‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 75 sur 288 · I. — La crise des efforts · texte numérisé non relu

I. — La crise des efforts

i plus curieuse de ces crises peut recevoir le nom de crise efforts. Le malade mécontent de lui-même, désirant mieux , en conclut naturellement qu'il doit faire ce qui permet aux mes normaux de se transformer, c'est-à-dire des efforts; mais -ci, pour son malheur, tournent bien vite à la manie. Il y

un point délicat, parce que nous verrons plus tard en étut les procédés thérapeutiques que certains efforts sont réellet très bons pour le malade et qu'il se transforme par des ts d'attention. Mais ces efforts utiles doivent être dirigés par édecin et doivent avoir une nature particulière. Il est rare le malade trouve tout seul les efforts utiles h faire et nous arlons pas de ceux-ci, eu ce moment. Les efforts que le malade [ine sont une série d'actions assez régulières, quoique moins îotypées que les tics, fatigantes et pénibles, qu'il croit néaire d'accomplir pour donner à son acte ce caractère de certi-

et de satisfaction qui lui manque toujours. ;s malades qui font des efforts de ce genre, chez qui ces ts tournent h la manie et constituent de véritables crises sont e nombreux. Vy... essaye de se donner des convulsions pour

un mouvement qui soit parfait; elle éprouve le besoin de ser comme pour aller à la selle. Tr... fait des efforts comme

soulever un fardeau, avant d'ouvrir une porte ou de faire ses res et se contorsionne pendant des heures.

Le. type vraiment extraordinaire de ce genre de manie c'est Claire. Cette malade a plusieurs fois par jour des périodes de contorsions épouvantables qui ont été prises bien souvent pour des crises d'hystérie et qui, à mon avis, ne leur ressemblent en aucune manière. Ce sont des contorsions volontaires ou quasi-volontaires : quand elle sent ou se figure sentir qu'une action est mauvaise, qu'une pensée est honteuse, qu'elle va avoir son image obédante du membre viril et de l'hostie, elle croit qu'elle doit faire quelque chose pour modifier l'acte ou éloigner l'image. Ce quelque chose, c'est ce qu'elle appelle des efforts. Théoriquement, ses efforts sont moraux ; au début, elle avait la tète dans les mains, les yeux en Tair, le regard perdu très loin et elle se livrait à un travail de rumination mentale. Mais peu h peu elle s'est convaincue que les efforts moraux doivent être accompagnés d'efforts physiques correspondants et elle a commencé h prendre des attitudes spéciales ; ainsi il faut qu'elle soit assise ou couchée, en raidissant la jambe gauche, en ayant la bouche ouverte et la tête aussi basse que possible, les yeux fermés ou démesurément ouverts. Puis elle prit Thabitude de faire des mouvements désordonnés des bras et des jambes jusqu'il se mettre absolument en nage et à éprouvr des douleurs dans tous les muscles. Elle plie le tronc et le relève en mouvements rythmiques de salutation, elle secoue le thorax par de grands mouvements respiratoires. Elle porte ses mains à sa bouche, ronge ses ongles jusqu'au sang, suce et mord ses doigts : ces dernières manies ont fini par développer d'énormes callosités aux articulations des doigts. Quand elle ne mange pas ses mains, elle mange ses mouchoirs et ses draps: en un hiver, elle a réduit en charpie une cinquantaine de mouchoirs. Enfin, en se livrant à cet exercice, elle ne cesse d'avoir à la figure d'horribles grimaces. Toutes ces contorsions se prolongent sans interruption pendant plusieurs heures.

La malade se figure que ces mouvements physiques suivent des mouvements parallèles h sa pensée : « si je vois l'idée tout au fond de moi, il faut que je baisse la tête très bas pour la chercher ; si je la vois en haut, il me semble que ma volonté s'élance pour la saisir et que mon corps en fait autant... Il me semble que c'est mon cœur qui pense, il faut que je cherche la pensée par des mouvements de la poitrine et en augmentant les battements du cœur... Ma vie est à l'ombilic, il faut que je secoue le ventre pour la retrouver. » On voit bien ici se mêler aux efforts la manie

