‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 74 sur 288 · Les tics de défense · texte numérisé non relu

Les tics de défense

es cas, le phénomène mental qui accompagne le tic iffércnt, le malade se sent poussé à accomplir le on pour faire mieux quelque chose, mais pour ré- >mpenser quelque chose de fâcheux, pour se déune influence nuisible.

rapporté un beau cas de ce genre. Son malade pour de l'épaule gauche, éprouve le besoin de saisir le irec la main droite. Bientôt la main droite présente îlui de serrer, tirailler, tortiller de toute manière ûtrant, et finit par déterminer des lésions. Cette de des deux mains était pour le malade un besoin sédant *.

: obsédant » dont parle Bechterew est plutôt un tic îz un honteux de son corps. Le malade, très timide X, a imaginé de sourire quand on le regarde, c'est e conjuration. Ce sourire se représente malgré lui, croit forcé de sourire dès que quelqu'un a les yeux u simplement dès qu'il pense que quelqu'un peut

le MM. Pitres et Régis a des manies mentales de )ousse cette pierre du pied deux fois et il ne t'ardit-il sans cesse, a Les actes deviennent a la longue disent les auteurs, mais pendant longtemps ils ont ar une idée^ )).

ire d'un liqueur, Journal de médecine et de chirurgie pratiques,

levuc de psychologie, 1899, 35.

jis, op cil., 53.

Parmi mes malades, les exemples sont trop nombreux pour pouvoir être tous énumérés. As..., homme de 26 ans, Ad... ('49), femme de ^9 ans, Qsa., homme de 55 ans, sont inquiets de leur estomac, ils en souffrent légèrement et se sentent gonflés. Ils ont la honte de manger et pensent qu'il vaudrait mieux ne pas manger, mais comme ils ne peuvent s'en abstenir tout a fait, ils réparent le repas, les uns par des efforts de vomissements et des vomissements réels, l'autre par des rots interminables et des secousses du ventre. Ces tics de vomissement ont chez les psychasthéniques une importance considérable. Je ne puis que les signaler ici dans cette énumération des tics, il faudra revenir sur leur pathogénie et leurs conséquences.

Te..., âgé de 20 ans, à la suite d'une marche avec des souliers trop courts, conserve, un tic de recroquevillement des orteils et de raideur de toute la jambe. Qk..., pour lutter contre la fatigue de l'écriture doit écrire a genoux, puis dans des postures de plus en plus bizarres.

Xy... repousse avec la main droite un objet imaginaire qui viendrait sur elle; Zo... fait « hem, hem », pour ne plus penser aux épingles; Myl... ébauche un signe de croix; Bé..., poursuivie par la pensée qu'elle a dans le ventre un ver-araignée, dissipe cette crainte en se frottant le ventre à droite, ce tic est si continuel qu'il détermine toujours l'usure de ses robes à cet endroit. Lae... (80), homme de 28 ans, obsédé par la pensée de la rage, a eu d'abord des sortes de crises qui lui semblaient en rapport avec la rage. Dans ses crises ses os craquaient, il en est arrivé à se borner à un petit mouvement singulier, il lui suffit de faire craquer ses articulations pour être comme débarrassé de la pensée de la rage. Ce même malade passe ses mains sur son pantalon parce qu'il a l'idée qu'un chien le frôle et que par ce mouvement il écarte l'idée : ces deux mouvements finissent par constituer de véritables tics.

On voit que chez tous ces malades le tic est comme une réduction de la manie mentale, soit que la manie mentale ait été autrefois tout à fait complète, soit qu'elle ne fasse que débuter et reste encore embryonnaire, soit même qu'elle n'existe pas sous une forme intellectuelle et soit complètement remplacée par cette agitation motrice systématisée. En général on peut dire que la manie mentale est d'autant moins développée que le tic moteur est plus complet. Mais ce sont des tendances analogues qui dé-

lineiit l'un ou l'autre de ces deux phénomènes et c'est là ce que roulu mettre en évidence en montrant que les tics pouvaient groupés à peu près de la même manière que les manies men-

Les crises d'agitation.

lez d'autres malades les mouvements deviennent bien plus idérables et en mcme temps plus vagues, ils semblent consli-

de véritables crises convulsives. Je crois qu'il faut insister ;es agitations motrices diffuses analogues aux agitations mcn-

diffuses. Elles jouent un rôle considérable dans la maladie )ivent également jouer un rôle important dans son interprén.

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