‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 114 sur 288 · I. Raymond et Arnaud, \nn. mêd. psych., 1892, lî, aoa · texte numérisé non relu

I. Raymond et Arnaud, \nn. mêd. psych., 1892, lî, aoa

LES STIGMATES PSYCHASTHÉNIQUES

eligieuses. « Quand j'ai commencé à être malade, dit ai perdu la foi de mon enfance, je ne savais pas pour ison je ne croyais plus et j'ai fait tout ce que j'ai pu pour r la foi, mais inutilement. » Claire commença par sentir M religieuse s'en allait « c'était un défaut de confiance en clque chose qui s'éteignait en moi comme une lumière qui it. » Son éducation, ses désirs, toutes ses idées la ratta-

la religion, aussi se désolait-elle du doute qui l'envahis- 5t curieux de remarquer que cet affaiblissement de la foi i causé par des lectures, des discussions, ne dépend pas snts. Sa raison, si on peut ainsi dire, n'a pas perdu la foi e et serait incapable de formuler la moindre objection. D vieille erreur que de se figurer la croyance toujours dé- : par des raisons et le doute par des arguments : la foi te malade se perd sans raison en vertu du même méqui fait paraître le monde étrange et qui amène le senti-

dépersonnalisation.

I la maladie s'aggrave, le doute commence à porter sur Bs qui d'ordinaire sont crues plus facilement. Les mandent confiance dans les personnes environnantes. Claire plus croire ce qu'on lui dit, n*a plus de confiance dans ye de ses parents. Lod... de même ne croit plus qu'une rsonne, c'est sa sœur, aucune autre ne peut la rassurer porte quoi. « Je sais bien que l'on a raison, dit Lise, je liais je ne puis pas être convaincue... » « Je sais que ce > me dites est vrai, me répond Gisèle, ma raison me le te ainsi, mais mon impression persiste... impossible invaincue dans le fond. » « Je veux vous croire, je me ue je vous crois... mais ce n'est pas ma faute, je ne le ... il me reste quelque chose, un doute, un vague, un is quoi... » (Claire, Fik..., etc.) A toute autorité, elles L le désir d'une autorité plus grande, si le médecin leur les voudraient le prêtre et si c'est le prêtre, elles lui ret de ne pas être archevêque ou pape « et encore si le

parlait, je ne le croirais pas, car il se pourrait qu'il m'ait prise et que sa réponse infaillible ne s'applique pas à la

» (Claire), de même que la confiance est disparue sans de même des raisons sont tout à fait incapables de la ra- 3i ce défaut de confiance dans les personnes s'exagère et ;omme il arrive chez Simone, que je compte étudier dans

L'INCOMPLÊTUDE DANS LES OPÉRATIONS INTELLI

un autre ouvrage sur la psychologie des perséci rapprochera de la persécution.

Un degré de plus et les malades vont douter avenir ou de leur propre passé. L*absence d sombre qui se présente comme un trou noir est i tère de ces malades. Am... ne peut rien croire de demain et malgré toute évidence ne sait pas où c sera réellement sortie, si elle saura marcher dans prend même une terreur folle de Tavenir, elle ne y penser et n'essaye pas de se représenter rien a tant présent. D'autres douteront du passé et besoin de vérifier leurs souvenirs. « Est-ce bien ceci ou cela ? »

Enfin, les malades se mettent à douter du prés qu'ils ne sont pas sûres de ce qu'ils voient. « De] dit un malade de Legrand du Saulle, j'avais pris Y parler à moi-même, pour être sûr que j'étais ici o donner des preuves. * » ce Je vois bien ceci, dit ' fond je n'en suis pas plus sûre que cela etjeretoui dans cette chambre pour voir si l'objet y est bie plus sûre. Vous avez beau me l'affirmer, je crois ( vous tromper. » On voit ici comment les manies les sentiofients d'incomplétude. Ce doute de la ré au sentiment de l'étrange, à l'étonnement que ce comme To..., éprouvent en présence des choses de l'irréel que nous avons déjà étudié. Tous ces effet dépendent étroitement les uns des autres.

A ces sentiments de doute se rattachent aussi de découragement que nous avons vus à propos ( qui peuvent se généraliser, « je crois que tout est Claire, non seulement pour moi, mais pour tous I sentiments de défiance, des soupçons. Ces malades rassurés et prennent des précautions interminal ne les trompe pas, pour qu'on ne livre pas leurs se doute va donner naissance au besoin perpétuel d étrangère que nous retrouverons dans leurs besoir

Tous ces sentiments relatifs aux fonctions inte analogues à ceux qui ont été constatés à propos

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