I. Séglas, Troubles du langage chez les aliénés, p. loo
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»8 LES STIGMATES PSYCHASTHÉNIQUES
u somnambulisme : elle ne me parait pas bien nette. La plupart e mes sujets m*ont raconté leurs crises de rumination et d*anoisse avec un luxe inouï de détails. Jean pourrait raconter ombien de fois son cœur a fait « ploc ploc » et combien ce il a û soulever de poutres en nombre répété », il n*a pas du tout 'amnésie et je crois qu'il en est ainsi de presque tous les utres. Les malentendus sur ce point dépendent, je crois, de eux choses. D'abord il ne faut pas que le malade fasse trop 'efiTorts volontaires pour retrouver le souvenir de la crise, il faut ttendre que le récit lui vienne à Tesprit spontanément, ensuite 1 faut éviter de rechercher ce récit trop tôt après la crise ellelême.
Ces malades se rappellent d'autant mieux une chose qu'elle est lus ancienne, ils m*ont semblé avoir souvent un certain degré de mémoire retardante^ ». Cela s'accorde d'ailleurs avec la relarque précédente, on sait que l'évocation volontaire des souenirs est d'autant plus difficile que le souvenir est plus récemlent acquis, d'autant plus facile qu'il est plus ancien : il est tout laturel qu'avec une puissance d'attention et d'évocation volontaire aible la mémoire soit retardante.
Je crois cependant que l'on peut dans certains cas constater près les crises certains oublis quand on interroge les malades ion sur leurs propres idées et leurs propres sentiments, mais sur es événements qui ont eu lieu en dehors d'eux pendant cette fériode. Claire sait bien qu'elle est restée a genoux aux cabinets arce qu'il lui semblait qu'elle avait une hostie collée à l'anus et [u'ellc faisait des efforts pour « passer cette idée » ; elle sait omment l'idée s'est déroulée, les mouvements qu'elle a faits. Mais I est visible qu'elle ne sait pas si c'est sa mère ou sa bonne qui st venue la chercher et l'a forcée k cesser ses contorsions. D'aures malades, Gb... ou Sy..., qui ont été malades toute la journée, le savent plus où elles ont été, si elles ont mangé ou non, si on eur a parlé. Il y a là un certain degré d'amnésie continue pour es événements extérieurs en rapport évidemment avec un état de [istraction.
D'ailleurs, d'une manière générale, les troubles de la mémoire 3s plus nets que présentent les psychasthéniques se rattachent u type de Vamnésie continue. Le malade semble évidemment