‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 275 sur 288 · Marro, La puberté, p. 4o · texte numérisé non relu

Marro, La puberté, p. 4o

3. AriedcJong. Comptes rendus du Congrès de médecine de Moscou^ 1887, IV, p. gO.

^. Tuczek. Berlin. KUn. Woschenschrift, 1869, p. 119.

5. Claparèdc, Archives de psychologie de la Suisse Romande, 1902, p. 33o.

DIAGNOS a raconté son h

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e cette même parole ne ferait aacun bien à Jean qui •urs indéfiniment, tandis qu'il est amélioré par un avail. Il faut toujours demander au malade ce qui n'est i un phénomène de dérivation, ce qui lui est difficile^ erminer un effort qui remonte la tension morale, t d'attention joue dans cette maladie un rôle essentiel^

I lui que Ton doit surtout diriger les efforts du malade. . Angell le remarque bien quand il dit que <( le traiteitre avant tout dirigé* de manière à développer le pou- :ention * ». Voici bien des années que j'insiste sur cette i de l'attention chez les hystériques et chez les psyles.

choisir toute espèce de travaux intellectuels suivant ituation sociale des malades, en cherchant toujours à m travail qui intéresse au moins un peu et qui offre liflficulté pour qu^il ne soit pas fait d'une manière au-

II ne suffît pas de faire lire le journal d'une manière crois nécessaire au moins dans ces cas graves de faire

ans cesse cette lecture et de faire interroger le mat de peu d'instants sur ce qu'il vient de lire, pour le vre et à comprendre ce qu'il lit. En général, dans des renre, il ne faut pas prolonger les premiers efforts au delà de quelques minutes. Kl... dirigeait son ir la musique et si elle parvenait à surmonter Ténere la musique lui causait d'abord, c'est-à-dire si elle supprimer la dérivation qui se produisait au début des ention, elle se trouvait ensuite beaucoup mieux. Nadia enne pour faire des efforts sur son piano s'intéressa t à la broderie et retrouva souvent le calme d'une faen apprenant à faire des travaux difficiles à l'aiguille, t la peinture ont été la grande ressource de Claire et tude des langues étrangères ont rendu de grands servie, à Lise, à Bow..., a Pot..., etc. Ces travaux ne sent en général d'une manière à peu près correcte que s peu de temps, puis il faut que le médecin parle de sujet, le gronde, l'encourage, fixe lui-même Tatten-

Angell. Journal of nervous and mental disease, août 1900.

tioD sur les mouvements, sur les sensations, sur le souvenir des choses qui viennent d^ètre étudiées, maintienne le sujet en haleine et le remonte : l'expression devient ici tout à fait juste.

Si la maladie est légère, le sujet prend l'habitude d'être ainsi remonté, de se maintenir à un niveau plus élevé ; rabaissement mental disparait et avec lui les agitations et les obsessions. Si la maladie est constitutionnelle, si elle est grave, le sujet se fatigue de cet effort perpétuel, il ne peut plus le faire sans retomber dans ses tics et ses ruminations, nous avons vu comment Lise est fatiguée d'aller bien, comment elle éprouve des besoins de rechute : « cela me fatigue trop de lire, sans avoir une autre idée en tête, je ne puis plus continuer ». Ces sujets ont toujours besoin d'être remontés par des excitations diverses, des émotionà variées et le rôle du médecin se rapproche de celui du directeur de conscience qui se borne à donner les solutions, à suppléer à la volonté insuffisante. Autant que possible, il ne faut pas se contenter de ce rôle, il faut, en répondant aux questions, en dissipant les inquiétudes, essayer chaque fois d*exciter l'activité du malade, de la rapprocher du réel. De cette façon, on le maintient à un niveau moyen beaucoup plus élevé que celui qu'il aurait spontanément, et on enraye le développement de la maladie dans sa tendance la plus funeste, celle qui entraine vers l'inertie et l'isolement.

