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OBSESSION DE LUTTE ET CRISE D'AGITATION

Espérez-vous maintenant chez cet homme de quarante ans supprimer facilement cette obsession? Si bizarre qu'elle semble au premier abord elle n'est que l'expiession un peu métaphorique de son inquiétude, de son aboulie qui existaient dès son enfance et qui existaient chez son père. Quelques toniques et quelques encouragements pourront seulement diminuer un peu cette faiblesse de volonté avec laquelle il lui faut vivre.

Observation aoS. — Délire de persécution à la suite des sentiments d'incomplétude. — Émotions, agitation physique et mentale, troubles de perception, sentiment de perte de la liberté, manie de l'oscillation.

Cette dame de /i5 ans, Xs..., présente actuellement un délire des pkis nets dont le diagnostic semble bien facile. Depuis plus de quinze ans, elle est tourmentée par des voix qu'elle entend au dehors et qui l'agonisent d'insultes. Ces voix lui disent toutes les grossièretés possibles, la traitent de « salope et de putain », elles lui commandent des actions et s'occupent de toute sa vie : « Tu viendras, tu iras ici ou je te poignarderai..., etc. » Bien plus les individus qui font entendre ces paroles troublent tout son corps, lui changent ses sensibilités, la rendent insensible (( comme une planche » quand elle est avec son mari, ou agissent sur elle à distance « comme s'ils avaient avec elle des rapports à distance, ce qui n'est pas naturel non plus w. A ces quelques indications vous reconnaissez le délire de persécution qui semble être ici déjà très développé.

Mais cette malade présente un trait assez rare chez les persécutés, elle semble avoir gardé un assez bon caractère. Elle est bavarde, elle est heureuse de s'expliquer et ne se fâche pas si l'on discute ses idées, ni même si on en sourit un peu : il semble qu'elle ne soit pas bien convaincue de leur vérité. Ce caractère plus fréquent qu'on ne le croit chez les persécutés, quand ils ne sont pas trop avancés dans l'évolution de leur délire, rend son étude plus facile ; il nous permet d'insister sur un point curieux de l'histoire des persécutés.

Nous vous avons déjà signalé l'analogie curieuse qui existe au début entre les persécutés et les scrupuleux et les troubles de la volonté que l'on peut considérer comme le point de départ du

délire chez les uns et chez les autres. Le début de cette maladie est à ce point de vue très remarquable. Les antécédents héréditaires ne semblent pas bien nets, quoique une cousine germaine ait été aliénée. Cette femme a eu une jeunesse normale, elle avait un caractère très doux, mais elle était émotive et très susceptible. Notons aussi une grande tendance à la rêverie et probablement une volonté assez faible, quoiqu'il n'y eût pas à ce moment de dispositions bien nettes au délire du scrupule. Elle se maria à vingt ans, elle eut trois enfants qu'elle éleva très bien et tout allait parfaitement bien, si ce n'est que souvent elle se sentait très fatiguée d'une manière plutôt exagérée.

A l'âge de vingt-cinq ans, elle eut une violente émotion : elle était partie à la campagne chez ses parents, laissant son mari seul à Paris. Un jour, et c'était justement pendant la période des règles, elle reçut une dépêche d'un médecin la rappelant brusquement auprès de son mari. Elle rentra très vite, tout à fait au désespoir, le croyant mort. 11 n'avait en réalité qu'une fièvre scarlatine assez grave, sa femme déjà bouleversée s'épuisa à le soigner.

Sous cette double influence de l'émotion violente, du trouble des règles, de l'épuisement consécutif nous voyons commencer cet abaissement des fonctions nerveuses et mentales que nous vous avons déjà présenté comme une oscillation du niveau mental. Xs... devint émotive au possible : elle ne se calmait jamais, elle s'ennuyait de tout, elle marchait au hasard dans Paris, car elle ne pouvait plus travailler avec précision. Elle n'avait plus d'attention, ne percevait plus bien les choses, « se sentait comme environnée d'un nuage qu'elle avait envie d'écarter avec les mains, etc. ».

Sur ces entrefaites, un ami du mari fort peu délicat, lui fait la cour : au milieu de péripéties qu'elle raconte trop longuement, il l'emmène dans un hôtel borgne. Quoiqu'elle ait horreur de lui, quoiqu'elle n'aime que son mari, elle se laisse faire presque sans résistance et elle garde de cette scène une impression d'épouvante.

Elle se confie alors à un médecin qui semble avoir eu sur elle une excellente influence, il la rassure, la console, car elle commençait alors une sorte de délire du scrupule, il lui donne un peu d'attention et de volonté, en un mot, il remonte son niveau mental. Mais voici un nouveau malheur. Ce médecin adroit tombe malade et la renvoie à un remplaçant qui ne s'intéresse pas à

ces maladies bizarres, qui la bouscule et la renvoie, ce qui la met au désespoir.

Jusqu'ici, c'est une aboulique, une débile, qui a des troubles de perception et de la mémoire par insuffisance d'attention ou si vous voulez par abaissement de la tension nerveuse. Ce n'est rien de plus : elle peut conserver cette forme d'aboulie et on en fera une neurasthénique, elle peut verser dans le délire du scrupule ou dans le délire de persécution.

C'est cette dernière forme que va revêtir la maladie. La malade ne voulut plus retourner chez les médecins ; mais d'autre part, elle continue à éprouver le besoin d'une direction. De là une lutte dans son esprit, une dispute qui se continue indéfiniment et qui prend bien vite la forme hallucinatoire. Elle se sent poussée à venir chez un médecin, deux fois elle descend l'escalier après être montée sans savoir pourquoi, à la fin, il faut qu'elle cède et qu'elle retourne chez lui. Tous ses actes lui semblent transformés : comme chez les malades précédents, il lui semble que ce n'est plus elle qui sent, qui mange, qui dort, qui lit. « Ce sont les voix qui lisent à ma place, ce sont les voix qui me font uriner... )) Il y a là un sentiment intellectuel comme disent les psychologues, un de ces sentiments analogues au sentiment d'attention ou aux sentiments qui ont été étudiés sous le nom d'illusions du déjà ou du jamais vu, etc. Ce sentiment intellectuel est le sentiment de la perte de la liberté, de la perte de la spontanéité. C'est lui que nous considérons, dans bien des cas, comme le point de départ du délire de persécution. L'histoire de cette malade semble bien démontrer cette interprétation.

Observation 284. — Inquiétudes obsédantes à forme d'idée de persécution. — Anlécédenls , inquiétudes, idées obsédantes de persécution.

Un de nos confrères nous demande de lui écrire quelques mots à propos de ce malade, il s'agit presque d'une question médicolégale. Des parents du malade le représentent comme atteint du délire de persécution, le médecin qui l'a examiné ne croit pas au délire de persécution, mais il est disposé à supposer la paralysie générale au début. Sauf erreur, notre diagnostic ne donne raison

ni aux uns, ni aux autres et il est beaucoup moins grave : souhaitons d'avoir raison.

Ce brave homme, qui a 38 ans, ne présente des troubles nerveux que depuis très peu de temps, depuis trois mois seulement. Les antécédents ne sont pas bien graves ; son père buvait un peu, la mère était nerveuse et colérique. Il n'y a pas d'aliénés dans la famille. Il a toujours été un garçon sinon malade du moins faible, physiquement et moralement, un individu sans volonté, indécis, hésitant et perpétuellement inquiet. Cependant il a à peu près échappé aux grands troubles des obsessions qui attendent ce genre de personnes, de vingt à trente ans ; il aurait eu cependant quelques petites crises de mélancolie, mais sans gravité : il s'est marié et son ménage ne marche pas trop mal.

