La tendance à l'action, l'absence d'exécution
Le second caractère que nous présentent les obsessions c'est l'impulsion, c'est-à-dire la tendance à l'acte. Ce caractère est évidemment le plus important au point de vue pratique, puisqu'il constitue le danger social de cette maladie. Les obsessions criminelles surtout vont être fort graves si elles poussent les malades à accomplir réellement les meurtres, le suicide, les crimes contre nature auxquels ils révent. C'est aussi le cîircictère qui intéressé
LES IDÉES OBSÉDANTES
e malade, car il est épouvauté k la pensée qu'il va exécu- ^rîmes et une grande partie de son mal est causée par •reur de Texéeution.
re part, ce caractère de la tendance h Tactlon est si réel
idées que beaucoup d'auteurs ont même admis une classe [ère parmi ces idées maladives qu'ils désignèrent par le mpulsions, pour les distinguer des autres obsessions. li, comme M. Arnaud, réunissent toutes ces idées sous commun d'obsessions admettent encore parmi ces obses- 1 groupe qui serait spécialement les obsessions impul-
crois qu'il faut aller plus loin encore et reconnaître que ion est un caractère commun à toutes ces obsessions, bien îsente des degrés assez variables.
clair que ce caractère sera plus net dans le groupe que île les obsessions criminelles. « Toutes mes idées, dit nt une tendance à se transformer en actes, je vais jeter ten par la fenêtre, je vais brûler un billet de banque, un enfant, etc.. » « Quand je pense au chien enragé, j'ai t envie de me jeter sur les gens et de les mordre. » « Je suis
h voler les gens, à organiser des plans pour faire voler s personnes, h faire des sacrilèges en brisant des hosties, les choses pas convenables la nuit, etc. » Ces mots, « je e, j'ai envie de faire, je suis poussé à faire, » reviennent se dans le langage de ces malades. On a souvent démontré ut encore le vérifier en étudiant l'exécution des sugges pnotiques que ces expressions et ces sentiments corres-
au début de l'exécution réelle, ils résultent de la sensa-
pelites contractions musculaires, de petits mouvements icés dans une certaine direction. « Mes mains se dirigent pot à tabac, disait Delbeuf quand il décrivait l'envie de me cigarette. » « Mes mains commencent à serrer et à
disent tous ces impulsifs, » « mes mains s'avancent pour nner la culotte de mon père, disait Vob. » On peut •s constater chez beaucoup ces mouvements du corps, ces iients de physionomie qui constituent le début de l'ac-
faudrait pas croire que dans les autres obsessions, ce caimpulsif soit absent. « Entre les obsessions du remords ou 'ainte d'un acte et l'obsession impulsive il n'y a pas de ition tranchée, elles sont toutes accompagnées d'une ten-