‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 4)Chapitre 9 sur 178 · INTRODUCTION \V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION \V

les autres'. Si l'on peut se permettre une pareille comparaison, il s'agit d'une machine, d'un automobile qui court encore fort bien, quand il est en plaine, mais qui s'arrête, en faisant un grand tapage, dès qu'il se trouve en face d'une petite rampe. Les actions qui donnent lieu à ces difficultés et à ces arrêts sont avant tout les actions sociales, d'où le grand nombre de troubles que Ton rattache vacruement à la timidité, en second lieu, les actions professionnelles, puis toutes les actions que l'on veut accomplir avec attention et avec pleine conscience, etc. '.

Quand, en raison d'une prédisposition du sujet, la dérivation, qui se produit à propos de ces phénomènes déterminés, prend la forme émotive, nous entrons dans le groupe considérable des phobies. Nous présentons, h ce propos, des observations de diverses algies portant sur la poitrine, les seins, l'estomac, l'abdomen, l'anus, la vessie, les organes génitaux, les membres, la tête, le nez, la langue, le larynx, les oreilles, les yeux. Puis, nous analysons rapidement les troubles importants qui constituent les phobies des fonctions, c'est-à-dire les phobies de l'alimentation, de la déglutition, de la défécation, des fonctions génitales, de la marche, etc. Les phobies, déterminées par des dérivations angoissantes à la suite d'insuffisances spécialisées à des actions particulières, donnent naissance à ce que l'on appelle souvent des phobies des objets, parmi lesquelles nous signalons les phobies des instruments professionnels, les phobies du contact, les phobies des chiens enragés, des animaux, etc. Enfin, la difficulté que rencontre l'action dans telle ou telle situation où se trouve placé le malade amène, à sa suite, les phobies des situations, dont les principales sont l'agoraphobie, la claustrophobie, les phobies sociales parmi lesquelles on doit, h notre avis, ranger l'éreutopliobie et les dysmorphophobies.

5° Quand, dans les mêmes circonstances, la dérivation est surtout motrice et prend une forme systématisée, nous nous trouvons en présence du groupe des tiqueiirs. L'agitation motrice prend telle ou telle forme suivant les elTorts que le sujet fait, plus ou moins vaguement, pour sortir de son état d'inquiétude ; les mouvements qu'il a faits se répètent, en raison de l'habitude, toutes les fois que se renouvellent les mêmes impressions. Le malade, dans

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