L'EXPRESSION DES IDÉES OBSÉDANTES
décrire avec précision les idées qui tourmentent les obséd malades ont en effet presque tous une attitude et une man s'exprimer qui me paraît précisément dépendre de leur éts tal, mais qui gêne singulièrement les recherches psycholo Sans doute, ils sont doux, aimables, assez intelligents et i sentent ni ces colères, ni ces entêtements, ni ces confusi< gênent dans Texamen d'autres sujets, mais ils ont une pei nie à parler avec précision de ce qu'ils éprouvent et ne fon de leurs pensées que d'une manière perpétuellement incoi obscure et embarrassée.
Le scrupuleux, au début de son mal, quand il s'aperç< sa pensée est troublée, commence par dissimuler soigneu son état à son entourage et pendant des années, sa famill ignorer qu'il est atteint d'une maladie mentale. Il faut d constances toutes spéciales pour le décider h parler. Ger 2i4 *)i par exemple, laisse échapper son secret quand, pendj petite maladie, on veut la faire soigner par sa belle-sœur son délire, elle se figure depuis plusieurs années avoir tué 1 de cette jeune femme. Elle trouve trop horrible d'être i nant soignée par elle et se décide à expliquer pourquoi < fuse ses soins. Ou bien il faut que la maladie ait été soup à cause de quelques manifestations extérieures mal répi en général, à cause du bavardage que font ces malades, à i et que la famille, inquiète, les presse de questions. On entei pendant plusleursjours répéter indéfiniment u non, non» dès est seule. Elle refuse d'expliquer ce mot à son mari. Il fauti père vienne la supplier pour obtenir l'aveu qu'elle résiste mon. Bien souvent d'ailleurs on amène les malades au n simplement parce qu'on est inquiet de leur attitude ma qu'on ait pu obtenir une révélation précise. Cet aveu est si tant et le plus souvent si tardif que Legrand du SauUe le dérait comme un événement caractéristique dans l'évolutio maladie et faisait débuter avec lui ce qu'il appelait la s phase.
I. Le chiflre qui suit le nom d'un malade désigne le numéro que poi observation dans le deuxième volume do cet ouvrage. Dans ce volume ] collaboration avec M. le professeur Raymond, nous étudierons les antécé malade, révolution qu*a eue chez lui la maladie, les traitements qui ont oecas avoir une influence, études cliniques qui ne peuvent toutes prendre pi ce premier volume.
LES IDÉES OBSÉDANTES
Quand on interroge ces malades, ils prennent un air extrêmebarrassé. Ils sont hésitants, incertains eux-mêmes sur ce ►rouvent et sur ce qu^ils veulent dire. Les uns comme )s. iSa) poussent tout le temps des éclats de rire et se d'eux-mêmes comme s'il nV avait rien de sérieux dans . Les autres sont tristes, honteux, prient qu'on n'insiste
[•efusent absolument de faire un récit net et précis de adie. Je puis donner à ce propos un détail caractérisai l'habitude, autant que cela est possible, de prier les de m'écrire : la feuille de papier légendaire du neuras-
n'est pas pour me déplaire. Les descriptions sont plus par l'écriture que par la parole et le document est souressant à conserver. J'ai recueilli ainsi des confidences tes sur la plupart des maladies mentales, eh bien, sur puleux, malgré toutes mes supplications, je n'ai pu obteettres que de cinq malades seulement. II ne faut donc que sur l'interrogatoire et on ne tarde pas a s'apercevoir extrêmement difficile.
sont cependant pas les difficultés ordinaires de l'examen es. Le persécuté refuse souvent de parler parce qu'il prend in pour un ennemi et qu'il s'en méfie ; le scrupuleux ne rien de semblable. Il ne se défie pas du médecin et comme îrrons, il est au contraire tout disposé à réclamer son aide, colique refuse de parler par honte, par humilité; le scrulit presque toujours fort bien que ses idées, ses accusations ses. II se rend assez bien compte qu'il est un malade et >as lieu d'être honteux L'hystérique ne peut pas vous par-
qu'elle ignore, parce qu'elle a oublié ; le scrupuleux oupeu et ce qu'il y a de plus agaçant dans son examen c'est tend toujours savoir très bien ce qu'il aurait a dire et que it il le dit toujours très mal. Il est hésitant, embrouillé, te sans avancer, il n'achève jamais Tidée qu'il a commenavance jamais un mot sans le contredire Tinstant suivant urs il vous avertit charitablement que tout ce qu'il a dit isant, que ce n'est pas encore cela, qu'il aurait bien autre lire et l'on peut recommencer l'interrogatoire toujours lême résultat.
)bs. 1/4^), au milieu de ses éclats de rire, vous avertit:
vais, moins je comprends mes idées, comment voulez-