LES AGITATIONS FORGÉES

nbolc et on pourrait appliquer ici les remarques de M. Ribot inalogie de l'efTort moral et de relTorl physique : « le sent de TefTort éprouvé quand nous cherchons notre route à s une masse d'idées obscures et enchevêtrées n*est qu'une

alTaiblie du sentiment que nous avons en cherchant notre dans une foret épaisse et sombre » *.

n entendu toutes ces contorsions violentes et toutes ces es amènent toutes sortes de perturbations viscérales, des les de la respiration qui est exagérée et anxieuse, des les du cœur qui bat ii tout rompre. Mais ce qui est surtout que à la suite de cette agitation et de ces mouvements dinaux c'est une grande excitation génitale et les efforts minent tout simplement par une véritable masturbation. Je e l'extrême importance de cette substitution de Texcitation lie aux efforts volontaires.

is retrouverons ces faits dans les prochains paragraphes où étudierons les phénomènes émotifs de l'angoisse. Je tiens nent h remarquer ici que cette malade a plutôt les phéno- » extérieurs de l'angoisse que l'angoisse elle-même. Elle ne int pas du fout de souffrir pendant cette crise d'efforls. « Les îments de sa poitrine et de son cœur, dit-elle très juste-

sont dus à l'essouiTlement tout simplement ». [/agitation ce cas reste motrice beaucoup plus qu'émotionnelle.

exemple bien curieux de ces crises d'efforts est celui de [232), un homme de quarante ans. Ses crises bizarres se comînt de manie du symbole et d'obsessions de persécution. Ce e diable avait, comme tous les scrupuleux, besoin de symî et il avait l'horreur de la lutte. A la suite d'une querelle lifiante avec un individu qui était son associé et son meilleur 1 garde, sinon une idée obsédante, au moins un sentiment ant, c'est qu'il est en lutte contre cet individu, X. Il lui semble L l'attaque, qu'il faut lui répondre, quoique ce soit bien le, qu'il est nécessaire de se défendre. Sans avoir aucune ;ination, en sachant bien qu'il est seul, que X. n'est résent, il se sent obligé de lutter contre lui. La lutte est ielle : il se met debout, lance des coups de poing et des de pied avec fureur, il se démène comme un forcené,

ibot, Les maladies de la volonté, p. 107. (Paris, F. Alcan.)

se frappe lui-même, se mord les poings et finit par tomber par terre épuisé par de tels efforts et ruisselant de sueur. 11 ne faut pas oublier que ce malade n'a aucun délire, il sait très bien « que X. est son meilleur ami et que, s'il étaît là, il se garderait bien de le toucher », mais cette lutte matérielle est le symbole d'une lutte morale a qu'il devrait faire, s'il avait du cœur » ; elle est le résultat d'efforts inouïs qu'il se sent obligé de faire.

Quelquefois les crises d'efforts sont plus précises, plus systématisées encore et se rapprochent des tics. Je n'insisterai pas sur ces malades, hommes ou femmes, qui font des efforts inouïs pour arriver à la perfection dans la masturbation. Je prendrai comme exemple une crise d'efforts qui se présente assez fréquemment et fjuî est bien typique. Un homme de 55 ans, Qsa.., comme on l'a déjà vu, a des digestions pénibles et souvent des vomissements plus ou moins volontaires pour décharger l'estomac, vomissements qui se rapprochent des tics. De temps en temps, à la suite de troubles prémonitoires dont je parlerai plus tard, il sent que son estomac le tourmente davantage et il s'agite de toutes manières, il a des ruminations mentales sur la mort, sur ses parents qui ne l'aiment pas assez ; puis il marche, ne peut plus tenir en place, puis il essaie de boire un peu, il suce des bonbons, il commence à secouer son estomac par des spasmes de l'abdomen. Puis il essaie de vomir, mais il prétend s'y être pris trop tard, ne plus pouvoir vomir ou du moins ne pas vomir assez bien. Il vomit un peu, il crache énormément, mais il sent que ce n'est pas suflisant, qu^il serait guéri s'il pouvait rendre une certaine gorgée de bile qui ne vient pas. Et ce sont pendant des heures d'épouvantables efforts pour vomir cette gorgée de bile, des contorsions de tous les membres et de tous le corps. Parvenus à ce degré les efforts diffèrent à peine de ceux de Claire, si ce n'est que de temps en temps il y a un violent mouvement de vomissement. La crise peut durer une nuit entière, elle s'arrête soit après un petit vomissement quelconque, soit par l'épuisement du malade qui finit par s'endormir. Je retrouve ces crises d'efforts pour vomir chez deux autres malades, en particulier chez un enfant de 12 ans qui a fait de grandes crises semblables toutes les fois que ses parents lui faisaient manger autre chose que de la gelée de viande et des pruneaux, les seuls aliments qu'il pût digérer sans crise.

