Névroses et idées fixes, I, p. i5g
LES IDÉES OBSÉDANTES
le connaît bien. De là une jalousie féroce et Tidée fixe de la eance : elle pense constamment à cette vengeance, s'en isente d'avance toutes les péripéties ; elle veut tuer sa B dans les bras de l'amant coupable et pour échapper îonséquences elle veut se tuer elle-même. Cette idée granse précise de plus en plus, si bien qu'un jour Lee... un ver à la main, s'embusque à une fenêtre et quand elle voit jr sa rivale dans une voiture près de son amant, elle tire coups sur eux, s'enfuit et va se jeter dans la rivière. Ces très réels n'eurent heureusement aucune conséquence ; : personne ne fut atteint et Lee... fut retirée de la rivière lement évanouie. Comme on reconnut son état, on se borna ;ransporter à la Salpêtrière dans le service de M. Raymond, le présente à tout instant l'accident suivant : à propos de la dre chose, parce qu'elle regarde dans la cour, parce qu'elle voit naïade causer avec un homme, parce qu'on prononce un mot lit elle, la voici qui se trouble, cesse de parler et garde les fixes. Elle se dirige vers une armoire et semble y prendre un qu'elle garde dans la main droite ; elle s'approche de la re, regarde dans la cour avec un air de fureur, tend son bras , semble décharger un revolver en poussant un cri, puis se \ courir en travers de la salle, elle finit par se jeter par terre ste évanouie. En un mot elle joue de nouveau, mais cette fois réalité extérieure, la scène du meurtre et du suicide. Des cinations nombreuses ont simplement remplacé les percopabsentes puisque les circonstances ont changé.
ns ces observations on peut noter entre autres faits imporles caractères suivants, i** Pendant une longue période, plus » ans chez Justine, Tidée réapparaît subitement à propos de ines associations d'idées, comme si on déclenchait un ressort lit fonctionner un mécanisme automatique sans aucun effort jet. 2** Le passage de l'idée a l'acte est étonnamment rapide et let. Les mouvements, les actions en rapport avec l'idée fixe mmédiatemcnt exécutés et d'une manière aussi complète que ble, étant données les circonstances. 3° On constate aussi le ge également rapide et complet de l'idée à l'hallucination qui lit tous les sens et se présente avec le plus grand degré de com- :é et de réalité. /|" Le sujet, au moins pendant une période dénée est absolument convaincu de la réalité de son idée fixe.