LA TENDANCE A LA REPRÉSENTATION, L'FIALLUGINATION SYMBOLIQUE
teau pointu est fréquente, on la retrouve chez Mb... et chez plusieurs autres. Vod... se voit couper le cou à sa petite fille. « Je me voyais la saigner, la mettre dans un cercueil et jeter la boite dans une grande mare d*eau sale. » Fa... qui croit avoir des impulsions erotiques, « voit tous les hommes dans la rue se déboutonner et courir après elle ». Jean voit non seulement la servante au fou rire lui apparaître à droite mais la dame de ses pensées Charlotte perpétuellement devant lui ou dans sa tète.
FiG. I — Dessin fait par la malade elle-mèmo pour représenter son hallucination, le couteau est yu d'une manière beaucoup plus nelte que les traits du visage.
Dans le groupe des honteux les hallucinations sont particulièrement curieuses. Une hallucination très fréquente est celle d'un trou, d'un précipice dans lequel ils vont tomber ou dans lequel ils sont tombés. Claire a longtemps côtoyé un grand précipice, maintenant elle est au fond du trou et elle voit bien qu'il lui est impossible de remonter. Mi..., femme de 4? ans, « voit moralement un trou dans lequel il lui semble qu'elle tombe ; si elle ne parvient pas h se tirer de là elle se tuera plutôt que de rester au fond ». On se souvient que Pascal, qui d'ailleurs avait bien des symptômes de la maladie du scrupule, voyait h ses côtés un précipice. On a beaucoup discuté sur rhallucination de Pascal : si elle est historique, ce qui est fort douteux, il faudrait la rapprocher des autres hallucinations du même genre chez des scrupuleux, ce serait le meilleur moyen d'en comprendre la nature.
Il faut aussi rattacher au même groupe les cas suivants qui me paraissent particulièrement intéressants. Un jeune homme de 20 ans, Voz..., vient se plaindre d'un trouble singulier : il est distrait dans ses études et dans ses plaisirs par un spectacle gênant, il voit sans cesse devant lui un mur, et ce mur il le reconnaît bien : c'est celui de la première cour du lycée. Il est aussi gêné dans
LES inriES OBSEDANTES
cur il marche saus cesse étroitement environné IX en avant et deux derrière lui. Ce sont 4 arbres a cour du lycée. Enfin il est encore plus embaroit des chaînes ou des cordes qui sont tendues enroulent autour des arbres précédents et qui lui n\ Rp..., un homme d'une trentaine d'années, udier avec M. le P"" Raymond, voit passer devant 2;e à une distance d'à peu près 5 mètres. Ce périt presque toujours le directeur d'une grande l'air souriant, tantôt l'attitude et le visage courit. Ces cas pourraient être multipliés facilement, éalité très nombreux.
es se présentent avec l'apparence d'hallucinations : jnomènes psychologiques qui semblent dans la ijet se confondre avec le phénomène de la per- ™e, quoique pour un observateur placé en dehors lit pas d'objet réel en rapport avec cette percepit représenter un système d'images correspondant paraissent avoir l'apparence de l'extériorité, et manière irrésistible. Aussi le sujet les donne-t-il nations. Le jeune Voz..., Claire et Rp... viennent ecin en demandant à être guéris de leurs halluci-
se borne à une observation superficielle, on les nent pour des hallucinés. Cependant l'existence complètes serait un fait singulier chez les scrunt ces malades qui n'arrivaient pas h l'impulsion xécution réelle de leurs idées, arrivent-ils à la umplète qui est un phénomène du même genre. Il nettre qu'après un examen démonstratif.
ipart de ces malades, ces prétendues hallucinations h l'examen. « Tout objet blanc, disait Lod..., me stie, surtout quand il est sale, me force a regarder 5, quand je regarde, je vois bien que je me suis ait qu'un crachat par terre. » Lise reconnaît même ' s'avance dans son délire presque jusqu'au mois hallucinations, mais qu'elle s'arrête en deçà.
lie ce cas à la Sociélc de psychologie. Bulletin de l'Institut p$y- [, p. i88.