Id. Ibid. p. i
autre langage. Il est bien vraisemblable que cette tension ps logique correspond à une certaine tension physiologique et sique qui existe dans le système nerveux central. On connaît des forces physiques présentant des degrés de tension du i genre et déterminant des phénomènes différents suivant degré de tension. Quand il s'agit du courant électrique or très bien que certains phénomènes ne sont possibles que à une certaine tension du courant. Une lampe donnée ne s mera que si le courant a ii5 volts ; cela ne veut pas dire < courant de go volts soit un courant nul. Ce courant inférieur être capable de produire d'autres phénomènes, de port( rouge un fil de platine, de faire marcher un moteur, etc. ; il ne peut pas allumer la lampe précédente. La chaleur pre des degrés de tension différents suivant la température à lac elle s'élève : à 33o° elle détermine la fusion du plomb, à celle du platine. II doit se passer quelque chose d'absolu semblable au point de vue des courants nerveux.
Malheureusement nous ne savons guère aujourd'hui de dépend cette tension du cerveau. S'agit-il d'une certaine v de vibrations encore inconnues ? Y a-t-il un organe spécial cl des phénomènes de haute tension, tandis que d'autres régio bornent à l'exécution des phénomènes de basse tension ? E tout le cerveau qui change de tension suivant les cas? provient la régulation de cette tension ? il faut sur tou points avouer notre ignorance. Tout ce que nous pouvons dure, c'est que les modifications de la tension du cerveau avoir une importance psychologique énorme s'il est vrai comme nous avons été amenés à le supposer dans cette prei hypothèse, des catégories de phénomènes psychologiques lument différents correspondent à différentes tensioi^s.
Si l'on a bien conçu la notion de la tension psychologiqu doit s'apercevoir immédiatement que cette tension est trè riable non seulement chez les différents êtres mais encor cours de la vie d'un même être. Si je ne me trompe, la cor sance de ces variations de la tension psychologique, de ces os
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I lions du nweau mental jouera plus tard un rôle de premier ordre
I dans Tinterprétation des modifications du caractère, de Tévolu-
I tion de Tesprit, des modifications produites par Témotion.
I II suffit de rappeler ici quelques exemples bien connus de cette
I oscillation pour pouvoir appliquer cette notion à notre pro-
I blême. En premier lieu, il est probable que ces variations de
tension psychologique jouent un grand rôle dans les modifications mentales produites par Tâge. La puissance d'adaptation au réel, très petite dans l'enfance, s'accroît dans la jeunesse et baisse dans la vieillesse : on connaît Taboulie, la distraction, Tamnésie continue des vieillards.
En second lieu, on peut signaler les modifications psychologiques que Ton observe pendant le sommeil. Dans mes cours de 1901 sur « le sommeil et les états hypnoïdes », j'ai constamment développé cette idée que la veille et le sommeil nous présentaient un des plus beaux exemples des grandes oscillations du niveau mental. On retrouve dans le rêve tous les troubles caractéristiques de l'abaissement de la tension psychologique. L'aboulie, la lenteur, l'entêtement, l'absence d'adaptation caractérisent l'action des rêveurs, comme la distraction, le rétrécissement du champ de la conscience, l'absence de comparaison et de critique caractérisent leur attention. Il y a dans le rêve de l'amnésie continue qui empêche la fixation et la persistance des souvenirs, il y a aussi, chose curieuse, de l'amnésie rétrograde ou de la mémoire retardante, car le rêve ne porte pas sur les événements de la journée mais sur les faits déjà reculés dans le passé. On remarque facilement dans le rêve de l'automatisme, delà répétition indéfinie, de la déclamation, des illusions dans l'appréciation du temps, le sentiment de drôle, le déjà-vu, le doute, le dédoublement, etc. La notion de l'abaissement de la tension psychologique, comprise avec précision, est un des meilleurs résumés que l'on puisse donner de l'état de l'esprit pendiint le rêve.
On peut donc, après ces remarques, appliquer notre hypothèse de la hiérarchie des phénomènes psychologiques ou des divers degrés de la tension psychologique à l'interprétation des états psychasthéniques. Pour y parvenir voici de quelle manière on pourrait se représenter le trouble fondamental de la maladie.
A partir d'un certain moment sous des. influences diverses que j'étudierai plus tard survient chez ces individus un abaissement