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CHAPITRE III STIGMATES PSYGHASTHÉNIQUES

leurs qui ont décrit des obsessions ont été ce fait que les malades ne déliraient pas à

Ceux-ci n'arrivaient jamais à être convaincus antes, ils luttaient contre elles et se montraient léclarer fausses et ridicules. Devant ces déclateurs concluaient à la lucidité de Tesprit et à ions psychologiques. Legrand du Saulle allait itelligence restait parfaite et la liberté morale crise. La conservation de la conscience, et par

Tintégrité des fonctions psychologiques aussi tion exacte de la valeur des idées, était deveres classiques de la crise d'obsession, à plus ne ne songeait à soupçonner des troubles de ologiques dans Tintervalle des crises, les premiers, je crois, a mis en doute cette on de la conscience : « Est-il bien juste de , que la conservation de la conscience soit chez r.obsédé, avant, pendant et après les b auteur ne croit pas que, surtout pendant s aient « la notion complète de tous les éléa ce moment leur personnalité. La synthèse ! et même efiace la conscience principale. » )endant que la crise il y avait des altérations ns psychologiques, quoique elles ne fussent jagées dans l'obsession elle-même, y réfléchir, ces troubles psychologiques pen- (ssion, et j'ajouterai même en dehors de la t vraisemblables. Est-il possible que des pen-

• les maladies mentales et nerveuses, 1896, p. 118.

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sées absurdes, des manies inutiles et ridicules, des craintes injustifiées viennent remplir un esprit pendant plusieurs heures s'il est parfaitement sain et capable de leur résister. Cela est tout à fait contraire à tout ce que nous savons déjà sur la suggestion et sur les idées fixes des hystériques. Les phénomènes ne sont sans doute pas absolument comparables, mais il y a une analogie suflisante pour que nous supposions chez les obsédés comme chez les hystériques une certaine insuflisance de résistance qui permette ce développement parasitaire. Bien plus, toutes ces manies sont au fond de mauvaises habitudes, elles ont dû naître et grandir avant de constituer ces crises et par conséquent même avant les crises, même dans leur intervalle, l'esprit qui a favorisé un pareil développement ne devait pas être bien normal. En un mot il serait très important, pour mieux comprendre les obsessions, de savoir sur quel terrain elles se développent et de constater les altérations fondamentales des fonctions psychologiques qui en ont probablement été le point de départ.

Ce sont ces modifications dans le fonctionnement des opérations psychologiques indépendamment de l'obsession et des opérations forcées que je désigne sous le nom de stigmates psychas^ théniquesy analogues à ces (c stigmates psychiques des tiqueurs )> dont parlait déjà Charcot quand il concevait bien la nécessité de leur étude *.

Malheureusement Tétude de ces stigmates psychasthéniques est encore plus diflicile h faire que celle des stigmates hystériques. On sait quelle difTiculté apporte k l'étude des hystériques leur suggestibilité ; il est toujours très difficile, surtout si l'on veut faire des expériences, de savoir ce qui est un trouble psychologique fondamental et ce qui a été ajouté par des suggestions maladroites. Ici, les obsessions et les manies mentales des sujets apportent des diflicultés encore plus grandes. Beaucoup de ces malades sont disposés h croire que leurs facultés sont altérées, soit en vertu d'obsessions de honte, soit en vertu d'obsessions hypocondriaques, peut-on croire à leurs appréciations d'eux-mêmes ? Far exemple, est-il possible de se faire une idée exacte de l'état mental de Claire en l'interrogeant sur ses propres facultés ? Elle a rhabitude de se croire complètement idiote, de se rabaisser en

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