Au commencement de décembre dernier, il a reçu une lettre anonyme où on lui dénonçait la conduite de sa femme. Celle-ci lui a déclaré que ce n'était qu'une méchanceté et qu'il ne fallait pas s'en préoccuper. Il eut la sottise déparier de cette lettre à son atelier et ses camarades en ont fait des gorges chaudes. Le voici déjà troublé et plus inquiet qu'à l'ordinaire. A peu près en même temps, si nous ne nous trompons, il a été mêlé à une autre aventure désagréable : il a été forcé de dénoncer un individu qui volait dans l'atelier et il a contribué à le faire arrêter. Delà des craintes de vengeance, qui se mêlent aux inquiétudes causées par les moqueries précédentes.

Sous cette double influence, le voici qui, aux environs de Noël, sent que sa santé s'altère ; il a des maux de tête continuels ; sa tête ne pèse plus normalement sur ses épaules, elle est trop lourde ou trop légère. Elle ne paraît pas reposer sur l'oreiller : « C'est, dit-il, comme si elle s'en allait. » En même temps, il a des douleurs d'estomac, il digère difficilement et sent la bouche mauvaise ; la langue, d'ailleurs, est très saburrale. Il éprouve une sensation de fatigue dans tous les membres et, quand il veut faire un effort, ses mains se mettent à trembler. Le voici qui, après s'être plaint quelque temps de ces divers symptômes, se met à en fournir, tout d'un coup, une explication inattendue. Il prétend qu'en soufflant dans son chalumeau, il a senti un très mauvais goût. Ce goût certainement n'était pas naturel et devait provenir d'une substance dangereuse, d'un poison introduit dans le chalumeau. Il s'agissait probablement d'une tentative d'empoisonnement faite par un de ses camarades. Cette accusation se répète, se précise,

devient perpétuelle. Il prétend que ses camarades lui en veulent, qu'ils cherchent à le tuer par le poison et il va demander au médecin un certificat médico-légal d'empoisonnement. C'est à ce moment que les parents et peut-être aussi les camarades parlent du délire de persécution et que le médecin, comme nous l'avons dit, parle de paralysie générale.

Procédons par élimination. 11 est bien évident que nous ne nous arrêtons pas à son propre diagnostic d'empoisonnement. L'histoire aurait commencé à Noël et nous sommes en février, sans que les symptômes aient changé le moins du monde. En réalité, sauf ce trouble gastrique léger et l'état saburral de la langue, il continue à se porter assez bien : il n'a pas été empoisonné.

Mais s'il le croit, c'est, dit-on, qu'il a un délire de persécution. Entendons-nous, il a quelques idées conscientes de persécution, mais il n'a certainement pas le grand délire systématique. Jusqu'à l'âge de 38 ans, il a été un homme doux, sans volonté et n'a aucunement présenté l'orgueil et la susceptibilité des persécutés. La maladie n'existe que depuis deux mois et n'a pas la longue évolution du délire de Lasègue. D'ailleurs pas d'hallucinations de l'ouïe, pas de conviction dans le délire qu'il abandonne très facilement, c'est un diagnostic erroné.

L'opinion de son médecin est beaucoup plus grave : celui-ci veut voir ici un commencement de paralysie générale. Il s'appuie sur le tremblement de la langue, des lèvres et des mains et sur un certain degré d'excitation génitale qui existerait, paraît-il. Ces symptômes ne sont pas très nets ; nous avons bien vu un certain tremblement des mains, cjuelquefois assez accentué ; mais nous n'avons pas vu de tremblement des lèvres. D'ailleurs le tremblement ne suffit pas pour un diagnostic aussi grave. Il existe dans l'éthylisme et dans beaucoup d'affaiblissements nerveux, il faudrait d'autres symptômes physiques. Or les réflexes sont normaux partout et l'examen des yeux, si important en pareille matière, est tout à fait négatif. Pas d'inégalité pupillaire, pas de troubles des réflexes lumineux; enfin la parole dont l'altération est si caractéristique chez le paralytique ne nous semble pas modifiée. 11 paraît qu'il bredouille quand il est ému et il ne l'a pas fait devant nous, mais la parole du paralytique n'est pas un bredouillemcnt accidentel. Au point de vue psychique, même remarque : ce qui est essentiel chez le paralytique, on ne saurait trop le répéter, c'est la démence globale. Or, ce malade ne peut pas être comparé à un

dément, il a toute sa mémoire, il ne commet aucune excentricité. Nous trouvons même qu'il accepte assez bien la discussion de ses obsessions et qu'il ne se montre pas trop bête quand il les rattache lui-même à son ancienne manie d'inquiétude. Nous disons donc que pour nous, sauf erreur, ce malade n'est pas un paralytique général, peut-être a-t-il présenté un jour à notre confrère des symptômes plus accentués que nous ne retrouvons pas aujourd'hui. De quoi s'agit-il donc ? La plupart des médecins auraient prononcé, pour le diagnostic de l'affection de ce malade, un mot que nous nous étonnons de n'avoir pas encore entendu : C'est un neurasthénique. Il a, en effet, la plupart des symptômes classiques: le mal de tête, le casque, le mal d'estomac, la langue pâteuse, le tremblement, la faiblesse, etc. Pourquoi n'employonsnous pas ce mot? A ce propos, permettez-nous une petite remarque, nous avons l'habitude au commencement de cette leçon du mardi de vous présenter un cas de néi>roses\ il ne faut pas, à côté du diagnostic difficile des maladies organiques, négliger ces affections encore sans lésions bien connues, qui jouent en pratique un si grand rôle. Eh bien, au milieu de tous ces névropathes que nous avons étudiés depuis plusieurs années, nous vous avons bien rarement présenté des cas de neurasthénie. C'est surprenant puisqu'il est si bien entendu, en ville, que tous les névropathes sont des neurasthéniques. Cette rareté ne dépend pas de notre faute. Ce n'est pas de parti pris que nous excluons le neurasthénique et même, comme nous avions fait déjà la remarque précédente, nous désirions vous en présenter. Malheureusement ce n'est pas facile. Ceux que le public appelle des neurasthéniques rentrent presque toujours dans d'autres catégories. Ce sont des hystériques et surtout des psychasthéniques avec des tics, des manies, des phobies ou des obsessions qui se rattachent aux variétés de l'aboulie, de l'hypocondrie, du délire du scrupule, etc. Le neurasthénique vrai, celui que Beard a décrit, est beaucoup plus rare qu'on ne se l'imagine : l'épuisement nerveux simple, accidentel, passager, ne déterminant que des troubles organiques et sans troubles mentaux bien nets n'est pas fréquent. On le trouvera chez des jeunes gens surmenés de travail: c'est la maladie des candidats à Polytechnique, maladie qui se guérit par deux mois de vacances. Nous n'avons pas afïaire à cette maladie à l'hôpital. Ceux qui en sont atteints ne s'y présentent pas. Retenez que la neurasthénie vraie est rare et hésitez avant de faire ce diagnostic.

De quoi donc s'agit-il dans le cas présent ? D'une crise d'obsession favorisée, si vous voulez, par une faiblesse nerveuse préalable, mais qui est surajoutée h cette faiblesse et qui constitue la maladie actuelle. La neurasthénie chez cet homme, si on veut employer ce mot, existait autrefois quand il ne se plaignait de rien. C'était une insuffisance des fonctions nerveuses, un défaut d'énergie mentale qui pouvait servir de point de départ à toutes les maladies de l'esprit. La neurasthénie n'est le plus souvent qu'un terrain cérébral, si l'on peut ainsi parler, sur lequel peuvent germer tous les troubles psychologiques.

Notez d'ailleurs que cette faiblesse peut être congénitale ou acquise. Dans le cas présent, ce sont les émotions du mois de décembre qui ont bouleversé ce pauvre homme déjà inquiet. N'oubliez pas que de telles obsessions amènent des troubles de la santé physique et surtout les troubles de l'estomac. Mais ces perturbations de la santé physique peuvent aller beaucoup plus loin : de grandes maladies de peau, l'eczéma, le lichen, des formes variées d'urticaire peuvent les accompagner et il ne faut pas, à cause de ces troubles physiques, s'égarer loin du diagnostic moral. Nous espérons C{ue quelques précautions morales feront plus pour guérir ce malade c[ue tous les remèdes. Nous espé" rons qu'une fois rassuré, il ne présentera plus ces symptômes inquiétants qui ont fait penser à la paralysie générale.

