‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 123 sur 288 · I. Névroses et Idées fixes, II, p. 61 el sq · texte numérisé non relu

I. Névroses et Idées fixes, II, p. 61 el sq

LES STIGMATES PSYGHASTHÉNIQUES

épersonnalisation deux manies mentales caractérisie la répétition et celle des efforts, ne de 4i ans (obsession amoureuse, besoin de diîssion de remords, manie de la recherche, manie n), ne demande qu'une seule chose « c'est de pauvre et chétive personnalité ; pourrai-je reis ce pauvre moi qui depuis trois ans me semble bi il me semble que c'est moi qui souffre, tantôt e me voir devant la glace pour savoir que je suis nème, je suis obligée de faire des efforts pour que je suis morte ».

me de 36 ans (phobie des orages, des épingles, de le des expiations): « je ne sais où je suis, je ne sais je perds l'idée de moi-même, je me trouve si drôle ois à moitié morte et à moitié vivante, je suis touî à me demander si j'existe encore. » To... (folie du e avec manie de la recherche) se demande avec anest encore elle-même « ou si elle est un meuble, un )orc que l'on saigne ». Dob..., pendant la crise e, est effrayée par sa propre voix « ma voix a une nge, qui me fait mal, je suis convaincue que ce n'est >arle, je ne reconnais plus mes membres, j'ai besoin et de me retenir, pour ne pas aller me chercher ar il me semble que je suis restée en arrière, » on -ci parle tout à fait comme la malade de M. Séglas. j'ai bien souvent cité déjà les obsessions de vocales manies mentales, a par moment des peurs terï que tout d'un coup, dit-elle, il me semble que je ne , que Je viens de mourir^ et cela me donne le sentilie. »

)pellerai l'observation de Pot... qui est très complète, de 32 ans, toujours scrupuleuse, tombe malade après 3 grossesse, voici ce qu'elle m'écrit : « je ne comla vie, ni le monde, ni moi-même," j'ai perdu toute e mon être. Il me semble que je ne vis plus que nt, que mon âme est séparée de mon corps... J'en emander si j'existe d'aucune manière... Je me figure sur terre,... si j'ai une vie quelconque c'est dans un ... Je ne puis plus me mettre dans la tête que moi et us sommes vivants... Je suis lasse d'une vie pareille

SENTIMENTS D*1NC0MPLÉTUDE DANS lA PERCEPTION PERSONNELLE 317

qui dure indéfiniment sans que je puisse ine rendre compte depuis combien de temps, je ne la comprends plus. Quand ces sentiments me prennent j'éprouve le besoin que les miens me caressent afin de me persuader que je suis bien auprès d'eux et je leur reproche de ne pas me faire sentir que je ne suis pas morte. » Tous les troubles de la perception des choses, de la perception du moi, de la notion du temps, du besoin d'être aimé se retrouvent dans cette observation. -

Sans chercher ici h interpréter ces sentiments de dépersonnalisation, je voudrais seulement* relever leurs relations avec les phénomènes précédents. M. Dugas montrait déjà que ce sentiment de dépersonnalisation se rapprochait du sentiment de fausse reconnaissance du « déjà-vu », il parlait aussi très justement à ce propos du sentiment d*apathie, d'atonie morale. Un malade de Krishaber qu'il cite disait qu'il agit par une impulsion étrangère à lui-même, automatiquement \ « J'agis comme un mécanisme qui fonctionne après qu'on a retiré la clef, qui sert à le remonter. » En un mot NI. Dugas se montrait disposé à réunir en un groupe les sentiments de dépersonnalisalion, de déjh-vu, d'apathie, de domination. M. Bernard Leroy veut également faire rentrer le sentiment de dépersonnalisation dans un groupe plus vaste, celui des sentiments d'étrangeté. (]es sentiments d'étrangeté peuvent, dit-il, se présenter sous quatre formes: i° le sujet a sentiment inanalysable que la réalité est un rêve ; 2° il a l'impression d'éloignement, de fuite du monde extérieur ; S** ce sont les propres actes du sujet qui lui apparaissent avec cette couleur d'étrangeté, d'inattendu; il traduit alors son impression en disant qu'il lui semble que ce soient les actes d'un autre ; /i" enfin survient ce que Ton peut appeler la forme complète de l'impression de dépersonnalisation lorsque le sujet se sent étranger à toutes ses perceptions, actions, souvenirs, pris en bloc^.

Ces rapprochements sont très intéressants et à mon avis indispensable, depuis longtemps je soutiens qu'il est juste de les faire plus étendus encore ainsi que je viens de le dire à propos des sentiments d'étrangeté de la perception et de déjà-vu. Dans

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