‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 4)Chapitre 6 sur 178 · I. Cf. premier volume, p. 5i5, SaS, 029, 535, 54o · texte numérisé non relu

I. Cf. premier volume, p. 5i5, SaS, 029, 535, 54o

diverses maladies ^ A ce degré, le syndrome est encore indistinct ; ce n'est qu'une forme embryonnaire qui va plus tard se spécialiser en donnant naissance à diverses autres formes plus accentuées. Aussi avons-nous constitué un premier groupe de malades, représentant un premier type, avec ces sjanptômes confus de neurasthénie physique et mentale.

En second lieu, la maladie se précise et s'oriente vers les états psychasthéniques quand, aux troubles précédents, s'ajoutent des sentiments pathologiques qui ont été désignés, par l'un de nous, sous le nom de sentiments d' incomplétude . On verra, dans le chapitre II de la première partie, plusieurs observations intéressantes où les sentiments d'inertie, d'automatisme, de domination, d'inquiétude, de rêve, de honte, de dépersonnalisation tourmentent particulièrement le sujet et donnent, à son affaiblissement neurasthénique, un aspect tout particulier. En effet, beaucoup d'abouliques restent indifférents à leur état et celui-ci est remarqué par leur entourage beaucoup plus que par les malades euxmêmes ; d'autres, au contraire, sentent d'une manière aiguë, une déchéance mentale, même légère. Il est probable que le développement de leur intelligence, leur éducation antérieure jouent un rôle dans l'évolution de ces sentiments". Certains malades parlent immédiatement, à ce propos, d'humiliation, de flétrissure, et il est évident que leurs idées morales antérieures sur le vice de la paresse, sur la honte de l'inertie contribuent h donner, à de tels sentiments, une forme toute particulière. Tandis que les premiers, les abouliques indifférents à leur état, évolueront probablement vers d'autres névroses, ceux qui, dès le début, présentent des sentiments d'incomplétude sont prédisposés aux obsessions.

Il est très facile de remarquer, en effet, combien ces sentiments pathologiques se rapprochent des obsessions que l'on va rencontrer dans la maladie tout à fait constituée : les sentiments de faiblesse, d'incapacité sont voisins des idées obsédantes de dépréciation et de honte de soi-même; les sentiments du doute ne semblent guère différents de la manie du doute ; les sentiments d'inquiétude semblent se confondre avec bien des phobies, et le

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