‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 143 sur 288 · I. — Les amnésies · texte numérisé non relu

I. — Les amnésies

que je viens de dire, il est évident que les troubles )nt peu parmi les phénomènes intellectuels abstraits; lents, les jugements, la généralisation sont tout à urtout quand ces opérations s'exécutent d'une mataire sans que les malades aient à fixer leur attenement.

e semble bien souvent être plutôt exagérée, Wo... le dans les souvenirs, elle peut, probablement par ngue habitude de cet exercice, se remémorer toutes

qu'elle a éprouvées d'un moment à un autre, tous loncés pendant une visite. Lise conserve indéfinienir de tous les plus petits incidents de sa vie, elle ne pas savoir oublier; la mémoire de Jean, on l'a ;he à l'invraisemblable. Ces souvenirs sont si nets ) de ces malades, comme le disait Lowerfeld, vivent passé que dans le présent.

caractère général de la mémoire des psychasthé- Hirs auteurs ont constaté des altérations des souvertaincs circonstances particulières. M. Séglas re-

Tévocation des souvenirs est quelquefois pleine \ surtout quand il s'agit de retrouver le souvenir jCs malades croient également avoir une très maue et s'en plaignent bien souvent. Dans les cas de iation, ils soutiennent avoir perdu leurs souvenirs sensations. Bien souvent les crises d'interrogation par l'incapacité où sont les sujets de retrouver un

ons cliniques sur les maladies mentales, p. 187.

souvenir. Bre... (i4i) en est un exemple remarquable qu'elle a perdu son mari, elle est tourmentée par le d'avoir oublié sa physionomie, les traits de son visage, peut évoquer dans son imagination cette image qu'elle cl Aussi passe-t-elle ses journées à rechercher la figure de s les photographies lui semblent insuffisantes, elle ne les r pas suflfisamment, il faut qu'elle cherche mieux ; à force cher, elle sent qu'elle oublie de plus en plus tout ce qui a à la figure du mari. Ainsi elle peut évoquer, dans son imaj des fleurs, des monuments, l'Arc de Triomphe, des fij femmes, mais non des figures d'hommes, et surtout pas d( d'hommes portant des moustaches. Elle oublie la voix < ses paroles, son métier et même son mariage. Cette mal semble au cas célèbre présenté par Charcot comme une la représentation visuelle, elle a la conception logique q mari avait des yeux noirs, un grand nez et une moustache mais elle ne peut pas se le représenter devant les yeux probable que le malade de Charcot, qui pouvait » défini et non se la représenter », était un scrupuleux du même i

Que faut-il penser de ces amnésies au moins apparei Séglas remarque justement qu'elles sont paroxystiques, sentent par crise avec une impulsion violente à chercher, ne retrouve pas dans d'autres amnésies \

Même dans ces moments de crise ces amnésies sont-e jours réelles et profondes? On remarque facilement, surt les cas de dépersonnalisations, que les sujets n'ont pas ment ces oublis. Dès qu'ils veulent bien se laisser aller, i tent tout ce qu'on leur demande. Il n'est pas nécessaire d des souvenirs subconscients comme chez les hystériques que l'évocation ne soit pas volontaire. Ce qu'ils font mal c'est l'évocation volontaire, ils ont comme des crampes de tion sur un point et ne peuvent la mouvoir pour passer cation de faits voisins : dès qu'ils 'ne se surveillent plus i ment facilement tous les souvenirs. ^

Cette persistance des souvenirs se retrouve, à mon avis, toujours et je ne suis pas tout à fait d'accord avec M quand il admet un certain degré d'amnésie des périodes < Cette amnésie serait importante car elle rapprocherait C(

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