Les crises de marche et les crises de parole.

attacher à des tics ordinaires des phénomènes de lus complexes et surtout plus prolongés que Ton vent chez les mêmes malades dans les mêmes cires malades sont troublés à propos d'un acte ou au lieu de se livrer à des récriminations mentales, ils )esoin plus ou moins irrésistible de marcher, îment ne se calme que lorsqu'ils ont marché très is se livrer à aucune violence. Nous avons vu que manies de recherche et d'interrogation : il a renrsonne qu'il a eu le malheur de regarder avec lédiatement il se demande à qui cette personne resest le nom et l'adresse de cette personne qui lui faut qu'il recherche indéfiniment ces ressemblances es. Cette recherche, si elle n'aboutit pas tout de sforme en une agitation qui le force h marcher de dans sa chambre, il va tourner comme un animal nt une nuit entière et le calme ne reviendra que era épuisé de fatigue. Car..., une femme de 28 ans, angoisse déterminée par l'idée de la folie en mariment. Cr... (io4), homme de t\k ans, est bouleversé î émotion et aussitôt il faut qu'il sorte de chez lui les courses énormes.

le M. Souques se rapproche de ceux-ci : après des omanie ou à la place de ces crises, il éprouve le cher pendant plusieurs jours et rentre épuisé '. Il e dans un cas de M. Magnan. Ce sujet interrompt grands mouvements et par de grandes marches '. î 18 ans, présente tout à fait les mêmes symptômes, uleux, timide, mécontent de ce qu'il fait. Il se met ravail avec l'intention de faire un- travail meilleur , il essaye d'y mettre toute son attention. Mais cet et l'agite, il éprouve un besoin invincible de marïalmer. Aussi sort-il de chez lui et commence-t-il à

pulsions dipsomaniaques prolongées sous forme ambulaloire. Arch. 2,11,61.

iété médico-psychol . , a8 mai i885.

errer dans les rues de Paris, il ne recherche jaraais de camar et satisfait sa manie seul comme un dipsomane ; il prend jours les mêmes rues, vieilles et solitaires autant que possibi il tourne dans le même quartier pendant cinq ou six heures il rentre calmé et satisfait.

C'est là, si Ton veut, une variété des fugues, mais c'est variété assez distincte. Ce n'est pas la marche en avant irra née, inconsciente de l'épileptique vrai. Ce n'est pas la fugue térique pendant un état second suivi d'amnésie: le malade r< tranquillement chez lui sans réveil, sans surprise et se sou en général assez bien de tout ce qui s'est passé. Ce n'est pai plus tout à fait l'impulsion à la fuite, ou aux voyages que la rencontre chez ces mêmes psychasthéniques * et que M. Ré appelée la dromomanie. Dans ces impulsions il y a une idét pousse le malade vers un but, il pense à aller vers un ce endroit, a fuir le travail comme on l'a vu dans une des obs lions rapportées dans le premier chapitre de cet ouvrage, les crises que j'étudie ici, il n'y a pas là d'idée qui déter la marche, d'obsession qui pousse au voyage, c'est la m: pour la marche. C'est une opération forcée que le malade ex< de même qu'il travaillait dans ses ruminations mentales.

Dans d'autres cas la marche est remplacée par quelque exercice physique également exagéré et inutile. M. Tissié i crit à ce propos des cas remarquables de manie du can( chez déjeunes psychasthéniques qui ne peuvent résister aub irrésistible de s'exciter et de se surmener dans les sports^.