Je crois que c'est à cette forme de traitement que se rapportent, quelquefois même à l'insu des auteurs, la plupart des procédés thérapeutiques qui ont eu quelque succès. Nous avons vu que la séance d'hypnotisme agissait au début chez l'obsédé par l'émotion qu'elle détermine ; elle agit ensuite et plus encore par l'effort et l'attention qu'elle demande. On exige du sujet qu'il reste immobile, les yeux fermés en cherchant le sommeil : le sujet, qui ne s'endort pas du tout automatiquement comme l'hystérique, fait tout cela par obéissance, parce qu'il croit au traitement, c'est pour lui un gros effort. On lui demande ensuite, sous prétexte de suggestion, des mouvements, des attitudes plus ou moins prolongées, et il essaye de les réaliser : l'attention et l'effort sont d'autant plus grands qu'il se figure faire des mouvement d'un caractère extraordinaire, qu'il surveille ses muscles plus que jamais. Lise, comme je l'ai dit, se trouvait fort améliorée par des contractures suggérées : en réalité ces prétendues contractures

DIAGN

grands efFoi-ts <

t son corps. « ( ^ , , j, ^

ggérez des tremblements ou des contractures, je ne puis ; mes idées (ruminations sur le sacrilège), elles cessent irmenter, tandis que pendant mes mouvements ordis continuent toujours ». Bien entendu, ses idées cessaient elle se donnait tout entière à un effort gymnastique i la mettait en sueur, parce qu'elle s'élevait assez aux phéupérieurs pour qu'il n'y eût plus de dérivations. On sugau sujet des hallucinations, des rêves et, comme ceux-ci pent pas tout seuls, il faut encore un eOort intense d'ima- , surtout d'attention qui amène la même tension et relève le l'esprit. Lise et Claire sont transformées par les efforts ntpour avoir Thallucination d'une rose, c'est-à-dire tout it pour se la représenter d'une manière nette et réelle, dant cette prétendue hypnose, on dirige l'attention sur et l'on force le sujet à les comprendre beaucoup plus

qu'à l'ordinaire. En un mot, je crois que le mécanisme entpar l'hypnose dans ces cas de psychashénie n'est pas e que l'excitation de l'attention, la direction et la réée la volonté : il en est peut-être quelquefois de même térie mais plus rarement, car ici d'autres mécanismes a celui-là.

> auteurs proposent un traitement qui, au premier une un peu. M. Tissiénous dit qu'il guérit des obsess phobies par la gymnastique suédoise *. M. Thulié projustement de discipliner les jeunes dégénérés en les à la gymnastique d'ensemble^. M. Pitres et M. Tîssié , un malade psychasthénique avec des tics et des toux ues guéri par la gymnastique médicale respiratoire ^

entendu que la gymnastique n'agit pas ici directement ectement par les influences que je viens d'indiquer, rétation des effets thérapeutiques a semblé quelquefois

Traitement de quelques phobies par la gymnastique suédoise. Congres

H neurologistes. Bordeaux, août 1895.

lié, Le dressage des jeunes dégénérés ou orthophrénopédie, 1900 (Paris.

Clinique de gymnastique médicale psychodynamique, 1899. A. Pitres, Tics éralisés (chorée électrique de Bergeron-Hénoch, Elecirolepsie de Tor- >sc convulsive rythmée de Guerlin), traités et guéris par la gymnastique Société de médecine et de chirui'gie de Bordeaux, ai décembre 1900.

Ma

plus délicate à propos de certaines tentalives très intéressantes de guérisons des tics. Trousseau proposait pour guérir les tics « une gymnastique ordonnée des muscles affectés de convulsions ». Charcot^ parle « d*une gymnastique rationnelle ». M. Letulle réclame une gymnastique spéciale en remarquantd'ailleurs « qu'il faut maintenir le moral, soutenir le courage et les efforts du patient* ».

M. Brissaud dans un grand nombre de travaux', M. Bom- '^

paire S M. Popoff\ M. P. Montaigne* MM. H. Meige et E. Feindel ^ ont préconisé un traitement en apparence plus précis par (( la rééducation de Timmobilité et les mouvements antagonistes ». Plusieurs de ces auteurs semblent croire que ce traitement gymnastique agit directement sur le tic qu'il s'agit essentiellement d'un traitement des muscles ou de la fonction nerveuse proprement motrice.

M. Dubois (de Saujon] a poursuivi depuis 1896 avec le plus grand soin le traitement de quelques tiqueurs. Il dresse ces malades à rester absolument immobiles pendant un temps déterminé", il obtient des guérisons remarquables et remarque que les phobies s'améliorent en même temps que les tics. M. Dubois ne cherche pas les mouvements antagonistes, il ne cherche que l'effort d'attention vers « l'image du repos, de l'immobilité absolue, mais de rimmobilité consentie, çoulue ». Comme l'auteur le remarque aimablement, cette interprétation se rattache à la conception que nous soutenons depuis longtemps de l'importance des exercices de l'attention chez les névropathes. A mon avis, ces traitements des tics, qu'il s'agisse de la gymnastique générale, d'un exercice des mouvements antagonistes, de la rééducation de l'immobilité,

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