‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 101 sur 380 · Ribot, Psychologie des sentiments · texte numérisé non relu

Ribot, Psychologie des sentiments

2. Vascliide cl Marcliaiul, op. cit., les tracés cp.ii ne sont pas publiés dans l'arliclf français se trouvent dans l'édition italienne, Riv. sper d. frciiiolrln. iqoo.

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rie, il est rapide et la ligne graphique devient moins ondulée. L'idée de rougir provoque une Ic'-gère vaso-dilatation, tandis que la présence d'une personne étrangère est accompagnée d'uuf vaso-constriction avec effacement considérable de la pulsation, le pouls se ralentissant. Dans les deux cas, le sujet rougit et pourtant on constate tantôt une vaso-dilatation, il est vrai, légère, tantôt une vaso-constriction, ce qui nous fait penser qu'il est prématuré d'admettre l'idée de vaso-dilatation comme synonyme de la rougeur * ».

Des troubles de la sécrétion sudorale s'ajoutent à ces modifi- . cations vaso-motrices, beaucoup de ces malades sont couverts de sueur. Ces sueurs sont naturelles chez Claire, car elle se livre à une gymnastique effrénée, mais d'autres comme Al..., Dv..., Ul..., Lkb..., etc., ont la figure et les mains couvertes de, sueur quoiqu'ils gardent l'immobilité, comme la peau se refroidit par vaso-constriction en même temps que la sueur s'écoule, celle-ci paraît fréquemment froide^. Un malade curieux Rul..., homme de [\o ans, qui ne peut rester immobile sur une chaise et que nous avons présenté comme un cas d'akathisie, a le, front couvert de grosses gouttes de sueur si on le force à rester assis plus de quelques minutes.

Les troubles physiologiques les plus visibles et les plus incontestables sont toujours les troubles des mouvements respiratoires. Tous les malades qui ont des angoisses se plaignent de ne pas respirer, d'étouffer ; Lkb... se plaint d'avoir des resserrements à la poitrine, des gênes de la respiration; « il me semble, dit Bt... {à^^, que je m'arrête de respirer ». « Je sentais que j'étouffais, dit sans cesse Fy. .., je sentais que rien ne remuait dans ma poitrine et il me semblait que les autres personnes ne devaient pas respirer non plus ; alors ce devait être la fin du monde, tout le monde mourait étouffé, et comme mes étouffements augmentaient je me suis traînée chez la concierge pour lui demander si elle étouffait aussi ».

Ces troubles respiratoires ne sont pas purement subjectifs ; on peut facilement les constater. MM. Vaschide et Marchand, dans le travail précédemment cité observent que la seule idée de rougir provoque chez leur malade une accélération de la respiration

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