Observation 235. — Obsession ou délire de persécution. —

Hallucinations, délire systématique de persécution., délire épisodique dans la psychasthénie, nombreux cas intermédiaires.

Lorsqu'on assiste au début des maladies mentales, on est tout étonné de ne pas leur trouver la netteté et la précision qu'elles ont dans les descriptions classiques, et l'on est forcé d'hésiter longtemps entre plusieurs diagnostics qui comportent des pronostics tout différents. Cette jeune fille de 25 ans, Lma..., nous est amenée par ses parents comme une délirante, car ceux-ci ont observé avant tout un langage, des allures qui supposent un trouble dans les idées, une folie. Depuis cinq ou six mois surtout, les symptômes sont nets : cette jeune fille ne veut. pas aller à son atelier, elle ne veut plus travailler, elle hésite beaucoup pour

sortir ou pour se montrer. « Elle a raison de se cacher, dit-elle, car tout le monde lui en veut, tout le monde parle d'elle pour en dire du mal. On la montre du doigt, on chuchotte, bien mieux elle devine ce qu'on dit et même elle entend des voix quand les gens paraissent ne rien dire. » Ces voix la menacent de l'empoisonner, de l'arrêter pour la conduire au poste. Il lui semble même voir des personnes qui sont mortes et qui reviennent pour l'injurier. Elle essaye d'interpréter ce mauvais vouloir universel et par une sorte de délire rétrospectif elle se reproche des fautes : « elle aurait mal répondu à son père, l'aurait maltraité pendant qu'il était ivre. Ce sont ces voix qui lui reprochent cette faute. »

Si on ne considère que ces symptômes apparents, c'est bien un délire de persécution avec ses constructions, sa systématisation, ses réflexions rétrospectives et même ses hallucinations. On dit d'ordinaire, surtout depuis Lasègue, qu'un semblable délire est absolument fatal, qu'il commence dans la jeunesse et évolue nécessairement jusqu'à la mort en parcourant plus ou moins régulièrement les phases bien connues d'inquiétudes, d'hallucinations, de délire systématisé, de mégalomanie, de démence. Tout cela nous paraît bien systématique et un peu exagéré.

Déjà, sous l'influence des études de Magnan surtout, on avait distingué les idées de persécution passagères, survenant comme bouffées délirantes chez ces individus que nous appelons des psychasthéniques ; dans ce cas le délire aurait une tout autre portée, il se développerait rapidement, mais pourrait disparaître de même ou se transformer. Ces deux catégories de persécutés sont ordinairement nettement opposées et l'on peut faire rentrer les malades dans l'une ou dans l'autre. Il arrive cependant que les choses soient moins simples et que l'on se trouve en présence de cas intermédiaires ou de malades 'qui peuvent passer d'une catégorie à l'autre. Dans le cas présent s'agit-il d'un délire épisodique ou d'un délire systématisé à évolution fatale ? Il y a des raisons importantes à faire valoir pour l'une et pour l'autre supposition.

Pour la première, la boulFée délirante des psychasthéniques, nous remarquerons que le père était fortement alcoolique, que cette personne a eu une grave fièvre typhoïde à l'âge de dix ans, qu'au début de l'accident actuel, elle a eu l'influenza. Ajoutons qu'elle a commencé par des troubles généraux de la sensibilité viscérale et de la volonté. Elle a perdu l'appétit, elle refusait de

manger et elle se sentait mal à son aise. Elle a beaucoup d'amnésie continue, ne se souvient plus guère des choses récentes. Elle n'a aucune énergie, ne peut se décider à rien, s'ennuie de tout. C'est bien l'état d'esprit de ces individus qui ne sont pas nettement hystériques, mais qui ont cependant un cerveau engourdi et qui sont disposés à prendre n'importe quelle obsession tout à fait accidentelle. Ici, on pourrait même trouver l'incident qui a déterminé la direction particulière de l'obsession. Au mois d'août dernier, c'est-à-dire, en réalité, à peu près au début de ses troubles, elle a eu des démêlés avec un jeune homme qui avait été, il y a quatre ans, son fiancé et avec qui elle avait rompu. Il a réclamé une bague, paraît-il, et il l'a menacée de faire du scandale si elle se mariait. Elle est ventrée à l'atelier toute bouleversée. On pourrait donc dire : fille d'alcoolique, maladies infectieuses, engourdissement cérébral, troubles viscéraux, aboulie et, à propos d'un incident quelconque, h propos d'une menace, idée de danger, de poursuite, et en somme, obsession de la persécution. Cette hypothèse semblerait justifiée par le développement rapide du délire arrivant en quelques mois à l'hallucination auditive.

Malheureusement, on doit faire d'autres remarques qui peuvent nous incliner dans une autre direction. Cette jeune personne a toujours été passablement bizarre, et, en somme, le délire qu'elle a actuellement n'est nouveau que par son exagération. Il semble avoir existé en germe depuis longtemps. Depuis son enfance, elle avait un mauvais caractère et des crises de colère déterminées toujours par le même motif, la jalousie. Elle était extrêmement préoccupée de ce que pouvait penser et dire sur elle les autres personnes. Elle écoutait pour savoir si on parlait d'elle, elle était horriblement susceptible et avait un caractère orgueilleux qui se blessait de la moindre des choses. Tout ce que l'on disait, elle se figurait que c'était à son propos. Remarquez que tous ces traits de caractère sont remarqués par ses parents et par ses compagnes depuis des années ; or, c'est justement là ce que M. Falret décrivait si bien sous le nom d'enfance des persécutés. Il s'agit bien d'un délire qui prend sa source dans le caractère individuel et qui n'en est que l'exagération. Nous voici ramenés au délire de Lasègue.

Eh bien ! ces distinctions nous paraissent outrées. Les deux choses se confondent bien souvent. Quand on délire, même accidentellement, on délire toujours dans le sens de son caractère

526 LES ACCIDENTS VESANIQUES

antérieur. Il s'agit bien ici d'un trouble général et accidentel déterminé, et par les maladies infectueuses et par l'émotion. L'air maladif, l'ahurissement, l'inertie nous montrent bien l'engourdissement cérébral considérable ; la forme particulière du délire dépend à la fois et de la menace du mois d'août dernier et du caractère antérieur.

Ce n'est que plus tard que les choses se préciseront. Si l'engourdissement actuel disparaît ainsi que les troubles de la nutrition, de la sensibilité, de la volonté, et si le délire persiste, il pourra se systématiser de plus en plus et engendrer la maladie de Lasègue ; mais il est plus probable que si ces troubles généraux disparaissent, l'obsession elle-même disparaîtra avec eux. Il n'y aura plus qu'une prédisposition à retomber dans les idées de persécution à propos de tous les affaiblissements cérébraux. On l'a fait entrer à l'hôpital, quoique nous ne puissions guère lui faire ici l'éducation qui conviendrait, parce que le changement de milieu peut avoir une influence favorable.

Observation 286. — Délire de persécution et délire erotique.

Encore un état délirant à comparer avec le précédent : c'est un cas presque semblable. Il s'agit encore d'une histoire amoureuse et cependant nous sommes bien plus embarrassés pour le diagnostic et même pour le pronostic.

Cette petite jeune fdle, Druo..., a 21 ans, bien qu'elle en paraisse à peine i5. Elle va déjà un peu mieux et n'a plus tout à fait l'attitude bizarre qu'elle avait en entrant il y a huit jours. A ce moment, elle était agitée, elle parlait incessamment et elle vous aurait raconté elle-même son histoire. Elle attendait impatiemment M. Alphonse, qui allait venir la chercher, l'emmener, l'épouser. Elle en était bien sûre, car il le lui répétait sans cesse. Aujourd'hui, elle est un peu plus calme, elle soupçonne que M. Alphonse ne viendra pas ici, elle est un peu attristée.

