‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 13 sur 380 · I. Névrnsrs et fdécs Jtxes, 1898, II, p. 388, 3go · texte numérisé non relu

I. Névrnsrs et fdécs Jtxes, 1898, II, p. 388, 3go

commence à me laisser aller je ne puis plus m'arrêter. Je suis désolée que mes blessures causent tant de tourments à ma famille, je ferais pour elle le sacrifice pénible d'y renoncer, mais j'ai tant de peine à résister à ce goût de me faire du mal. Il me faut tant de courage pour ne pas recommencer. » Elle fait tous les serments possibles exactement comme un dipsomane, mais il ne fa it pas y croire et il faut bien la surveiller, car dans quelques semaines elle va recommencer à se faire d'abord une petite douleur et, comme l'appétit vient en mangeant, elle ne résistera pas au plaisir de se faire une grande blessure.

Ces impulsions que nous venons de décrire sont différentes en apparence dans leur objet : l'une porte sur le désir de boire, les autres sur le désir de manger, sur le besoin de marcher indéfiniment ou sur un appétit singulier de la souffrance; mais il y a déjà des caractères cliniques communs, l'apparition périodique de ce besoin, son irrésistibilité, la satisf;iction consécutive, les remords du sujet et ses bonnes résolutions inutiles. Il y a certainement une unité psychologique qui se dissimule sous ces phénomènes si divers, et cette unité, comme nous le verrons de plus en plus, dépend du besoin de s'exciter, de se remonter, de se guérir, ce qui rattache ces impulsions aux idées hypocondriaques.

Nous pouvons résumer les diverses obsessions et les diverses impulsions qui viennent d'être énumérées et dont nous avons analysé le contenu par le tableau suivant.

LES lOKES OBSÉDANTES ET IMI'ULSIVES

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