‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 27 sur 288 · LA TENDANCE A L'ACTION, L'ABSENCE D'EXI^CUTION · texte numérisé non relu

LA TENDANCE A L'ACTION, L'ABSENCE D'EXI^CUTION

préDoms, pays et date de naissance, figure, antécédents de cette servante et ne trouve rien à lui reprocher : la femme de chambre est donc admise. Jean reste très inquiet à son sujet, il examine tous les jours tout ce qu'il apprend sur elle et cependant pendant quinze jours il est forcé de convenir que rien en elle ne rappelle Charlotte. Mais quelques jours après il accourt désespéré nie dire .«qu'un grand malheur lui arrive, bien par hasard: il savait depuis l'entrée de la femme de chambre qu'elle avait été domestique chez une madame Pâtissier et cela ne Tavait pas troublé, mais brutalement, comme par un coup de bâton, Pâtissier lui a rappelé Galette, or parmi les amies de Charlotte il y a une madame Galette dont elle a souvent parlé. N'est-ce pas malheureux que ses parents aient choisi justement une femme de chambre qui le fasse penser à Charlotte. »

Sous cette forme l'association n'est point du tout semblable à celle qui caractérise les suggestions des hystériques. Ce n'est pas une association automatique résultant de liaisons d'idées anciennement établies, c'est une association cherchée et construite actuellement par le sujet. C'est une manie de V association qui est une conséquence de la fixité, de la permanence de l'idée ou plutôt, comme on l'a vu, de la manie relative à cette permanence. Nous retrouvons donc déjà dans ces premiers caractères de la permanence et de l'évocation des idées les deux tendances caractéristiques de l'obsession. Il y a une exagération de la permanence et de l'évocation, mais cette exagération ne consiste pas en une nécessité complète qui s'impose au sujet, il y a quelque chose de volontaire dans ces phénomènes et c'est ce double phénomène qui constitue une sorte de tic ou de manie.

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