‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 58 sur 288 · I. Legrand du SauUo. Folie du doute, p. Sg · texte numérisé non relu

I. Legrand du SauUo. Folie du doute, p. Sg

a. Bail, Frontières de la folie. Revue scientifique, i883, 1, p. 3.

)mmencent indéfiniment tandis qu'ils n'hésitent pas pour les es. Vor... (137), quand elle a uriné, éprouve un mécontenent que j'ai déjà signalé, aussi relourne-t-elle imniédiateit aux cabinets, elle en ressort « sans être certaine d^avoir ;ué les dernières gouttes ». Elle retourne ainsi soixante fois aux [nets avant de se coucher et ne s'arrête que tout à fait isée de fatigue.

n de nos malades Rk... répète chaque phrase qu'il lit, chaque ïse qu'il prononce ou bien il fait répéter chaque phrase que

prononce devant lui : « Mon Dieu, pense-t-il, voilà encore phrase qui s'en va dans l'éternité et je ne l'ai pas bien come ».

'autres pour ne pas recommencer indéfiniment se fixent une te, un nombre de fois déterminé. Nous retrouvons ici cet ur pour les chiffres, dont la précision apparente les enchante > recommenceront l'acte quatre fois, dix fois, espérant par là être

qu'il sera bien fait. Nadia veut faire chaque action six fois .. se borne à trois fois, Jean à quatre fois ou à un multiple de Ire, Rien n'y fait malheureusement, car ils ne sont plus sûrs itenant d'avoir bien compté : pour être satisfaits, il ne leur plus recommencer l'acte mais la série des actions. Une pauvre ne pour se tranquilliser veut réciter une dizaine de chapelet,

elle la recommence parce qu'elle croit qu'il en manque, i fait-elle des dizaines de quatre heures du matin jusqu'à midi.

ne forme curieuse de ce besoin de recommencer, forme qui ae lieu à bien des erreurs, c'est /e besoin du retour en arrière, r recommencer l'action il ne faut pas s'éloigner du milieu où doit être faite, il ne faut pas quitter trop vite les circonstances lilieu desquelles l'acte doit avoir lieu. Ces malades désirent ; ne pas changer de place. Cette haine du changement, fonentale chez eux, en raison de leur aboulie est ici fortifiée par îsir d'être à même de recommencer les pensées, les sentits, les actes dans les mêmes conditions où ils ont déjà été mplis. Ils cherchent donc, comme Claire à retourner en îre, à reprendre la même pensée aux mêmes heures, même endroit. Ils craignent qu'on ne les déplace malgré et trop rapidement. Dès que Claire est à Paris elle veut rtir à la campagne « comme il me semble, dit-elle, que ai jamais fait ce je devais, je crois aussi que je ne suis pas à

la place qu'il faudrait, que je devrais retourner à la pi dente ». On comprend quel trouble terrible apportent l en chemin de fer qui entraînent rapidement loin de la ] cédente. Cela met cette jeune fille au désespoir, elb revenir en arrière, a son point de départ, au moins à précédente.

Cette Idée est très fréquente. M. Ameline signalait i congrès de psychologie une jeune fille du service de M qui n'aimait pas, en chemin de fer, voir les maisons arrière à mesure que le train avançait. « L'impression ( fuit sous mes pas me laisse un vide et tout en me renda que je dois continuer mon chemin, j'éprouve des héî poursuivre vers mon but. Quand je suis arrivée il me s j'ai été trop vite ; il faut que je retourne h mon point Quand au lieu de faire un trajet à pied, je le fais € j'éprouve le môme vide en voyant les maisons et tout route et si je n'étais pas en voiture, il me semble qu( rèterais* ».

On retrouve ce retour en arrière chez Fé..., chez I croit toujours « laisser un vide derrière elle en pas vite ». Je crois que cette manie de retourner h la môm au même moment où a débuté l'action, joue quelquefc dans la phobie des chemins de fer. II est facile de voir rattache non seulement à la manie de la répétition ma à la manie du symbole ; ce retour en arrière est une symboliser le besoin de recommencer, le mécontenl l'action.

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