‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 119 sur 288 · LES STIGMATES P · texte numérisé non relu

LES STIGMATES P

shaber, cela est incontestable, puisque cette malaituée avec netteté que par cet unique symptAme de isation. Le diagnostic véritable consiste a recherel des groupes morbides aujourd'hui reconnus vrose de Krishaber. Il est également facile d^éli- Irome des négations, la mélancolie, la confusion je ne partage plus Topinion de Fauteur quand il du doute, rhypocondrie et probablement aussi les t il ne parle pas. La malade même qu*il décrit a ; a même des manies mentales de vériBcation perttouchements incessants ne sont pas autre chose I rapport avec des manies de vérification. Tous les jemment décrits ceux de Krishaber, ceux de Bail, glas, celui de M. Dugas ont en même temps des anies et des obsessions. Il est intéressant de rap- »os la suite de Inobservation de Bei, que je publiais es 18 mois de dépersonnalisation pure pendant iade ne se préoccupait que de la perte de son moi, nue un peu plus tranquille sur sa personne, elle rtie le sentiment qu'elle éprouvait ; mais elle s'est ter des crises d'interrogation à propos des souvel'elle recherche ce* qu'elle a fait la veille, si elle y a huit jours ou si elle n'y a pas été, etc. Ce sont riscs de rumination caractéristiques de la folie du dire de l'une des formes de l'état psychasthénique.

observations du sentiment de dépersonnalisatiou i^ais faire allusion tout à l'heure, observations qui >cs, portent toutes sur des obsédés. Enfin chez la )sédés, des maniaques, des phobiques que je viens

les chapitres précédents on trouve au moins en imcnt de dépersonnalisation. Je suis donc disposé ; sentiment de dépersonnalisation est un des sympt psychasthénique et qu'il y a lieu de le rapprocher énomènes précédemment étudiés, rouvons alors en présence d'un autre problème, de e phénomènes s'agit-il dans ces cas de dépersoncrois que bien souvent il s'agit de véritables idées 3rtains de ces malades ont fini par concevoir une noins générale à propos des troubles de leur persont obsédés par la pensée qu'ils ont perdu leur

SENTIMENTS DiNCOMPLÉTUDE DANS L\ PERCEPTION PERSONNELLE 311

moi, comme d'autres par la pensée qu'ils ont perdu leur moralité ; c'est une obsession qui rentre dans la catégorie des obsessions de la honte de soi, et je Tai déjà signalée à ce propos.

Dans d'autres cas se développent h ce sujet des manies mentales d'interrogation et de vérification comme on vient de le voir. Mais dans un très grand nombre de cas, je pense que, surtout au début, quand la maladie est simple, il s'agit d'un sentiment que le malade éprouve h propos de tous ses phénomènes de conscience. Tous ces malades n'ont pas comme Claire la manie de se rabaisser, comment se seraient-ils rencontrés sur une idée vraiment aussi étrange et en dehors des pensées communes. Cette idée se présente brusquement chez Bei..., chez Ver..., chez PI... avant toute manie mentale qui chez Bei... ne commence que 2 ans plus tard. Enfin dans une discussion très importante nous aurons à comparer ce fait avec un sentiment qui est décidément très fréquent chez les épileptiques, et il est évident qu'il ne s'agisse pas chez eux d'idées obsédantes. Je crois donc que ce trouble de la personnalité est souvent une altération psychologique primitive chez le scrupuleux et qu'il révèle une insudisance de la perception personnelle.

Ainsi entendus les sentiments de trouble de la personnalité sont très fréquents chez nos malades et présentent divers degrés.

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