Voici de quoi il s'agit : Sans antécédents héréditaires bien nets, cette jeune fille a toujours été très nerveuse, facilement obsédée. A 18 ans, elle a vu dans son pays un certain M. Alphonse, fils d'un gros commerçant. On a dit devant elle qu'il était gentil, et elle s'en est éprise. Au début, passion exagérée, ridicule, mais non maladive. Depuis quelques mois, à la suite d'un concert où

DÉLIRE DE PERSÉCUTION :yi:

elle l'a rencontré, tout s'est gâté. Non seulement elle en parle jour et nuit, mais, ce qui est plus grave, elle lui parle, elle cause avec lui. En effet, elle s'est mise à l'entendre d'une manière extrêmement précise. Tantôt il lui tient des conversations d'amoureux, tantôt il lui fait des reproches et ils se disputent. L'hallucination de l'ouïe est tout à fait complète et elle n'admet pas que ce soit imaginaire, l'hallucination de la vue est moins nette. Comme elle dit, elle le voit et elle ne le voit pas, elle convient que c'est imaginaire. Il n'y a jamais eu hallucination de tact, et c'est un fait à noter, autant qu'il le semble, aucun phénomène erotique. Après les hallucinations sont venues les impulsions, et la jeune fille s'est sauvée de chez elle, soit pour le rejoindre, soit pour voir des messieurs dans un château. Ces messieurs se rattachaient à Alphonse d'une manière indirecte, car l'histoire devient compliquée.

En effet, et c'est ce qui nous inquiète, l'histoire se complique. En partie à cause des discours des parents cjui ont trompé cette enfant pour la conduire d'abord à l'hôpital de son pays, puis pour l'amener ici, en raison également de ses propres imaginations, elle a construit sur le compte de ce pauvre Alphonse tout un roman, des rendez-vous donnés, des efforts en commmun pour effacer les distances, rompre les obstacles, des histoires confuses sur le téléphone, sur les influences électriques, etc. C'est tout un délire compliqué, dans lequel les plus petits incidents sont englobés et interprétés avec précision. Nous avouons que nous préférerions l'obsession simple avec hallucination erotique de tous les sens, comme nous en avons vu encore l'année dernière. C'est plus franchement hystéricjué, cela guérit plus vite. Ici, nous avons un délire systématique autour d'un amour presque platonique. Les grands délires systématisés sont toujours graves : on peut se demander s'il ne s'agit pas ici d'une sorte de paranoïa, d'un délire systématique primitif qui va se développer d'une manière dangereuse.

INDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Abaissement de la tension psychologique, I, 2o4, 321, 346, 383, 388; — dans l'émotion, 25, 32, 87, i53, 343 ;

— dans l'épilepsie, 60 ; — dans l'agitation, 84, 86 ; — dans la rêverie, 268; — après la guérisoji des tics, 253 ; crises de dépression dans la dipsomanie, 424» 426; sentiment de 1' • — , i35, i83, 191, 196, 298, 362.

A.BOULIE dans les états psychasthéniques, 3, 8, II, 16, 17, 19, 23, 3i, 35, 36, 44, 73, 370, 27a, 275, 289, 321 ; — professionnelle, 78, 82, 25o, 25i ; — sociale, 25, 109; — du sommeil, 94;

— par crises intermittentes, 32, 253 ;

— et agitation, 75, 96; — et tics, 217, 219, 253, 258 ; — et indécision, 366; — et manie de lenteur, 282,321, 345 ; — et désordre, 449 ; — et phobie de l'effort initial, 117, i42, 388;

— et rêverie, 267; — et hypocondrie, 336; — et crainte de la lutte, 358; rapport del' — et de l'obsession, 362.

Accouchement. Influence de 1' — , i32, 164, 297, 4oi, 44o.

Accusation. Auto — , 26, i83, 206, 379, 38i, 444, 446, 448, 45o, 455, 457, 460, 5i5.

Action. Grise d'agitation au moment de cesser une — , ii3, 994; — ■ en rapport avec le délire, 396 ; — faite en cachette, i33, 387 ; simplification de r — , 373 ; gêne de toutes les —,

LES OBSSESIONS.

324, 442 ; difficulté de 1' — sociale, 36o; lenteur des — , 32 1, 372 ; disparition du plaisir de 1' — -, Sai ; suppression de r — par les hésitations, 272 ; — — par les manies de propreté, 286 ; — — par les serments,

Agitation motrice, 18, 72, 112, 206,

309, 392; et tics, 218, 230,

223, 233, 237 ; — — et crises de marche, 262 ; et crises de colère, 370; — - — à formede lutte, 5i2 ;

en rapport avec l'aboulie, 75,

112, II 3, 25 1, 261 ; en rapport

avec l'émotion, 74; — — en rapport avec l'attention, 75, 81 ; — et dérivation, 75; crises d' — et hystérie, 88, 96, 234, 236, 258, 483 ; — émotionnelle, 84, 86, 88, 99, 100, io3, 173 (voir angoisse); et masturbation, 106 ; — mentale, 20, 26, 44, 95, 265, 092 (voir manie mentale et rumination) ; — — et migraine ophtalmique, 71.

Akathisie, 76; — et astasie-abasie hystérique, 79.

Akinesia algera, 129, i42.

Alcoolisme. Influence de 1' — , 33, 78, 80, 171, 178, 202, 334, 388, 427, 435; — et dipsomanic, 421.

Algie. Description, 118; — de la tète, 187, i38, i4o; — du visage, 120; — du nez, i45; — de la langue, i46 ; II. — 34

TNDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

— des yeux, i48, i5i, 162 ; — des mouvements, 129; — du larynx, i58;

— du sein,i43; — de l'estomac, 126, 347 ; — de l'abdomen, 127 ; — de l'anus, 128, i3o, 139; — de la vessie et de l'urètre, i34; — des organes génitaux, i3o, 3/i4, 8/19; état des organes dans les — , 120; mécanisme des — , 128, i48.

Alternance des troubles de l'estomac et des troubles du cerveau, 8, 19, 22, 34o, 384; — des divers tics, 228, 233 ;

— des tics et des crises de colère, 229; ■ — des tics et du délire du scrupule, 253 ; — des spasmes de l'œsophage et du refus d'aliments, 263;^ — des manies mentales et des angoisses, 285, 338; — des douleurs des membres et des algies des yeux, i54; — de l'obsession et des algies, i4o.

Amnésie continue, 8, 20, 29, igi, 276, 376; — d'évocation, 298; — paroxystique, 298 ; et manie de l'évocation, 3i5.

Amour de l'indépendance, 279; — de l'autorité, 279; — de l'imaginaire, 465; — des animaux, 218, 447; besoin d'être aimé, 48, 92, 358, 870, 4o5, 4io, 464, 5i4 ; besoin d'aimer, 1 1 ; — avec modification des sensations génitales, 809 ; obsession d' — , 48, 371, 383, 895, 899, 4o2, 4o8,

Angoisse. Anxiété morale, 98, 118 ; — viscérale, 9, 100, 254. 488 ; — à forme de colère, 433; — diffuse, 84, 86, io3, io4, io5, 178, 2o3; — par crises, 88, 89; début des — , 21, 28;

— hystérique, 101 ; — et épilepsie, 63, 65, 67; — et troubles génitaux, 882 ; origine de 1' — dans la déglutition, 167; dans les troubles de

l'estomac, 124, 248;— — dans les troubles de l'abdomen, 127, 182; —

— dans les algies, 122 ; dans le

sommeil, ii4. ii5; — — dans la

timidité, 86 ; dans le besoin de

direction, i46 ; dans le travail.

