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DEUXIÈME SECTION
Les INSUFFISANCES PSYCHOLOGIQUES.
Si la plupart de ces sentiments pathologiques sont des phénomènes primitifs et non des idées obsédantes, il faut se demander quelle est leur signification. Correspondent-ils à des troubles dans le fonctionnement mental que nous puissions apprécier autrement que par les sentiments conscients du sujet? Comme nos procédés d'investigation soit psychologiques, soit physiologiques sont encore très rudimentaires, ce problème est très didicile a résoudre et il faut bien souvent nous borner à des indications que nous donne l'observation.
i. — Les symptômes de rétrécissement du champ de la conscience.
Quand on examine ces malades qui se plaignent d'avoir- perdu leur personnalité, de ne plus voir les choses comme elles sont, de ne plus pouvoir agir, ni sentir comme autrefois, la première idée qui vient à l'esprit, c'est que l'on va facilement constater en eux des suppressions de fonctions psychologiques connues et l'on songe immédiatement aux troubles qui ont été souvent décrits chez les sujets hystériques. Observe-t-on chez les scrupuleux des disparitions de sensations, de souvenirs, de mouvements comme chez les hystériques ?
C'est la première question que nous avons à résoudre.