I. — Troubles gastriques
ble physiologique principal qui existe chez la grande le ces personnes est constitué par les troubles de la stomacale. On peut dire que neuf fois sur dix on a Bs sujets qui digèrent mal, une exception extraordinaire ie Jean qui semble avoir un assez bon estomac : tous presque sans exception ont des troubles gastriques, t nombre de ces malades présentent une exagération it et un besoin perpétuel de nourriture. M. J. Roux, étude intéressante sur la faim, rapporte robservalion te d'une femme atteinte après un accouchement d'une nuellc *. Elle se sent perpétuellement en état de défaille reprend un peu d'énergie qu'après avoir absorbé un ourriture. J'ai observé plusieurs sujets de ce genre : jne fille de 25 ans, obsédée, phobique, et surtout , demande constamment à manger et, si on la laisse )re toute la journée. « Elle a besoin de revivre et pour nanger continuellement... elle est comme morte de le devrait manger continuellement sans s'arrêter et si ait pas toujours empêchée de manger, sa maladie serait depuis longtemps. » J'ai déjà signalé le cas de Lkb... réclame à manger dès qu'on veut obtenir d'elle le plus rt. Pi... a dans sa poche un morceau de pain et une e jambon et il « les mange sur l'escalier avant d'entrer ju'un afin de se donner quelque assurance ». Ce sont là amènes analogues aux besoins d'excitation par l'alcool rphine en rapport avec des sentiments de faiblesse et mentale. On le remarque très bien dans l'observakb... qui oublie sa boulimie quand on la laisse inerte, lans ses rêveries et qui ne réclame à manger qu'au ù la difficulté d'un effort lui rappelle son sentiment de
agérations de l'appétit sont donc tout à fait acciden- 1 général, la grande majorité des psychasthéniques rt peu. Ces malades n'ont aucun appétit et ils sont routés de toute alimentation.
X, La faim. Elude psycho-physiologique^ 1^97» P- 28.
Les douleurs commencent presque toujours dès qu ont mangé, Brk..., Nadia, Za..., Mrc..., etc., comme frir aussitôt et se plaignent de crampes et de bri) ques-uns (Claire, Qs...)ont des vomissements, mais c n'est pas très fréquent. Ce qui est constant, c'est c est gonflé et pesant ; les malades étouffent, o leraents, sont forcés de se desserrer. A Texamer souvent du gonflement épigastrique et on constat( bruit de clapotement déterminé par toute secousse, fait entendre plus ou moins bas suivant que Testoma moins distendu, très souvent il descend jusqu^à quelquefois bien au-dessous. La digestion est lente, se prolongent jusqu'au repas suivant et les malades ment que le premier repas n'est pas digéré quand ilî second. Ils ont des brûlures, du pyrosis, ils ont la I raie, ils sentent un goût infect dans la bouche et d'atroces migraines ne tardent pas à suivre ces mau tions (Bal..., Claire, Gisèle, etc.).
Ce tableau peut présenter quelques variétés, Lise d de la description générale en ce que le plus souvent rien pendant la digestion et ne se plaint de rien ; disposé à croire qu'elle est beaucoup trop absorbée pour se rendre compte de ce qu'elle éprouve. Elle façon mécanique, très rapidement sans savoir ce ( elle a l'estomac énormément clapotant, elle a souv gestions suivies de vomissements ou des diarrhée ment après le repas dans lesquelles elle rend les alin intacts. Cependant elle ne souflVe pas de l'estomac seulement de ressentir une fatigue énorme pendai digestive.
Chez Gisèle également il y a lieu de remarquer qt cularités du trouble gastrique. Elle digère toujours avec du gonflement et même de la gène du cœur par mais par périodes elle commence de grands troubles gi spéciaux. Le début en est assez brusque : elle sent \ de la gorge, des brûlures dans l'œsophage et dans langue devient blanche brusquement et va rester ss dant une assez longue période, la digestion est pc supprimée, les aliments sont rendus dans une diar immédiatement après avoir été absorbés. Comme la
ES STIGMATES PSYCHASTIIÉNIQUES
Jus qu'elle, Gisèle sent dans sa tète le contre >le8 digestifs. Dès qu'elle a mangé elle éprouve eur à Tocciput et cette douleur est telle qu'elle se ralimentation. Il en résulte que pendant ces s de Testomac, durant quelquefois plusieurs emble avoir une autre obsession, au lieu d'être es remords de vocation, elle a l'idée fixe de nts ou d'absorber des quantités minimes de
i se présente ici est un des phénomènes les plus sentent les troubles de l'estomac chez les psychasne vingtaine de malades, avec beaucoup derégu-
l'alternance entre les troubles psychiques et les 3s : il est évideqt que Gisèle est moins scrupudée par ses remords de vocation quand elle est ac. Il en est de même de Lise, quand elle est très ige bien et ne parle pas de son estomac ; quand meilleur, elle se plaint de fortes crampes d'estéîs, de paralysie abdominale. Il en est de même
Bal..., et chez un très grand nombre d'autres
ces singulières alternances entre les troubles roubles gastriques j'avais d'abord supposé que ue était à peu près permanent et que pendant trouble mental les malades cessaient de s'en e de l'excès de leurs préoccupations morales.
me semble maintenant insuffisante au moins cts. Pendant la période de douleur gastrique, ées immédiatement après le repas et elle ne les période d'obsession ; dans la première période is qu'elle engraisse dans la seconde. Il est pro- [lance doit être plus profonde : les choses se le trouble nerveux portait tantôt sur les centres chiques, tantôt sur les centres viscéraux, irident que ces troubles gastriques ont leur point in trouble nerveux. Je ne puis reprendre ici laladie spéciale de l'estomac neurasthénique qui lalysée dans bien des ouvrages*. La plupart de
a neurasthénie ; Levillaio, Neurasthénie, p. 9^ ; Heim, Di^s-
TROUBLES DES FONCTIO
ces troubles se rattachent à trois phéi une paralysie motrice de l'estomac q se laisse distendre par les aliments, I constate le défaut de sécrétion des gl du liquide sécrété en acide chlorï plupart des analyses de suc gastriqu conditions montrent un état d'hypoc ments mal digérés, stagnants dans W fermentations anormales, donnent r des produits toxiques qui modifient un retentissement sur le système ner dans les migraines.
Dans quelques cas rares il s*agit gastrique, suivant le mot de M. Roi crétion d'acide chlorhydrique. Ces cette maladie peut indirectement a central et déterminer des troubles tenir compte dans le traitement. M exception dans la psychasthénie vrai crétions gastriques qui se présentent mentation sont un feu de paille, comm fondamental reste le plus souvent ui toire. Ces troubles gastriques des p{ comme cela peut arriver quelquefois ment en rapport avec une idée. M. I exagérer quand il dit que toute dyspi de la suggestion. Beaucoup de ces fixe relative à leur digestion. Ce n'( faiblesse des fonctions cérébrales, t Testomac.
En étudiant les circonstances qui divers sens, on verra comment une simplement morale, transforme la adynamie gastriques est en rapport a les fonctions nerveuses.
pepsie des neurasthéniques. Thèse, Paris, 1898 ; Thèse, Paris, 1898. ; A. Mathieu, La nenraslh l'estomac, 1900 ; De Fleury, op. cit., 1901, p. I . Dubois (do Berne), Troubles gastro-intesl cine, 10 juillet 1900.