‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 154 sur 288 · I. Tvn\é. Revue scientifique^ 1896, II, p. 64a · texte numérisé non relu

I. Tvn\é. Revue scientifique^ 1896, II, p. 64a

LES STIGMATES PSYCHASTHÊNIQUES

on retrouve ce sentiment chez tous nos psychasthénituellement fatigués.

k..., Dd..., etc., tous d'ailleurs répètent qu'ils ne peure leur part des joies de la vie pas plus que de ses d^ailleurs et qu'ils s'ennuient incurablemcnt. Lise. . . pré- ) était ainsi dès sa première enfance, qu'elle ne s'amu- ;omplètement et qu'elle n'a jamais pu se laisser aller à un une émotion quelconque à cause d'un fond d'ennui

pas de véritables douleurs mais ils ont une tristesse onsiste plutôt dans l'absence de toute joie que dans un ent de chagrin, c'est une nuance de l'ennui. Qsa... ujours morose : « il n'aime pas à voir des gens gais Tent, il sent qu'il pourrait être capable de gaité si sa le séparait pas de toutes choses ». Claire se plaint de Ile-même continuellement : « je ne m'aime pas moirée que je me déteste..., je m'ennuie et m'attriste de -même ».

ean, Nadia gémissent sur cette existence terne à laont condamnés « j'ai toujours été très triste même )ments les plus heureux de ma vie, c'est une existence \e ne puis même pas prendre un plaisir pur dans la le j'aime tanl ; je mêle de la tristesse à tout, j'ai un eilleusement organisé pour être malheureux. » lent de tristesse donne sa nuance à toutes les percepoutes les idées. Claire étend cet ennui et cette trisl'univers « il me semble que tout le monde doit être et tous les endroits qui me plaisaient autrefois me ristes comme si tout ce monde qui est si peu réel rs sur le point de mourir, de s'écrouler ». Jean exai comme toujours ces dispositions mélancoliques : à prises il est envahi à propos de certaines personnes ns endroits par « le sentiment de la fin du monde ». Liitte un endroit où il s'est plu, quand il apprend la parent qui habitait telle région, quand il a dans un ) émotion triste, déprimante, il est envahi par un sentistesse profonde, par un sentiment de mort qui s'apuement à cet endroit. Nous avons déjà vu de ces senmourir dans les angoisses morales, mais ce qu'il y a ier dans cette observation de Jean c'est que le senti-

ment s'associe avec la pensée d'une région « dans ce { est mort, c'est la fin du monde pour ce pays ». Bientôt de généralisation va s'emparer du sentiment et toute aux alentours, tout l'Ouest de la France va être mort. Il de voir le lien de tels sentiments avec les délires mélanc chez nos malades, ils restent à l'état de sentiments vaguei transformer en une idée nette ici surtout en une idée ac( crue par le sujet.

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