‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 256 sur 288 · I. Daguillon, Ann. méd. psych., juin · texte numérisé non relu

I. Daguillon, Ann. méd. psych., juin

a. Féré, Folie communiquée de Thommeaux animaux, agoraphobie chez le chien. Société de biologie, 1897.

FORMES DE LA PSYCHASTHÉNÏE CONSTITUTIONNELLE ET ACQUISE 6;;a

d'observer que ces deux classes sont loin d'avoir une importance égale et que la seconde se réduit à un très petit nombre de cas. Tout ce que l'on peut admettre c'est que les cas sont le plus souvent intermédiaires entre ces deux extrêmes, le malade constitutionnel et le malade tout à fait accidentel, et, comme on va le voir, ils seront d'autant plus graves ou d'autant plus curables qu'ils se rapprocheront plus de l'un ou de l'autre.

tnier coup. Un certain nombre de malades, une vingtaine, prétendent avoir ressenti cette douleur de la tète en général à l'occiput et être entrés tout de suite dans un état grave.

Dans des cas de ce genre on se trouve immédiatement en présence de symptômes complets tels que nous les avons décrits, il n'y a pas de remarques particulières à faire sur le début. Mais à mon avis ces formes sont exceptionnelles et elles deviendront de plus en plus rares, à mesure que l'on fera d'une manière plus sérieuse l'analyse du caractère antérieur des malades. Presque toujours il y a un état psychologique anormal qui se développe depuis très longtemps aVantque n'apparaissent sous une influence provocatrice ces états aigus. Ce sont ces signes précurseurs qu'il faut rechercher.

Ce sont d'abord à un degré plus ou moins accusé tous les symptômes de neurasthénie ; les fatigues excessives, les engourdissements des membres, qui paraissent quelquefois grossir « depuis longtemps, dit Qb..., il y avait un côté du corps qui me semblait devenir plus gros que l'autre », indiquant déjà la diminution de la tension nerveuse. Toutes les sensations anormales dans la tète : les bruits, les vertiges, le sentiment de perdre connaissance, les craquements, le vide, les étourdissements, les vapeurs, les serrements comme dans un étau, etc., sont des phénomènes du même genre.

Il faut même tenir compte des symptômes physiques, la faiblesse, les tremblements, les troubles de la digestion, l'amaigrissement. Dans huit de mes observations, la maladie a débuté dans l'enfance par des faiblesses et des amaigrissements que l'on a à tort rattachés à de simples anémies. En un mot je crois qu'il faut se défier du diagnostic banal de neurasthénie, si la maladie se borne souvent à un affaiblissement nerveux organique, il faut quelquefois redouter des troubles mentaux plus graves qui commencent très souvent sous le couvert de ces symptômes neurasthéniques.

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