25 1,252; dans l'effort, 11, 18,

58, 470; dans la profession, 76,

78, 82 ; dans la recherche, 292,

296; dans la rumination mentale, 84o ; — — dans la honte du

corps, 864 ; dans les phobies,

2o5, 212; dans les obsessions,

886, 888; obsessions sans — , 378.

Anorexie, 5, 242.

Ascétisme, terme des maladies de la volonté, 28, 85o.

Attention. Mesures de 1' — par les temps de réaction', 69 ; troubles de r — , 8, 8, 27, 29, 35, 170, 289, 876, 4i5,484, 489; — et troubles de la perception, 198 ; troubles de 1' — dans l'amnésie d'évocation, 816 ; 1' — rend l'acte plus difficile, 8i4;l' — déterminant l'agitation motrice, 76, 81 ; troubles de 1' — et tics, 219, 220; r — déterminant l'angoisse, 89 ; — et rêverie, 267 ; — et manie de la recherche métaphysique.

Audition. Troubles de 1' — , 28.

Aura sensitive dans l' épilepsie, 62 ; — psychique dans l'épilepsie, 59, 68.

Automatisme des images, 48 ; sentiment d' —, 36, 43, 47, 194, 5x0, 5i2, 5x8.

Autoritaire. Caractère — , i53, 175; manie de 1' — , 4o3 ; caractère — et aboulie, 92, '36o, 870; et besoin d'être aimé, 4o4-

Béatitude. Sentiments de — , 46, 5oi.

Bégaiement, 22.

Besoin de direction, 28, 48, 66, xo5, 128, 199, 200, 287, 271, 846, 4oo, 4o2, 4o5, 4o8 ; — de discipline, 468;

— d'excitation, 87, X07, 4o3, 4o6, 4o8, 424, 426 ; — d'aimer, xx; — d'être aimé, 48, 92, 358, 870, 4o4, 4io, 5x4 ; — d'être une enfant, X28 ;

— de la société, 191.

Boulimie, 16, xg, 83, 243;— dans l'aboulie, 201 ; — dans l'angoisse, 64- Cécité. Sentiment de — , 54- Céphalalgie, 24, 28, 44, 78, 388, 898;

— occipitale, 198, 345; — et senti-

INDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

ment de vide dans la tête, 48o ; — et choc dans la tète au moment des émotions, 86, g^, ^80.

Ghatouillemknt. Sensation de — , 8.

Circulation. Troubles de la circulation, 5; tension du pouls, 10, gS; troubles cardiaques, 98.

Cœnesthésie. Troubles de la cœnesthésie dans le délire de persécution, 5x2.

Colite muco-membraneuse, 5, 12, i3.

Confusion mentale, 27; — à forme de stupeur, 492, 493 ; — — avec attitudes catatoniques, 5o3 ; — — avec excitation et hallucinations, 498.

Conscience de l'obsession, 337, 485, 487 ; — et arrêt dans les tics de coprolalie, 2 55.

Constipation, 12, i3, 274.

Convulsions infantiles, 19, 81.

Crampe des écrivains dans l'aboulie professionnelle, 83, aSo, 25 1 ; et

timidité, 25 1.

Crépusculaire. Etat crépusculaire dans l'épilepsie, 56.

Crises d'aboulie, 32, 33; — d'agitation émotionnelle, 88 ; — d'algie de la tète, i38; agoraphobie par — -, igS;

— de dipsomanie, 422, 424, 420 ; — d'obsession, 454-

Critique de l'obsession, 337, ^§5, 487.

Croyance. Sentimentde — , 27, 42,55, 57, 187, 207, 3oo, 364, 443; perte de la — religieuse, 482.

Dégénérescence. Stigmates de — , 877,

Déja-vu. Sentiment de — — , 29.

Délire systématique, erotique et mystique, 5o6 ; — depersécutionetdescrupule, 5 10; — de persécution à la suite des sentiments d'incomplétude, 5i6 ;

— de persécution et — erotique, 525.

Dépersonnalisation. Sentiment de — ,

4i, 47, 353, 4oi, 449, 467;

dans l'aura épileptique, 59.

Dérivation motrice, 75, 97, 206, 261, 346 ; — viscérale dans les angoisses, 86, 196; — mentale, 96, 206, 268, 289, 3x8, 462; — dans l'aboulie, 83.

DkiîMOGRAPIIIE, III.

Diarrhée, 5, X2, 53.

Digestion. Troubles de la —, 4, 7, 8, 10, 12, 16, 17, 19, 45, 73, 98, 242, 268, 274,'';344, 384, 393, 489; maladie de Reichmann, 166; troubles de la — avec vomissement, 242, 247, 25x ; troubles de la — dans l'émotion,

^^5; dans les migraines, 34o ;

comme prodrome d'accès épilep-

tiques, 67 : dans les algies de

l'estomac, i25 ; dans les phobies de l'alimentation, x6o; au

début des obsessions, 433 ; influence de l'excitation sur la digestion, 384.

Direction. Besoin de — , 28, 48, 66, io5, 128, 199, 200, 237, 271, 346, 4oo, 4o2, 4o5, 4o8, 468.

Dissimulation de l'obsession, i85.

Douleur, 10, X2.

Doute, 27, 187, 364; —comme symptôme d'abaissement, 3oo ; — religieux, 482 ; — à la suite de dépersonnalisation, 42 ; — dans les états crépus culaires épileptiques, 57; — dans la rumination mentale, 207.

Effort déterminant l'angoisse, xi, 89, 470; ticd' —, 3o5, 3o6, 333, 483 ; crises d' — , 483 ; épuisement par les ^ —, 490.

Emotion précise et spécialisée, 85, x83 ;

— de la colère, 433 ; les troubles viscéraux dans F- 38, 3x5; ictère émotif, 399 ; inachèvement des — , 184, 261, 383, 460, 489; suppression del' — précise, 3o, 90; — retardée, 73; — excitée artificiellement, 73 ; — pendant les règles, 182; — dans l'épilepsie, 57, 58 ; choc cérébral dans 1' — , 39, 87, 94; effet déprimant de r — , 10, 25, 32, 36, X07, Ï96, 3x4, 343, 363, 394, 449, 517; — rôle de l'accident émotionnel, 187 ; rôle des deux — successives, 202 ; — déterminant l'agitation, 74, 84; — déterminant l'angoisse, 89, 94, 99, loi, io4;

— lesalgies, i52 ; — les phobies, 2o3 ;

— — les obsessions, 459 ; influence

INDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

excitante de 1' — , i65; guérlson par 1'—, 21, 486.

Émotivité, II, 20, 85, go, io4, io8, 289, 870.

Engourdissement cérébral, 3, 35, 89, 3io.

Ennui, 11, 24, 33, 35, 36, 44, 73.

Entêtement, 26; — forme de l'aboulie, 369 ; — dans l'exécution de l'obsession, SgS.

Envoûtement, 'obsession de 1' — , 473-

Épilepsie, 19, 59; comparaison de r — et de la psychasthénie, 54 fvertige — , 56, 480 ; aura —, 69, 62 ;' équivalents psychiques de 1' — , 65 ; sentiments d'incomplélude dansl' — , 56,66, 67; agitation motrice et — ,112, ii3;tics dansl' — , 61, 62 ; angoisses dansl' — , 62, 63, 65, 67; phobies et — , 157, ig5; manies mentales et — , 65, 68.

Étrange. Sentiment de 1' — , 29, 35, 4i, 42, 47) 55, 194, 297, 353, 383, 893, 436, 45i ; importance du sentiment de r — , 278.

Évolution par crises, 19, 28 ; — continue, 435 ; — d'un cas d'obsession pendant trente ans, 186; ■ — de la maladie chez les sujets âgés, 296, 489, 445; état final, 44o.

