I. Krafll-Ebing, Psychiatrie, traduct. 1897, p
a. Ribot, Le$ Maladies de la volonté, p. 69 (Paris, F. Alcan).
LES STIGMATES PSYCHASTHÉNIQUES
uvent elle reste un peu troublée et a besoin de pour savoir oii elle en était. Ce fait me parait ieux que chez cette jeune (ilie il a précédé de ; comme annoncé l'arrivée de grandes obsessions s qui ont pris pendant longtemps un assez grand Le même fait se présente chez Gisèle, grande vaut son expression « elle perd ses idées», mais i*elle prétend, que c'est là un phénomène frémille et que ses frères ont aussi Thabitude de en temps leurs idées.
de l'attention peut donc aller chez quelques-uns )ses de la pensée comme la diminution de la /inertie complète.
bles des émotions et des sentiments.
notions et des sentiments de ces malades serait, ièrement fructueuse, parce qu'elle expliquerait )s faits, mais on trouve toujours la même diffi- 3S qui se présentent et qui sont incontestables tats des idées absurdes du malade, sont-ils créés [ sont-ils antérieurs à ce délire et forment-ils le a maladie? Bien souvent leé malades eux-mêmes uble de leurs émotions à une sorte de retenue presque volontaire, c'est ce que font souvent les i en moi, disait AmieP, une raideur secrète à ne émotion vraie, à dire ce qui peut plaire, à moment présent, sotte retenue que j'ai toujours agrin... mon cœur n'ose jamais parler sérieuseoujours avec le moment qui passe et j'ai l'émo- :. 11 répugne à ma nature réfractaire de recoiié de rheure où je suis, un instinct ironique ma timidité me fait toujours glisser légèrement sns sous prétexte d'autre chose et d'un autre ir de l'entraînement et la défiance de moi-même usque dans l'attendrissement. » Cet arrêt des
ilime, I, p. i5i.
sentiments est-il vraiment une retenue par crainte de l'entraînement, ou bien au contraire «cette prétendue retenue n'est-elle pas inventée pour l'expliquer ?
Le même problème se pose à propos des idées de scrupule qui semblent être la raison de cet arrêt des émotions. Lod... se plaint d'une chose qui l'énervé au plus haut point, c'est qu'elle ne peut plus s'amuser, se réjouir, prendre du plaisir de bon cœur à quelque chose. Quand l'excitation agréable arrive et que le plaisir va survenir, elle est arrêtée, ne peut plus se livrer au sentiment quel qu'il soit, il faut qu'elle pense à autre chose et ses idées ordinaires, ses problèmes surgissent : il faut qu'elle les résolve d'abord, avant de continuer la jouissance. Un chapeau lui plait-il, aussitôt surgit l'idée que c'est une satisfaction égoïste. Veut-elle passer outre, elle a des remords comme si « elle avait l'idée d'envoyer la religion promener ». Écoute-t-elle une comédie au théâtre, il lui faut « remettre droites ses idées sur Dieu )> avant de s'intéresser à la pièce. Elle ne peut prendre plaisir à la musique qu'elle joue, il faudrait d'abord se débarrasser de l'idée qu'elle pense mal de Dieu. Elle a une amie qu'elle aime beaucoup et ne peut se laisser aller au plaisir de l'affection, au simple plaisir de l'embrasser, car il lui vient l'idée qu'elle aurait bien pu l'embrasser sur les lèvres et que ce serait contraire à la pudeur.
En écoutant ce langage, on est porté à penser qu'elle est surtout délirante, que c'est elle qui se supprime ses plaisirs à cause des scrupules qui la persécutent, et on est tenté de lui dire : <c Ne pensez plus au bon Dieu et à la morale et vous vous amuserez. >
La question est plus délicate, car cet arrêt du plaisir se retrouve chez beaucoup de malades qui n'ont pas précisément des obsessions ni des phobies a ce sujet et dont les émotions s'arrêtent cependant de la même manière sans qu'il y ait une idée déterminée ni une angoisse pouvant servir de prétexte à cet arrêt. Chez beaucoup des idées surgissent et pullulent après cet arrêt mais sans avoir aucun rapport avec l'émotion antécédente, chez d'autres l'arrêt de l'émotion n'est suivi d'aucun trouble particulier. Il semble donc qu'il existe chez ces malades un trouble fondamental des émotions et des sentiments indépendant des autres phénomènes que nous venons d'étudier.
D'autre part, on voit se développer chez beaucoup de ces malades un grand nombre de sentiments spéciaux que l'on ne rencontre pas au moins au même degré chez les individus normaux.
LES STIGMATES PSYCIIASTHÉNIQUES
Iques-uiis ces besoins ou ces amours bizarres sont acjs par des phénomènes intellectuels, des obsessions du ire, mais chez beaucoup il n*en est pas ainsi et les sennormaux se développent en dehors des réflexions du que à son insu. Ces sentiments sont voisins des sentincomplétude qui viennent d'être étudiés, mais ils ne dentiques à ces phénomènes : ce sont plutôt des altés sentiments naturels qui existent chez tous les hommes, rques nous conduisent à étudier dans les paragraphes îcs modifications primitives des émotions et des sen-