I. Névroses et Idées fixes t I, p
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LES STIGMATES PSYCIIASTHÉNIQUES
cer à faire cortège à Tidëe chancelante. — Vous raani engagements qui maintenant sont publics, vous serez c yeux de Monsieur un tel, vous affligerez une perous aimez, etc. — Que de fois j'ai dû faire jo«er tous ( de la rhétorique, pour obtenir qu'un malade boive ['eau ou change de chemise, comme s'il s'agissait s résolutions les plus graves ^ »
ides que j'ai cités dans le travail précédent, on peut sn ajouter beaucoup d'autres, je rappelle seulement le réclame pas seulement un directeur, mais « quelexcite, qui la remonte, il doit me secouer pour me faire je sais bien devoir faire. » Le pauvre Bu... a besoin le lui donne des claques sur le derrière, a cela m'hai voir traité comme un petit enfant et cela me donne îrgie... ».
ucoup, le rôle de l'excitation est encore plus cunsidés'agit plus seulement d'une excitation particulière qui n conseil, afin de pousser à l'exécution d'une action, xcitation quelconque capable de pousser le sujet jusnotion. Ces malades éprouvent très difficilement les mplètes et comme on le verra, ils sont beaucoup mieux rrivent h les éprouver. Aussi cherchent-ils tous les isibles pour se procurer ces émotions et éprouvent-ils tressant souvent presque irrésistible de retrouver la îtte excitation. De là l'origine du goût pour l'alcool, phine, pour toutes sortes de poisons. De là ce besoin bien caractéristique de « faire des sottises, des excennporte quoi d'étrange qui nous sorte de notre engour-
jouvent que la cause de l'excitation émotionnante est ne déterminée qui arrive à exciter physiquement et
ces engourdis. Il en résulte une passion particulière personne qui se rapproche des amours précédents
besoin de direction mais qui se développe par un mëpeu différent. Ainsi la passion folle, obsédante de Sim...in amant ne s'explique guère par le besoin de direc- ; amant ne la dirige en aucune manière, mais elle s'exbien par la diflérence que la malade remarque entre
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VIon mari ne fait pas travailler ma tète suffisamment, il ne sait rien, ne m'apprend rien, ne m'étonne pas. J'ai besoin qu'on me donne de nouvelles idées, de nouvelles impressions, d'autres émotions. Il ne sait pas me faire souffrir un peu et je ne peux pr.s aimer quelqu'un qui ne sait pas me faire souffrir, car j'en ai besoin de temps en temps... L'autre m'étonne par sa froideur, par sa cruauté, par son absence de tout sentiment... Un peu de remords, de crainte, rendait enfin la chose plus pimentée qu'avec le mari et c'est là ce qui me faisait du bien. » La passion également maladive de Nadia pour le musicien X... serait inexplicable si l'on n'y cherchait que le besoin de direction, puisque X... ne lui a jamais parlé et ne pouvait aucunement diriger son esprit. Mais voici un fragment de lettre qui explique très bien cette passion : « Les concerts de X... ont été pour moi une révélation, ils m'ont tellement enthousiasmée que je ne me suis jamais remise de cette émotion : je ne puis pas expliquer l'effet que cela m'a fait. Quand je suis sortie de la salle après le premier de ces concerts, mes jambes et tout mon corps tremblaient tellement que je ne pouvais plus marcher et j'ai passé la nuit à pleurer... Mais je ne souffrais pas; bien au contraire il me semblait que je sortais d'un rêve qui remplissait ma vie auparavant, que je voyais mieux les choses comme elles sont, que j'étais dans un véritable ciel de bonheur (Eu un mot, elle éprouve à ces concerts un de ces sentiments d'excitation que Jean appelait un sentiment sublime, elle se trouve relevée au-dessus de son apathie ordinaire). Mon seul espoir pendant des années a été de l'entendre de nouveau et d'éprouver les mêmes sentiments. Je crois, en effet» comme on me l'a tant reproché, que j'ai eu une passion pour lui, mais ma passion n'est pas le même genre de passion que celle des autres personnes, de cela je suis sûre. Il me semblait avoir sur moi une influence surnaturelle et pouvoir seul me tirer de mon rêve perpétuel. » Je trouve cette lettre très intéressante pour expliquer certains amours platoniques souvent signalées chez les obsédés, il s'agit ici d'une excitation artistique que la malade aspire à retrouver.
L'excitation peut ne pas être produite par une personne réelle et avoir cependant le même résultat. « J'ai très souvent le besoin, dit Gisèle d'aller voir la statue de Notre-Dame des Victoires, on dirait que c'est chez moi une manie, c'est que cette statue a une impression spéciale de force, cela me regrimpe de la regarder. »
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Je signale à sa place avec ces quelques exemples ce singulier besoin d'excitation, nous aurons à le discuter de nouveau à propos des interprétations de la maladie et de ses traitements.