I. Lulx'Uki, Tliiso, iSqq, p
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était mon opinion à ce sujet', je ne puis pas croire que l'homme ait conscience de la place Je ses diverses circonvolutions et qu'il ressente une douleur à la place de la circonvolution qui fonctionne le moins bien. 11 s'agit là d'une localisation beaucoup moins importante : le' malade sent une douleur vague qui a son point de départ principal dans les méninges et il la localise vaguement à l'endroit du crâne qui est le plus en rapport avec elles et qui a conservé la plus giande sensibilité. J'ai eu l'occasion de refaire sur Ll. .. (226) qui avait un beau crâne chauve, une expérience que j'ai déjà décrite, qui consiste à rechercher centimètre par centimètre la sensibilité de la peau du crâne à la douleur. En emplovant mon algésimètre à ressort, j'ai constaté que le crâne est en général peu sensible, il faut que l'instrument marque de 20 à 3o pour que le malade reconnaisse une piqûre. Or, il y a deux régions assez petites qui tranchent très nettement sur l'ensemble par leur sensibilité ; c'est justement le vertex et le point lambda où Taiguille ne marque plus que 10 ou i5. Ces deux régions sont celles des fontanelles : est-il impossible que l'absence de tissu osseux pendant plusieurs années de l'enfance, le petit mouvement que les fontanelles ont pendant la respiration de l'enfant, la suture longtemps incomplète et la présence du périoste conservent à ces endroits cette sensibilité exagérée. Ce, serait en raison de cette sensibilité que le malade localiserait à ce point une douleur ressentie d'une manière vague.
Bien entendu il faut tenir compte d'une foule de circonstances accessoires qui, en attirant rattention, déterminent la localisation à un point plutôt qu à un autre. E..., garçon de i5 ans (tics et manies mentales), a une cicatrice au sommet du front, à gauche, résultat d'une petite blessure déterminée par une chute dans la première enfance; la figure 22 représente un schéma dont je me suis souvent servi pour noter la place attribuée par les malades à
, 'II' I • • !• 1' 1 •, Fio. 22. — Schéma de la
leurs céphalées, la croix indique 1 endroit localisation de la céphalalgie. de cette petite cicatrice, légère d'ailleurs et
non adhérente à los. Le malade a pris l'habitude de localiser à ce point anormal tous ses maux de tête. La sécheresse des narines,
^'évroses el Idées fixes. II. p. 118, 3ig, 402.
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la oèiie de la respiration, des crampes du muscle frontal ou du muscle occipital et des muscles de la nuque ^déterminent chc/ les autres malades la localisation en avant et en arrière.
A ces douleurs cérébrales il faut joindre les douleurs dans les vertèbres lombaires, la rachialgie. Ce symptôme ne me semblait pas avoir un grand intérêt, mais j'ai été étonné de voir que quelques auteurs lui donnaient une certaine importance pour diagnostiquer la neurasthénie de ce qu'ils appelaient la névrose d'angoisse *.
J'étudierai plus tard cette question de diagnostic, pour le moment je remarque seulement que lu rachialgie est fréquente chez les malades que j'ai observés, quelle que soit la forme de leurs troubles psychastiiéniques. \Yo..., qui a des manies de la recherche et des obsessions sacrilèges ou criminelles la présente comme Dob, Jean, etc., qui ont des angoisses, comme Es... qui a des tics. La rachialgie est peut-être un peu moins fréquente que la céphalalgie, mais elle existe dans un nombre de cas assez considérable pour que l'on ne puisse pas, à mon avis, faire de ce symptôme un caractère distinctif des neurasthéniques sans troubles mentaux.
jNI. de Fleury remarque justement que la rachialgie est souvent en rapport avec des fatigues ou des spasmes des muscles lombaires ; j'en suis convaincu, mais je ne crois pas impossible que dans ce phénomène des troubles circulatoires de la moelle et des modifications de la pression intrarachidiennes ne puissent jouer tin rôle comme dans Ta céphalalgie.