‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 243 sur 380 · Legrand du Saulle, Agoraphobie, p · texte numérisé non relu

Legrand du Saulle, Agoraphobie, p

LES GRISES DE PSYGHOLEPSIE ET LES ACCÈS ÉPJLEPTIQUES oI3

l'épilepsie. Dans le même passage, pour montrer l'intérêt qu'il prend à la question, Legrand du Saulle cite une observation d'un cpileptique agoraphobe. Cependant, en général, il est exact que cette relation a été le plus souvent complètement niée par les observateurs, qui sont beaucoup plus frappés des grandes différences apparentes que des ressemblances.

C'est ce qui est très net dans cette discussion de M. Mickle dont MM. Pitres et Régis adoptent complètement les conclusions. « L'émergence soudaine du fin fond de la conscience des éléments de l'obsession, peut rappeler l'attaque d'épilepsie, cependant ce n'est pas là de l'épilepsie vraie; ce n'est pas non plus de l'épilepsie larvée... ces états d'obtusion secondaire, de tourbillon mental diffèrent absolument de l'absence primaire, du voile momentané, de l'imperception des états nuageux de l'épilepsie ; des obsessions chez les épileptiques n'existent jamais au moment précis où l'esprit est sous le coup d'une attaque... En résumé, dans l'obsession, il y a conservation entière ou presque entière de la conscience , d'ordinaire parfaite,-souvenir de l'attaque, anxiété et angoisse concomitante, inquiétude du malade sur son état mental, dégoût de la vie, fréquemment stigmates physiques de neurasthénie cérébrale. Dans l'épilepsie, il y a explosion soudaine de l'attaque, inconscience, état de trouble ou grande obscurité mentale pendant l'explosion, perte plus ou moins complète du souvenir de l'attaque, souvent ressemblance absolue des détails entre plusieurs attaques consécutives... » MM. Pitres et Régis insistent en plus sur la lutte mentale qui caractérise l'obsession au lieu de la soudaineté irrésistible de l'épilepsie, ils opposent comme exemple la dromomanie de l'obsédé à l'automatisme ambulatoire de l'épileptique ^

Sans contester Pintérèt de ces remarques, je crois que nos études précédentes nous permettent de ne pas les considérer comme absolument définitives. C^s auteurs insistent beaucoup sur cette observation que l'obtus: on est secondaire chez l'obsédé, qu'elle est consécutive à l'obsession elle-même ; mais c'est un point qui me paraît très contestable. Il y a chez les psychasthéniques tout un ensemble d'insuffisances psychologiques qui sont quelquefois très graves et qui loin de dépendre de l'obsession en sont au contraire le point de départ. Il est faux de dire que les sentiments de dépersonjialisation, d'automatisme, de voile,

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