On peut rattacher à ces crises de marche les besoins de p ou même d'écrire qui prennent les malades dans les mêmes constances. Fy..., (3/|) femme de 35 ans, sujet remarquable à des points de vue, a des obsessions de honte, craint de de folle, et a ce moment se sent agitée « soulevée comme plume ». Il faut qu'elle aille et vienne et surtout qu'elle j qu'elle parle indéfiniment à n'importe qui, qu'elle racont peines « tout ce qu'il ne faudrait pas dire ». Elle bavarde

I. P. Dénommé, Les impuhions morbides à la déambuhlion au point de vue i légat. Thèse de Lyon, 1890. Dubourdieu, La dromomanie des dégénérés. Tl Bordeaui, 189a.

3. Tissié (Bordeaux). Un cas d'impulsion sportive ou ludomanie. Journal decine de Bordeaux^ 26 janv. 1896, p. 35.

uît et ne se calme le matin qu'en écrivant une vingtaine de son journal. Jean cède à un besoin du même genre ient chez moi et me supplie « simplement de Tccouter Kilager... Il ne peut rien dire de tout cela chez lui, cela es parents trop malheureux et il faut qu'il le dise » et ne heure et demie ou deux heures il parle, il parle sans Lin instant, sur le fou rire de la femme de chambre jr une pièce de deux sous qu'il a en poche et qui a ée par une femme, ce qui met des fluides dans son sur les timbres-poste qui font penser à la politique et lage qui est mort^après être resté trois quarts d'heure lame, sur un petit chien qui en le touchant a failli lui la verge.. , etc., etc. » Il se sent soulagé « détendu » fini. Peu lui importe ce qu'il a dit, il a simplement paroles une agitation qui n'arrivait pas à se dépenser

s agitations motrices peuvent être encore plus dilTuses, s incoordonnées.

> de quelque effort impuissant delà volonté ou de Tatt^^npropos d'une légère émotion, les voici qui se lèvent oup, qui renoncent a leur travail en déclarant qu'ils en tivement incapables ou même qui interrompent une taie, une rumination interrogative, par exemple, et qui a une agitation désordonnée. Nadia veut essayer de me norceau de piano, elle s'arrête au bout de quelques lécontente d'elle-même et recommence; même arrêt au it, même recommencement ; puis elle s'impatiente, se bavardage ordinaire de formules et de pactes « si je s bien ce morceau tout entier, je veux mourir ce soir... joue pas bien c'est h cause de moi que ma mère est . » Maintenant l'agitation, de mentale qu'elle était deque ; la malade se lève, jette sa musique, et alors la voici ient dans la pièce, renversant les meubles, jetant les assant les vases. Au moment le plus fort de sa maladie,

beaucoup d'objets et semblait dans un état de fureur en apparence dangereuse à approcher. En réalité elle fait de mal à personne, et même elle ne brisait que

insignifiants ; de même que Claire dans ses crises

d'efforts, elle restait toujours capable de s'arrêter au point qui lui semblait nécessaire et de cesser brusquement s'il entrait une personne à qui elle ne voulait pas se montrer dans cet état. Ces crises d'agitation ne sont pas rares chez les scrupuleux et peuvent se présenter sous différentes formes. Chez Tf..., homme de 32 ans, ce sont des crises de tremblement ou « un besoin fou de casser de la vaisselle ». Chez IIo... (99), fillette de i3 ans, ce sont d'abord des tics divers qui se mêlent, se répètent ; elle met les doigts dans soiï nez, ronge ses ongles, se frotte le ventre, puis des contorsions de tout le corps, puis des cris de toute espèce qu'elle ne peut pas retenir, dit-elle « c'est comme si j'avais le devoir moral de me secouer, de crier ». M. Dubois de Saujon décrit de même « un tiqueur si agité qu'on eût pu croire à une chorée suraiguG * ». M. Pitres* décrit aussi des tics convulsifs généralisés qui, dit-il, ont reçu différents noms, chorée électrique de Hénoch-Bergeron, électrolepsie de Tordeus, névrose convulsive rhytmée de Guerlin. Plusieurs des malades précédents pourraient être rapprochés de ces descriptions, car ils ressemblent k ce moment à des choréiques extrêmement agités.

