‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 208 sur 288 · ABAISSKMENT DE LA TENSION PSYCHOLOGIQUE 49Ô · texte numérisé non relu

ABAISSKMENT DE LA TENSION PSYCHOLOGIQUE 49Ô

de la tension psychologique et nerveuse telle que nous l'avons comprise. Chez les uns cet abaissement une fois commencé va rester définitif pendant plus ou moins longtemps, chez les autres il disparaîtra rapidement pour réapparaître bientôt ; il faut aussi remarquer que suivant les sujets rabaissement de la tension sera plus ou moins profond. Ce sont des variétés que Ton peut négliger pour le moment, l'essentiel, c'est que cet abaissement existe chez tous au début des périodes de la maladie qu'elle soit courte ou longue, profonde ou légère. Cela veut dire d'après les études précédentes que certains phénomènes supérieurs fonction du réel, action volontaire avec adaptation nouvelle avec sentiment de liberté et de personnalité, perception de la réalité, croyance, certitude, douleur et jouissance du présent, notion exacte du présent vont devenir impossibles, tandis, que les autres groupes d'opérations, action et perception désintéressée ou avec distraction, et à plus forte raison, raisonnement, rêverie et émotion mal coordonnée vont rester parfaitement faciles. Il suffit de se reporter à tout ce que nous avons dit sur l'insuffisance psychor logique pour constater que c'est bien ainsi que les choses se passent.

On a vu en effet que ces personnes ne sont pas simplement des émotifs mais que ce sont des malades dont toute la vitalité et toute la nutrition semble altérée, leur amaigrissement caractéristique ne me paraît pas convenir à un caractère simplement émotif. Il y a là un abaissement de la vitalité qui est bien d'accord avec cet abaissement de la tension nerveuse que nous supposons. Plusieurs auteurs ont ainsi insisté avec juste raison sur ce caractère maladif que d'ordinaire on néglige trop*.

Il est inutile de reproduire tous les faits que nous avons cités à propos de ces insuffisances psychologiques et qui démontrent bien l'abaissement de la tension psychologique. Je rappelle seulement certains cas caractéristiques où les malades débutent par un abaissement tout à fait visible. Nous avons vu des cas comme celui de Ver... et de Bei... où-brusquemen't sans obsession, sans crises d'angoisse proprement dite les malades perdent la réalité de leur personne ne peuvent plus atteindre à la perception personnelle attentive et réelle, mais continuent à avoir toutes les

I. Van. Eedeii, Les obsessions. Revue de l'hypnotisme, 1892, p. 11. Haskovec, op. cit., 124.

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