Excitation. Crises d' — chez une confuse, 497 ; — de la tension nerveuse, 209 ; influence favorable de 1' — , 384 ; — de la digestion par l'émotion, 245 ; — supprimant les sentiments d'incomplétude, 299, 821 ; — par l'alcool, i38; — parla fièvre, parla grossesse, 208; — par l'émotion, i36, 486; — par les fiançailles, 467; — par la vie de Paris, 35 1 ; besoin de r — génitale, 3o8, 5oo ; besoin de r — dans la dipsomanie, 424, 426.

Extatique. État — ■ au cours de la maladie du scrupule, 5oi.

Fatigue dans la neurasthénie, 5, 7, 8, 78, 344; — augmentée par l'émotion, 10, 16; — douloureuse, 19, 28, 88 ; crise de — , 46 ; rôle de la — au début de la psychasthénie, 465.

Fiancés. Maladie des — , 198, 274, 276 ; manie du doute chez les — 3i2 ; excitation chez les — , 457-

Folie. Sentiment de la — , 194, 198, 259 ; obsession de la — , 434 ; — morale, 417, 419. '

Fugues hystériques et — psychasthéniques, 4i3 ; diagnostic des — , 425.

Gastrorrhée, 53.

Gène par la présence des témoins, 25 ; sentiment de — , 256, 279, 282, 288,

Génital. Influence des troubles — , 366 ; sentiment d'incomplétude — , 882, 867 ; théorie — de l'angoisse, 882.

Goitre exophtalmique, 853.

Grossesse. Influence déprimante de la — , 35, 4i, 99, 182, 801 ; influence excitante de la — , 178, 208, 865.

Hallucination dans l'hystérie, 97 ; — incomplète dans la psychasthénie, 207 ; pseudo-symboliques, 207, 278, 279, 281, 35o, 36i, 879, 384; — kinesthésiques dans l'impulsion, 429 ; — erotique et sacrilège, 479 > ^'^^^ intérieures, 5ii ; — auditives, 628.

Hébéphrénie, 27.

Hémorroïdes, i3.

Hérédité. Antécédents — , 7, ii, 16, 83, 4i, 44. 45, 64, 80, 84, 92, 102, 108, 182, 188, 167, 160, 169, 178, 190, 198, 202, 208, 257, 264, 269, 288, 296, 800, 3i2, 386, 838, 842, 853, 357, 363, 877, 38i, 899, 427, 446, 457, 464, 466, 48o, 488 ; — similaire, 22, 24, 36, 369 ; — dans les tics, 219, 222, 281, 284.

Hydrorrhée utérine, 120 ; — oculaire et nasale dans la photophobie, i55 ; — gastrique, 53.

Hypnotisme dans la psychasthénie, 97, i5i, 197, 291, 38i, 899, 4oi ; — dans les algies, 128, i84, i48, i45; — dans les phobies, 181 ; — dans les tics, 253, 428 ; — dans les obsessions, 455.

Hypocondrie au début, i4; — attitudes des hypocondriaques, 388 ; obsession —, 338, 354.

INDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Hystérique. État mental — , 189 ; attaques somnambuliques — , 2o5 ; — et psychasthénie, A35 ; attaques — et crises d'agitation motrice, 96, 483 ; fugues — et psychasthéniqucs, ^25 ; sitiergie et anorexie — , iSg, 386 ; vomissements — et tics, 2^9 ; spasme respiratoire — et angoisse, 102 ; astasie-abasie — et akathisie ou basophobie, 79, 171 ; contractures — et tics d'efforts, 234, 236, 268, 483 ; attaques — antérieures à la psychasthénie, 188 ; alternance des symptômes — et psychasthéniques, 455.

Imitation. Maladies par — , 338.

Impulsion à la marche 'dans l'aboulie, 83 ; — aux fugues, 4i3 ; — au vol, 4i3, 4i6, 417, 4i8; — au mensonge, 4i8 ; — dans la dipsomanie, 420, 425; — génitales, 428; — au suicide, 429, 43i ; — à l'homicide, 432, 434> 438, 439; lutte contre r — , 437.

Incomplétude. Sentiment d' — chez les psychasthéniques, 34, 47» i84.

191, 237, 277, 283, 332, 353, 48i, 5i6 (voir sentiments) ; sentiments d' — dans l'aura épileptique, 5g, 68 ; sentiment d' — point de départ de l'obsession, 378, 390.

Incontinence d'urine, 22.

Indécision, i4, 20, 21, 23, 49, 82, 273, 322, 364 (voir aboulie, doute, manie mentale) ; — déterminant les angoisses et les algies, iSa.

Indifférence, 20, 3o, 3i, 33, 36, 297, 332, 383 (voir émotion, sentiment).

Inertie, 17, 21 ; — dans les crises de fatigue, 46; — dans les algies, i3i ; — terme des hésitations, 272, 35o, 449 ; — terme de la maladie, 442 (voir aboulie).

Infantilisme, 324-

Infectieux. Influence déprimante des maladies — , i4o, 179, 181, a64, 287, 359, 371 ; — influence excitante de la fièvre, 207, 208.

Infini. Manie de 1' — et épilepsie, 65.

Inquiétude, Sentiment d' — , 9, i4, 44,

45, 47, 81, 187, 274,345, 363, 4ii, 43i, 453, 466, 482 (voir besoin, sentiment) ; — et crainte de la' lutte, 36o ; — et aboulie, Sgi.

Insomnie, 10, 24» 28, 78, 274 ; — et aboulie, 94; — et rêverie, 266; — et idées fixes, 1 15 ; — et phobie, ii5 ;

— et besoin de direction, 4oo.

Intelligence. Conservation de 1' — ,

17, 21, 24, 296, 345, 373, 383, 442; développement de 1' — chez les psychasthéniques, 246, 368 ; [opposition de r — et de la volonté, 275.

Interrogation. Manie de 1' — , 64, 289, 292, 295, 296, 298, Soi, 3o2, 322, 364, 379, 382, 452, 46i, 465, 466, 472 (voir manie, doute).

Intoxication d'origine gastrique, 5 ; rôle des auto — , 25, 46.

Inversion sexuelle, 3o, 367.

Isolement. Maladie de 1' — , 19g, 200, 337, 353, 4oi, 43o (voir besoin, sentiment, société); peur de 1' — et obsession de folie, 392 ; peur de 1' — et obsession amoureuse, 4oo ; — terme de la maladie, 369.

Israélite. Influence de la race — , 34,

Maladie de Krishaber, 352.

Manies mentales. — de l'oscillation, de l'hésitation, 49. 261, 269, 270, 272, 273, 285; — du doute, 322, 364; — de l'interrogation, 64, 296, 379, 382, 452, 46i, 465, 466, 472, 488 ; — de l'au delà, 277, SSg ; — de la précision, 277, 282, 387; micro — , 286, 338; — de l'ordre, 32, 286; — de la dénomination, 277; — de la répétition, du retour on arrière, 282, 284, 324, 348, 364, 484; — des nombres et du calcul, 262, 324, 348; — de la propreté, 283, 285, 338 ; — de l'association des idées, 349, 'i^i. 46i ;

— du symbole, 27g, 281, 349, 357;

— de la recherche des souvenirs, 28g, 292, 484 ; — de la recherche des mots, onomatomanie, 292, 296, 3ii ;

— de l'avenir, SSg; — de la recher-

INDEX ANALYTIQUE DES MATIERES

che psychologique, 3o3 ; — de la recherche métaphysique, 298, 299, 3oi, 3o2 ; — du présage, 288, 323, 335, 326, 38o, /|6i; — des précautions, 283, 287, 349; — des efforts, 333, 357; — de la perfection, 49. 363 ; - — de la perfection de la miction, 3o5 ; — - — de la respiration, 3o6 ; — —

génitale, 307, 809 ; de la parole,

3ii ; — — de l'amour, 3i2;

de l'évocation d'un souvenir visuel, 3i4; — ■ de l'extrême, 367, 43 1, 436, 46g, 478; — de l'infini, 65; masto — , i44; — de l'honnêteté, 92 ; — de l'amour des animaux, 218; — mentales et tics, 217, 218, 21g; — de la réparation, Sig ; — de la conjuration, ig7, 34g ; — de l'expiation, Sig,. 320, 322 ; — des serments, 317, 323, 325, 371; — des pactes, 488, 5ii ; — de l'exorcisme, 477-

Mariage et délire du scrupule, 198, 274, 275, 3i2, 457.