D'autres, comme Lkb..., femme de 28 ans, tourmentée par une obsession du suicide, Sy..., femme de 29 ans, qui a une obsession d'homicide, Af... (89), Kn... (87), vont, viennent, sautent, gesticulent, crient et cassent tout ; puis elles finissent par se précipiter sur leur lit, ou même par tomber à terre et se tordent dans tous les sens comme en proie à une grande crise convulsive.

Dans quelques cas la ressemblance de ces agitations avec une crise d'hystérie devient si grande que, à la simple inspection, le diagnostic est impossible. Qes..., obsédée, comme on Ta vu, par ridée de tuer sa mère, prétend résister à l'obsession en se jetant par terre et en faisant des contorsions. Avant qu'elle n'entrât à rhôpital, cet acte avait visiblement son cachet, on voyait bien qu'elle ne perdait pas conscience, qu'elle se couchait elle-même par terre et qu'elle avait des contorsions volontaires. Depuis qu'elle a' séjourné longtemps dans une salle où il y a de vraies hystériques et des épileptiques, elle a perfectionné son procédé

t. Dubois de Saujon, Société de thérapeutique , 37 mars 1901. 2. Pitres, Tics convulsifs généralisés. Société de médecine et de chirurgie de Bordeaux, 31 décenabre 1900.

trais aujourd'hui au défi un observateur étranger de iagnostic, en voyant simplement sa chute brusque et sions.

î je compte reprendre à part dans un chapitre spécial tic entre les phénomènes psychasthéniques et les troubles s, je rappelle ici ce qui distingue une crise d'hystérie e ces agitations motrices des psychasthéniques. Ces B perdent jamais conscience d'une manière complète, as d'amnésie nette après la crise, ils sont toujours canrreler leur crise à n'importe quel moment, s'ils en ?nt la nécessité ; ils n'ont pas d'automatisme véritable, ent pas aux phénomènes, ils les font eux-mêmes ; ils ence de faire effort pour produire tous ces mouvements nient simplement poussés à les faire. Ces caractères ses dans une crise d'hystérie qui serait typique. Dans omplets le diagnostic ne peut être fait que par l'étude )mènes antécédents et de toute l'évolution de la

js ces mouvements on retrouve facilement les caractères des agitations. Ce sont évidemment des mouvements t inutiles: il n'y pas lieu de démontrer que ces efforts, lions sont inadaptés h la situation donnée et inutiles, lient les tics. Il est bon de rappeler que ces mouvements es, grossiers, sans délicatesse et sans précision réelle, présentent grossièrement un acte, mais un acte exécuté lière très incorrecte; les marches, les crises de contordc» mouvements simples sans délicatesse. N'a-t-on pas ce petit détail que le... se salit beaucoup plus dans de marche, qu'il ne le ferait dans une promenade exé- 5 des conditions normales. On remarquera que les tics les crises d'excitation donnent lieu à des mouvements es: les deux épaules se lèvent en même temps, les deux ent à la fois des coups de poing ou se tordent de la lière. Ces mouvements symétriques fréquents chez les retrouvent chez les sujets fatigués, comme le remar- ^ré ils indiquent une diminution de la complexité du it, une sorte de décadence motrice'. Il est trop évident jets sont capables dans d'autres circonstances de mouien plus précis, plus adaptés et plus délicats. Nous

retrouvons donc ici le troisième caractère déj; ta tiens mentales, le caractère inférieur de constituent ces agitations motrices.

Dans ces derniers phénomènes de grande les efforts de pensée, les ruminations men diminué quoiqu'il en subsiste encore des trac agitation motrice a pu remplacer presque com tions mentales précédentes. Non seulement trice peut prendre dans les tics une forme sys aux manies mentales, mais elle peut prendr analogue à la rumination mentale et à la rêve

On peut donc résumer par le tableau ci-co formes des agitations motrices.

LES AGITATIONS FORCÉES MOTRK

à forme systématisée, les tics.

les tics

de

perfectionnement.

à forme diffuse, les agitations.

les tics de défense. )

les crises des efforts,

— de marche,

— de parole,

— d'excitation.

les immobil les tics de v

— de p

— de s;

— d'im

— de C(

— de p

— de r

les tics de h

— de n

— de C(

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