‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 152 sur 380 · Diigas, Revue philosnpkiqre. 1(898,!, 5o · texte numérisé non relu

Diigas, Revue philosnpkiqre. 1(898,!, 5o

2. Bornard-Lcrov, Sur rUhi^iou dite de ih'pîrôoimalisation. Revue philosophique, i8y8, II, p.. i58. ".

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ne sont pas réellement dédoubles et qu'ils ne sont pas morts, et malgré leurs expressions souvent exagérées ils n'ont pas un sentiment positif de multiplicité et de moit. Il serait trop facile de montrer qu'un sentiment positif de ce genre est une conception contradictoire et irréalisable. Ce qu'ils ont en réalité c'est le senment négatif de n'être pas assez un, de n'être pas assez vivant, de n'être pas assez réel. Ils devraient dire et on leur fait dire très facilement dès "qu'on insiste un peu : « Je ne sens pas assez la réalité de ma personne. » C est là ce qu'ils traduisent dans leur langage svmbolique par les mots « je sens que ma personne est morte » sans se rendre compte de l'absurdité de ces termes. Ce sentiment fondamental qui existe sous ce langage est donc le même que nous avons rencontré à propos de l'action, de l'intelligence, et des émotions, un sentiment perpétuel d'incomplétude : c'est lui dont il faudra rechercher l'explication.

LES SY.Ml^TOMES DE RÉTRÉCISSEMENT DU CHAMP DE LA CONSCIENCE 327

DEUXIEME SECTION

LES IIVSLFFISANCES PSYCHOLOGIQUES

Si la plupart de ces sentiments pathologiques sont des phénomènes primitifs et non des idées obsédantes, il faut se demander quelle est leur signification. Correspondent-ils à des troubles dans le fonctionnement mental que nous puissions apprécier autrement que par les sentiments conscients du sujet ? Comme nos procédés d'investigation soit psychologiques, soit physiologiques sont encore rudimentaires, ce problème est très difficile h résoudre et il faut bien souvent nous borner à des indications que nous donne l'observation.

i. — Les symptômes de rétrécissement du champ de la conscience.

Quand on examine ces malades qui se plaignent d'avoir perdu leur personnalité, de ne plus voir les choses comme elles sont, de ne plus pouvoir agir, ni sentir comme autrefois, la première idée qui vient à lesprit, c'est que l'on va facilement constater en eux des suppressions de (onctions psychologiques connues et l'on songe immédiatement aux troubles qui ont été souvent décrits chez les sujets hystériques. Observe-t-on chez les scrupuleux des dispariti(»ns de sensations, de souvenirs, de mouvements comme chez les hystériques ?

C'est la première question que nous avons à résoudre.

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