‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 162 sur 380 · La faiblesse des efforts · texte numérisé non relu

La faiblesse des efforts

Il est bien évident que ces malades auront une grande faiblesse morale, nous avons vu qu'ils abandonnent l'action pour le moindre prétexte. Il me semble qu'ils ont encore une certaine faiblesse physique au moins dans l'effort instantané : j'ai fait beaucoup de mesures dynamométriques, espérant, comme je l'ai dit, trouver la preuve d'une certaine paralysie pendant les états d'angoisse. Comme on l'a vu dans le chapitre précédent, les expériences sur ce point n'ont rien de décisif : mais elles me laissent une autre impression. Je suis étonné de la faiblesse des chiffres que l'on trouve comme moyenne, ainsi Bu..., homme vigoureux de ^2 aas, a comme moyenne de 10 expériences avec la main droite, 3i. Jean, garçon bien musclé de 82 ans, a comme moyenne de la main droite 28,6 et de la main gauche 23. Qes..., une forte jeune femme de 20 ans, moyenne de la main droite, 22,3, de la main gauche 20,7. Claire, moyenne de la main droite 25,5, de la main gauche 16,9. Lise, moyenne de 10 pressions, dans une première expérience de la main droite 25,^/i, de la main gauche, 28,9 dans une seconde expérience moyenne de la main droite 23,4, de la main gauche 21,7. Ces chiffres évidemment ne signifient pas, une paralysie, mais ils sont faibles et indiquent très peu d'efforts.

Les malades cependant se figurent qu'ils font sans cesse des efforts physiques et moraux énormes. Lise a pour le moindre travail un sentiment d'effort, de raidissements des membres comme si elle accomplissaitdes œuvres extraordinaires, il en est de même pour Claire.

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