Les modifications des réflexes
A tous les troubles nerveux déjà signalés il faut ajouter quelques modifications des réflexes. Il faut remarquer que ces modifications sont rares et peu nettes ; l'état psvchasthéniijue porte évidemment plus sur les fonctions supérieures du système nerveux et trouble peu les fonctions élémentaires et les rédexes. Cependant chez une dizaine de personnes je remarque que les réflexes des membres inférieurs sont exagérés. Je ne suis pas convaincu qu'il s'agisse uniquement d'une exagération du mouvement quasi volontaire et en rapport avec l'agitation motrice ou les tics. Je crois que l'on observe quelquefois chez les neurasthéniques une véritable exagération des réflexes des membres inférieurs qui semble accompagner l'engourdissement cérébral. Je dois d'ailleurs ajouter que je n'ai observé nettemeiit ni le clonus du pied, ni le phénomène de Babinski, même en examinant des malades qui ont des phobies de la marche, des dérobements des jambes ou des crises de fatigue portant surtout sur les membres inférieurs. C'est là une remarque importante, très utile pour le diagnostic souvent très difficile de ces symptômes qui simulent quelquefois des maladies de la moelle épinière.
J'insiste surtout sur une dilatation remarquable des pupilles que l'on constate chez Claire, chez Qes..., et chez plusieurs autres; il h'v a pas suppression complète mais véritablement paresse et diminution du réflexe lumineux. Cette dilatation diminue quand les malades sont un peu mieux et peut servir d'indice pour suivre leur amélioration.
Les troubles des fonctions de la nutrition sont beaucoup plu's nets, plus indépendants de l'état mental des malades. L'aspect généial de ceux-ci est presque toujours mauvais : ils sont maigres, ont un mauvais teint et changent de mine et d'aspect d'une 'açon très rapide et très fréquente, Jean ou Gisèle prennent tout dun coup des aspects extrêmement misérables et on les croirait sous le coup d'une grave maladie.
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