Masturbation. Influence de la — , 26, i35, 170, igo, 343, 357; — comme forme d'agitation, 106, 24g; — dans les manies de la perfection génitale, 307; — avec fétichisme, 343.

Mélancolie. Accès de — anxieuse chez des scrupuleux, 5oo.

Mémoire. Exagération de la — , 348, 372 (voir amnésie).

Ménopause. Influence delà — , 21, 162, 173, 200, 2g4, 355; — anticipée,

Mentisme, fuite des pensées, 267 ; — et aboulie, 267.

Métrorkhée, 53.

Miction. Incontinence d'tirine, 108; — pollakiurie, log; — manie de la perfection dans la — , 3o5.

Migraine et algie de la tête, 70; — et agitation mentale, 71 ; — ophtalmique

. chez une scrupuleuse, 70.

Morphine. — dans les crises des efforts de vomissements, 245, 247 ; traitement par la — , 3o4.

Neurasthénie, 4, 18, 45, 52 1; — dé-

but des états psychasthéniques, t^ ; troubles circulatoires, troubles digestifs dans la — , 4-

Névropathie cérébro-cardiaque, 4i-

Niveau mental. Les degrés du — , 46 1 (voir abaissement, oscillation).

Nutrition. Troubles de la — dans la neurasthénie, 6, 344> 36 1, 384, 489; troubles de la — de la peau, 157 ; modifications de la — à la guérison,' 379 (voir digestion).

Obsession. Caractères des — , 3, 33i ; conscience ou critique de 1' — , 374, 485, 487 ; — hallucinatoire, 35o ; diagnostic de 1' — , 485 ; évolution des — -, 45 1 ; crises d' —, 454; rôle de r — dans les tics, 226, 237, 238 ; classification des — , 33 1 ; petit nombre des — , 378 ; importance du contenu de r — , 475 ; rôle des circonstances dans r — , 2 1 3 ; genèse de 1' — , 376; — hypocondriaques, i44> 33 1, 333,341, 35o, 354; — des vers intestinaux, 334; ■ — dentaires, i47; — de la cécité, i5i, 335, o5i; de la mort, 164, 337, 34o, 35o, 35i; — de la honte du corps, 356, 358, 368; — de la honte du visage, 35g, 36i, 363; — de la honte de l'alimentation, 386 ; — de la honte du sexe, 365 ; — de l'inversion sexuelle, 3o, 367 ; — de la honte de soi, 374; — de la méchanceté, 374 ; — de l'imbécillité, 374 ; — -de la fohe, 246, 388, 390, 391, 393, 434; — des remords de vocation, 37g, 38i ; — amoureuse, 43, 371, 383, 3g5, 3gg, 4o2, 4o8; — d'être une enfant, 4o8 ; — de jalousie, ig3, 2g4, 377 ; — de lutte, 5x2 ; — de persécution, 35o; — du crime à forme d'impulsion, 20, i4o, 161,

4 12, 4 16, 44o (voir impulsion) ;

à forme de remords, 444. 446, 448, 45o, 45i, 455, 457, 458, 464 ; — religieuse, 321 ; — du sacrilège, 46g, 476; — de l'envoûtement, 473; — erotique et sacrilège, 47g> 484 ; — du pacte avec le démon, 487.

INDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Odorat. Dysesthésie de l'odorat, 12.

Œdème dans les états neurasthéniques, 8, 9, 480.

Oscillation du niveau mental, 10, Ito, 208, 35o, 483, 486, 490; — diurnes, 10; — sous l'influence de la fièvre, 208 ; — dans les crises d'obsession, 454 (voir abaissement, excitation, niveau).

Paralysie systématique et akathisie, 80.

Perception. Troubles de la — , 9, 28, 33, 52.

Perfection. Manie de la — , 49, 3o5, 3o6, 807, 309, 3ii, 3i2, 3i4, 363 (voir manie).

Persécution. Délire de — , 43, 5io, 5x6,524, 525; — et caractère autoritaire, 175; — et phobie des bruits, 175; rapport du — et du délire de scrupule, 279, 473.

Pertes séminales dans la neurasthénie, 5.

Phobies. Caractères des — , 3, 118, 353 ; ■ — par association, 348 ; classification des — , 118; — des fonctions, 169;

— de l'alimentation, 169, 160, 161, 162; — de la déglutition, 162, i63, 166 ; — de la digestion, 245 ; — de la défécation, 168, 338 ; — génitales, 169, 347; — du mouvement, i42 ; baso — , 171, 172; — de s'asseoir, 128; — de la parole, i58; photo — , 16, i5i, i54; — des bruits, 172, 174; — du contact, 179, 188, 284, 286; — professionnelles, 78,82, 177;

— des épingles, 287, 354; — des couteaux, 297, 3o3 ; noso — , 89 ; — des microbes, 180; malpropreté dans la — de la saleté, 180; — du chien enragé, 182, 186; — des situations, 190; agora — , 172, 188, 190, 192, 197, 198, 200, 201. 2o3, 347; agora

— et impulsion au suicide, 43o ; claustro — , 2o4, 2o5, 347 > — ^'^~ ciales, 249; — de la solitude, io5, 43o; éreuto — , 147, 209, 2i4, 363 ;

— du visage, 102; dismorpho — , 2x3; — des décisions, 348; — des nombres, 347.

Procédés de digestion, 245 (voir manie, jîerfection).

Professionnel. Aboulie — , 177; phobies — , 78, 82, 177.

Psycholepsie déterminée par l'émotion, 343 (voir abaissement, émotion, niveau, oscillation).

Puberté tardive, 252 ; influence de la — , 33, 370, 470; début de la maladie avant la — , 488.

Pudeur. Exagération de la — , 170.

Pupille. Dilatation de la — , 233.

Rachialgie, 373.

Réel. Fonctions du — , 3, Sg; perte des fonctions du — , 2o4, 296, 3o3, 345, 373, 38x, 383, 45o; défaut du sentiment du présent, 339 > maladresse pratique, 345.

Règles tardives, 252; absence des — à trente ans, 323 ; arrêt des — à vingt ans, 376; influence des — , 33, 36, 182, 370, 470 (voir ménopause).

Remords. Obsession de — , 444, 446, 448, 45o, 45i, 455, 457, 458, 464-

Respiration. Troubles de la — , 98, 100, xo4, 106, 24i ; — périodique de Cheyne-Stokes, 116.

Rêve. Sentiment de — , 49; état de — , 5o7 ; confusion du — et de la veille, 507, 509.

Rêverie perpétuelle à la place de l'action, 320, 465; — forcée, 265 ; troubles déterminés par la — , 266.

Rhinorrhée, 8, 49. 5o, 53; historique delà — , 5o; analyse du liquide de la — , 5i, théories de la — , 5i.

Rougeur du nez dans la neurasthénie, 4 (voir éreutophobie, phobie).

Rumination mentale, 83, 339 , 271, 460, 465, 467; — dans l'aboulie professionnelle, 83 ; — dans la honte du sexe, 366; — psychologiques, 3o4 ; — métaphysiques, 3oo, 3o2.

Scrupules de confession, 48 ; — du mieux, 81 (voir manie, obsession).

Sécheresse de la peau et des muqueuses, 17, 20.

Sécrétions. Troubles des — ,9, 17.

INDEX ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Sensibilité. Troubles de la — , 8, lO, i3, 33, 48 1, 489; — dans les algies, 121, 1 55 ; mesures de la — , 89 .

