‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 113 sur 288 · Sentiment de doute · texte numérisé non relu

Sentiment de doute

Nous arrivons au sentiment le plus connu de ces malades, celui que l'on prend bien trop souvent comme représentant de tous les autres. Même sur ce point il y a souvent des malentendus, ainsi on se borne à dire que ces malades ont la manie du doute, la manie de l'interrogation. Ce n'est là qu'une des formes du doute qu'ils peuvent présenter : à côté de ces manies de s'interroger sur un point comme sur l'existence de Dieu, ils ont un doute perpétuel qui est un simple sentiment portant plus ou moins sur tous les actes de la vie. J'avais insisté sur cette distinction dans mes anciennes études sur l'aboulie. MM. Raymond et Arnaud la font également avec netteté'. C'est pourquoi après avoir décrit les manies de recherches nous arrivons maintenant aux sentiments du doute.

Les malades doutent au début des choses qui sont évidemment les plus obscures et qu'ils comprennent le moins, c'est-à-dire des

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