraire, sentcnt d'une maniere aigu£, une decheance mentale, meme Icgcre. II est probable que ledeveloppement de leur intelligence, leur education ant^rieure jouent un role dans revolution de cos sentiments^. Certains malades parlent imm(^diatement, a ce propos, d'humiliation, de fl^trissure, et il est evident que leurs id^es morales ant^rieures sur le vice de la paresse, sur la honte de Tinertie contribuent a donner, a de tels sentiments, une forme toute particuliere. Tandis que les premiers, les abouliques indiiferents a leur ^tat, ^volueront probablement vers d'autres nevroses, ceux qui, des le d^but, pr^sentent des sentiments d'incompl^tude sont predisposes aux obsessions.
II est tres facile de remarquer, en efiet, combien ces sentiments pathologiques se rapprochent des obsessions que Ton va rencontrer dans la maladie tout a fait constitute : les sentiments de faiblesse, d'incapacil6 sont voisins des id^es obs6dantes de depreciation et de honte de soi-mcme; les sentiments du doute ne semblent guere diflerents de la manie du doute ; les sentiments d'inquietude semblent se confondre avec bien des phobies, et le