‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 105 sur 288 · Bail, Hevue scientifique, 1883, II, p · texte numérisé non relu

Bail, Hevue scientifique, 1883, II, p

L'INCOMPLÉTUDE DANS LES OPÉRATIONS INTELLEC

blement qui va jouer un rôle plus iniportiinl dans personnelle. Dd..., femme de 24 ans, après une t] sesse a le sentiment de ne pas se réveiller bien, de dans UD rêve, elle trouve que tout est étrange « c dit-elle, je voyais tous les objets doubles ». Fya... ans, a le môme sentiment pendant ses crises d'ang passe un voile devant les yeux et il me sembh double ». Gisèle a des doutes sur ce qu'elle voit et elle voit double. Il est curieux de remarquer que C( diplopie ne correspond pas à un trouble précis obj préciable. Quand on leur demande la place de la secc rapporta la première, en un mot, quand on veut pi plopie, les malades ne peuvent plus répondre et sont o qu'ils ne voient en réalité qu'un seul objet, mais procure un sentiment de trouble comme s'ils en y

Aux troubles précédents de la perception extérie un petit sentiment bizarre sur lequel mon attentioi parce que trois ou quatre malades s'en sont plain de la même manière, le sentiment de désorienta tl particulier, dit que lorsqu'elle est très mal, elle î peine à se conduire non seulement dans la vill* dans son appartement, il n'y a plus de coordination des différents objets par rapport les uns aux aut les maisons, les portes et les fenêtres de l'apparter *. 'avoir perdu leur place relative et la malade se trou rientée. Ppi... me parle tout à fait de la même qu'il est malade il ne s'oriente plus consciemmer Il ne perd pas son chemin, car il connaît la vilK temps, mais c'est en quelque sorte inconsciemmer chez lui : s'il essaye avant de partir de se représen la direction de la place de Passy par rapport au (^ il ne peut aucunement y parvenir; il se souvient c faisait très bien cette opération avant d'être malac tends pas que cette désorientation soit un caractt des scrupuleux, Jean pousse au contraire a l'extrê la direction puisqu'il y a certaines directions au peut pas tourner le dos sans recevoir des fluides ; malades qui ont des troubles nets de la perceptio s'ajoute aux sentiments de nuage et d'étrange.

LES STIGMATES PSYGCIASTHÉNIQUES

Tin, ces objets perçus vaguement, étr«nnges, dédoublés paraisneore bien souvent se rapetisser et s*èloii^ner. Ce sentiment gnement des objets se complique presque toujours d'un sent (V isolement, puisque le sujet se sent lui-même loin des s et séparé d'elles. « Pour beaucoup, disait Krishaber, les ; paraissent se rapetisser et s'éloigner à rinfini. Le malade sonnait plus le son de sa voix; elle lui semble venir de très tt se perdre dans l'espace sans pouvoir atteindre Toreille des Dcuteurs dont les réponses sont difficilement perçues... » sa thèse sur a le sentiment dç déjîi vu », M. Bernard Leroy que souvent que la fausse reconnaissance est accompagnée 5 sentiment de petitesse et d'éloignement des objets*, out s'éloigne de moi » répètent nombre de nos malades, jets sont dans le lointain et ils deviennent petits, petits... » e, Lise, We..., etc.). Dans quelques cas rares, il peut se lire ici un trouble de la vision analogue aux spasmes d'aciodation bien connus chez les hystériques, mais le plus nt il n'en est rien. Ces malades qui prétendent que les i sont loin et petits les touchent à leur place et font des ements corrects pour les prendre dès qu'on leur demande faire ; ils finissent par reconnaître que les objets sont restes ables, mais qu'ils leur donnent l'impression d'être loin et

petits. M. Bernard-Leroy me semble bien décrire ce phénc, quand il dit « qu'il s'agit moins d'un éloignement ma-

que d'un éloignement moral, l'illusion visuelle se trouve a dépendance de l'impression d'éloignement, d'isolement, te du monde' ».

> sujets ne reconnaissent plus le monde ordinaire, ils le ît disparu, éloigné d'eux, séparé d'eux par une barrière in- 3, par le voile, le mur dont nous avons déjà parlé, et ils sent ce sentiment d'une manière symbolique en parlant gnement matériel et de petitesse.

sentiment peut être poussé a l'extrême : l'un des sujets de rnard-Leroy croyait « flotter dans les espaces interplané-

et se croyait séparé de tous les univers, dans une sorte 'ment cosmique ». J'ar vu deux malades qui avaient des ions de ce genre. Gel... répète tout le temps qu'il lui

. Bernard Leroy, I^'illiision de fausse reconiuiissimre, 1898 (Paris. F. Alcan). Brnard- Leroy, Ih'vue philosophique ^ 1898,11, 160.

semble avoir quilté la terre et cire tombée dans une autre planète, elle voudrait bien revenir sur la terre où sont tous les siens. X..., femme de 3o ans, pendant six semaines, après une fièvre typhoïde, a eu l'impression qu'elle était « loin de la terre et loin du système solaire ». L'Arc de Triomphe qu'elle voyait de ses fenêtres était une copie de l'Arc de Triomphe terrestre « qu'ils avaient faite dans une autre planète ». On voit que ces interprétations délirantes auxquelles le malade croit plus ou moins viennent compliquer le sentiment de l'étrange et de l'éloignement.

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