Raymond elArDaud, Ann. méd. psych., 189a, II
4. L'influence somnambulicpe elle besoin de direction. Revue philosophique, 189 Ii p. 1 13 el Névroses et Idées fixes, I, p. 428.
LES STIGMATES PSYCIIASTHÉNIQUES
ilttant des ordres et des affirmations par écrit et le sur la perspective de venir me voir. » lalades n'ont pas à leur disposition un directeur [ui leur convienne, il n'est pas d'efforts qu'ils ne trouver un. « Je me suis mise volontairement, dit e dépendance morale, j'ai cherché à substituer •e à celle qui me hante, une volonté a la mienne^ it qu'il me faut à tout prix obéir. » Elle a cherché in prêtre. Mais elle a été bien vite effrayée en sentiment de dépendance se compliquait de senti-
[uand ils ont perdu cette direction si nécessaire, ces t dans le plus complet désordre. Gri... (82). jeune s, a eu depuis Tàge de i5 ans toutes espèces de lonté, des crises d'agitation, des phobies, etc. ; elle • un amant qui lui impose une tenue correcte, qui lil régulier et une attention suffisante. Sous cette ilade oublie tous ses troubles et se porte parfai*
cinq ans. Depuis que cet amant l'a quittée elle le plus complet désordre, elle est tourmentée ions et surtout, bien entendu, par un amour
ce directeur perdu. L'observation de Ck..., ée, est des plus amusante. Cette pauvre femme es avoir eu toutes les obsessions et les phoé vers Tàge de 3o ans une autre pauvre femme des manies de propreté qui amenaient pratiquee saleté. Ces deux infirmes de la volonté se sont nues et reformées mutuellement, elles ont formé i un couple admirable, parfaitement raisonnable, s et le paralytique. Une aventure lamentable les
domestique renvoyée à tenu, paraît-il, un propos ettre en doute la moralité de l'affection mutuelle is dames. Celles-ci sont alors troublées par un ir amitié et croient devoir se séparer. On verra itement, que l'obsédé prend ainsi des scrupules ilui qui le traite et le dirige et que ces scrupules érieux de rechute. Dans le cas présent les deux nencèrent un véritable délire avec obsession de bsessions de crime, de remords, d'hypocondrie 'aie réussi à les réunir de nouveau.
Rd étudiant des cas de ce genre j'ai montré que le sentiment tlêpend principalement du besoin de faire faire par un autre Tacte <le volonté devenu difficile. (( Le malade, disais-je à ce propos ^ n'a •en réalité aucune résolution, aucune idée dans une circonstance -donnée, il faut que le directeur fasse lui-même la synthèse que «on sujet ne peut pas faire et lui impose la résolution toute faite. C'est là très souvent ce que les douleurs viennent demander à ieur médecin, quand ils lui racontent leur vie et leurs incertitudes. <c Faut-il me fâcher avec cette personne qui m'a regardé de travers?— Faut-il faire mon ménage? — Faut-il me marier? — Faut-il acheter une robe? — Faut-il recevoir mon amant? etc. » Ce sont entre mille les questions que m'ont posées les malades, •questions que l'on ne peut déclarer insignifiantes quand on les voit déterminer de telles souffrances et de tels délires. Peu leur importe la réponse ; pourvu qu'elle soit nette et décisive, ils sont immédiatement soulagés... On comprend maintenant le rôle du directeur et comment il doit en réalité vouloir pour les malades. »