Sentiment intellectuel, f\2 ; — d'incomplétude, 34, 45, 47, 191. 237, 277, 481, 5x6 ; — d'incomplétude dans l'aura épileptique, 68 ; — d'incomplétude point de départ des obsessions, 878, 3go ; — d'incapacité, 35, 206, 876 ; — d'indécision, 271,272; — de fatigue, 844; — <^e gêne, 266, 288, 821 ; — de perte de la volonté, de perte de la liberté, i35, 198, 279, 282, 821 ; — d'irrésistibilité, 218, 222, 481; — d'automatisme, 36, 43, 47, 194, 279, 482, 434, 436, 44o, 5 10, 5i2, 5i8; — de perception incomplète, 358 ; — d'étonnement, de nouveau, d'étrange, 29, 85, 4i, 42, 47, 55, i5o, 194, 297> 298, 808, 853, 383, 898, 436, 45i; - de déjàvu, 29; — de surdité, 55 ; — de cécité, 54; — de simulation, i84; — de l'irréel, 252; — de rêve, 49; — de la croyance, 55 ; — de disparition de la foi, 482 ; — de stupidité, 259 ;

— de la folie, 194, 198 ; — d'indifférence, 3o, 297; — d'ennui, de tristesse, 259, 436; — de dégoût, 268 ;

— d'incomplétude génitale, 882 ; ■ — ■ ■ — de l'isolement, 853; — d'inquiétude, 44, 47. 288, 286, 390, 4ii, 458, 466, 482, 5i2, 519; — de béatitude, 46; — de mécontentement, 3o6, 368, 38o, 428, 5i5; — d'abaissement, 34, i35, 345 ; — de la bonté de soi, i83, 820, 897, 48i; — de persécution, 382 ; — de vide, 48o; — de dédoublement, 4oi, 467; — de dépersonnalisation, l\o, 4i, 47. 59, 3o8, 4oi ; — de la perte de la vie, de la mort, 87, 66, 67.

SiTiEiKGiE, refus d'aliments, 871, 386 (voir anorexie, obsession, phobie).

Société. Modification de l'action par la présence des témoins, i33; actions faites en cachette, 188; difficulté de l'action sociale, 860.

Sommeil. Crises d'agitation et d'angoisse dans le sommeil, 118; crise de — ,

Spas.mes et tics, 225, 227, 234, 289, 8o3 ; mouvements volontaires et — , 221 ; — et torticolis mental, 220; — de l'œsophage, 16, 262, 268; — alternance des — de l'œsophage et des refus d'aliments, 268.

Suggestion dans un cas d'algie, i34 (voir hypnotisme).

Suicide, obsession du —, 20 (voir obsession, impulsion).

Surdité. Sentiment de — , 55.

Symbole. Manie du — , 201, 879; — dans les hallucinations, 207, 278, 279, 281, 35o, 861, 879, 384; — dans les tics, 347, 857 ; — dans la honte du sexe, 366; — dans la crise de lutte, 5i3.

Systématisation dans le délire du scrupule, 456 (voir délire).

Temps. Perte du sentiment du — , 872,

Tension psychologique, 89 ; oscillation de la — , 10, 4o, 209, 35o, 482, 486, 490 ; chute de la — , 4i ; — dans l'émotion, 87 ; — dans la timidité, 110 ; — dans la rêverie, 268 ; relèvement de la — par l'alcool, i38 (voir abaissement, émotion, excitation, niveau, oscillation).

Tics. Crises de tics, 286, 255, 258 ; la place des — dans la psychasthénie, 18, 2i5 ; l'arrêt volontaire des — , 221, 227; abaissement nerveux dans les — , 254; — et aboulie, 317, 219, 252 ; — dans l'aboulie professionnelle, 83; — l'attention et les tics, 219, 220, 288; les — et l'instabilité, 287 ; la timidité et les — , 220 ; sentiment d'incomplétude dans les — , 287; sentiment d'irrésistibilité dans les — , 218; sentiment de comédie dans les — , 252 ; — et agitation motrice, 218; 233; — • et contractures, 225, 227, 235; — et spasmes, 216, 284 (voir manie, spasme) ; — et angoisse, 229,

INDEX ANALYTIOUE DES WATIÉIŒS

234; — et dysesthésie, 222; — et manies mentales, 216, 218; — et manie de la réparation, 819 ; — et manie du présage, 826 ; — symboliques, 347; — et obsessions, 226, 388; — et honte du corps, 358 ; — d'eflbrt, 3o5, 3o6, 333, 483; — de mortification, 483 ; — déterminés par l'émotion, 267 ; alternance des — et du délire du scrupule, 2 53 ; paramyoclonus multiplex, i64; — de tous les organes, 228; — d'attitude, 280 ;

— de s'épiler, 282 ; — des yeux et des épaules, 249; — des mâchoires, 289; — et coprolalie, 255, 258; — '■ de déglutition, 107, 268; — de hoquet et de déglutition dans l'épilepsie, 60, 62; — du cou, 107, i38, 220 ;

— de roter, 24o; — et procédés de digestion, 245; — de vomissement, 248; — de la crampe des écrivains, 25 1, 262 ; — nombreux et fausse coxalgie, 267 ; — de torsion de la colonne vertébrale, i84; — des muscles de l'abdomen, i64 ; — urinaires, 249 ; — des pieds, 224, 225, 227.

Timidité, 342, 345, 860, 409; — aboulie sociale dans la timidité, 25, 86, 102, 109, iio, 190; — et angoisse diffuse, 108; — et agoraphobie, 196, 198; — et éreutophobie, 212, 2i3; • — • et crampe des écrivains, 25 1 ; — et honte de l'alimentation, 888.

Traitement des tics, 217, 219, 228, 227, 229, 288, 288, 24o, 254, 255 ;

— des manies de l'oscillation, 278 ; — de l'obsession de la cécité, 386 ; — de la confusion mentale, 495; — par hygiène alimentaire, 6, 18, 126, 242;

— de l'état gastrique, 161, 438; — par l'hydrothérapie, 11, 99; — par les injections de sérum artificiel, 99 ;

— chirurgical, 48 ; — par opération simulée, 354 ; — danger des traitements locaux dans les algies, i48.

i58; — par les purgatifs, 4o ; — par le bromure, 33, 58, 60, 61, 91, 99, i58, 192, 826; — par la morphine, 97, 3o4; — par l'acide phosphorique, 197, 290 ; — par la thyroïdine, 6,11;

— par la suppression des actes devenus difficiles, 471 ; — par les distractions, les occupations, io5 ; — par les voyages, 8i4; — par l'explication de la maladie, i3o; — par l'isolement, i34, 25o, 885, 898, 455; — par le travail physique, i5; — par la gymnastique respiratoire, io3, 242 ; — par l'éducation de la volonté, 76, 881, 385; — par la direction, 826, 872, 468; — par l'éducation de l'attention, 91, 99, 176, 8o3, 807; — des algies par l'éducation de la sensibilité, 124, i45 ; — par le travail mental, 18, 20, 22, 44o, 468; — par l'excitation de l'émotion, i5, 486; — par l'hypnotisme, 97, i48, 181, 197, 291, 3o6, 38i, 899, 438; résultats de quelques -, 486,491.

Tristesse, 19, 24 (voir ennui, sentiment).

Typhoïde. Influence de la fièvre — , 27, 86, 64, 161, 2o3, 25i, 264, 876, 4oi.

Urine. Incontinence d' — , i35, poUakiurie, i35; manie de perfection pour — , 807 ; analyse des — , 197, 290.

Vaso-moteurs. Troubles — dans la neurasthénie, 4, 8, 10, 58; troubles

— et dermographie, m ; troubles — chez les éreutophobes, 210, 21 r, 363.

Vertige épileptique, 56, 65, 48o.

Vésaniques. Accidents — , 492.

Vision. Troubles de la perception — ,

Volonté. Fonction la plus élevée, 17

(voir aboulie, attention, réel).

Vomissements dans la neurasthénie, 10,

98 ; manie des — , 5, 243, 247 ;

crises des efforts de

î/iA,

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