‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 235 sur 380 · La tension psychologique · texte numérisé non relu

La tension psychologique

Les phénomènes semblent se disposer dans cet ordre au point de vue de leur facilité 'croissante, si on examine l'ordre dans lequel ils se perdent chez nos malades. Ce n'est là qu'une constatation assez empirique. Peut-on chercher à se rendre compte des raisons qui déterminent cet ordre? Qu'est-ce qui fait la difficulté particulière de la fonction du réel, du sentiment du réel? Qu'estce qui justifie la place de l'action mise au premier rang, ce « primat de la volonté », comme disait Schopenhauer*.

Une première réponse très élémentaire peut être facilement écartée grâce à l'examen de nos malades. Les phénomènes psychologiques qui donnent le sentiment du réel seraient simplement des phénomènes forts, ceux qui donnent le sentiment du passé ou de l'imaginaire seraient des phénomènes faibles. Il y a peut être dans cette réponse une part de vérité qu'il faudra dégager, mais

I. Cf. Th. Ribot, La philosophie de Schopenhauer, i885, p. 67 (Paris, F. Alcan).

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